les nocturnes de la BU Angers | 01, noms propres

la bibliothèque universitaire d’Angers ouvre 6 jours sur 7 jusqu’à 22h30, le jeudi soir, on installe atelier d’écriture avec numérique, toutes disciplines, et c’est ouvert en ligne en temps réel


BU Angers, 19h28, début dans 2 minutes...

Faire écrire dans les facs, ça oui, longtemps que je le fais, et expériences en cours, vrais enjeux. Mais écrire dans la bibliothèque universitaire, qui rassemble étudiants de toutes disciplines, les accueille hors cours et sans enjeux, mais pour décaler l’outil commun, l’outil premier, le langage ?

Première fois donc que j’interviens dans une bibliothèque universitaire. Et pas n’importe laquelle, puisque toute neuve, et qu’une des très rares en France à oser ouvrir le soir jusqu’à 22h30 (grâce à la présence de moniteurs étudiants) : grand cohérence d’ensemble donc – et nos séances s’installent délibérément en nocturne... Et pourquoi pas mêler étudiants, enseignants, personnels...

Nos séances seront systématiquement accompagnées d’expérience web, aux manettes de Tiers Livre moi-même et Daniel Bourrion. Merci à Olivier Tacheau et à l’équipe de la BU.

Ci-dessous ma première séance, telle que je vais la présenter. Les commentaires sont bien sûr ouverts pour vos propres contributions.

FB

Repensez aux livres qui comptent : on sait y associer les noms de lieux cités par le récit. Souvent, ces toponymes structurent même l’entreprise même du récit (Madame Bovary et Yonville-l’abbaye). De même, l’ensemble des noms de personnes que chacun pourrait décliner comme ayant été son bottin personnel – qui ne saurait faire la liste de ses médecins, de ses instituteurs, des amis de ses parents et ainsi de suite ?

Ce lien des toponymes et de la fiction, on peut le faire entrer dans le livre : les étymologies vraies ou fictives de Balbec, les digressions du curé et de Brichot, sont un rouage des plus centraux de la Recherche – et encore plus quand Proust, sur le tard, emmène Combray de l’Eure à la Champagne pour le lier à la guerre 14-18 qui s’achève.

Donc double enjeu en profondeur, pour l’identité sociale, et pour l’identité géographique. Évidemment, deux points sismiques, où les récentes mutations urbaines ont volatilisé les règles. Là où le nom propre, de personne ou de lieu, contribuait à ancrer le rapport au monde du récit, l’appui n’existe plus : le bassin des noms de personne réduit statistiquement, on tente d’enrayer en légiférant, les noms de lieux s’effacent dans l’étalement urbain, lotissements à noms d’oiseaux, capitales d’Europe ou écrivains célèbres, puis litanie des hommes politiques, Jean-Jaurès, René Coty, Charles de Gaulle... Le nom même des villes n’a plus statut d’identité, les fonctions les plus emblématiques d’ailleurs passées aux communautés d’agglomération. « Tours Plus » n’est pas une ville, mais avale la spécificité des communes de l’hyper-ville (y compris la Ville-aux-Dames où tous les noms de rue sont au féminin).

Noter que, des noms propres qui font notre autobiographie, les lieux publics (écoles, stades, centres culturels et ainsi de suite) puisent aussi dans ces mêmes bassins à répétition, parfois avec valeur uniquement locale.
Peu importe la sociologie et la linguistique : ce qui nous intéresse, nous, c’est la façon dont le récit s’en servait pour le territoire, le temps, l’identité.
Un appui a disparu, faisons en sorte d’amener à cet endroit la langue, et de lui faire en reconquérir les fonctions, malgré le déficit des noms.

C’est ce que fait magistralement Valère Novarina dans Vous qui habitez le temps, où chaque acteur à tour de rôle viendra au premier plan décliner son autobiographie, chacune étant basée sur un principe de langue énonçable et performatif.

Ainsi L’Homme de U, ainsi Le chercheur de Falbala, ainsi L’Homme aux As :

A Villenoise, je vivais ma vie petite de n’importe qui, je vivais, je vécus n’importe quoi parmi moi : polypier aux Stigmates, muteur de tombe à Grosse-la-Neuve, répéteur aux Nadirs, échangeur aux Grés, mangeur d’action à la Croix-de-Vache, champion d’aise aux Jointeaux, cadavrier à La Vergue, parleur aux Corps-Creux, : j’ai beaucoup vécu, j’ai pas été déçu...

Mais parfois seulement dans l’énumération

Ponçon, Ivraie, Ifaux, Verdy-le-Grand, Verdit-Petit, Nussy-Villages, Monceau-Ponteau, Lubien-Serrien, Rives-du-Trou-Vrai : j’ai tout fait, j’ai fait tout, j’‘arrivais à rien, partout j’allais nulle part : cancre à Globeval, méritoire aux Itrans, déformiste à Jardigny, auscultier à Blangien, perdeur à Vieux-Villy tangible aux Hauts-de-Lucey, réformiste aux Bas-de-Civry, ructeur au Gros-Verpeau, laxiste à Clair-Vigant, poncier à Loi...

Mais, en remontant à l’incipit de l’autobiographie de L’homme aux As :

J’ai eu lieu un huit premier septembre à Méville-sur-Négatte [...] mon père fut enterré dès sa naissance, quartier 3B à Morgy-Ouest dans les Sud-Vastes, face au croisement boulevard qui cloche. Tombé à Montluçon, il s’était très tôt précipité de quitter Annonay pour la suite : tous ses changements vécus en vain, les annonistes l’appelaient « Mussipontain » à Bar-le-Dux, « Bar-le-Ducien à Pontalousse, les Marseillaient le quolibaient « faux objet vrai » et les Nîmois « Lillois de Lyon »...

Donc une véritable possibilité autobiographique.

Consigne claire : ce n’est pas l’autobiographie qui est le but, mais le traitement des noms. Donc accumuler, chercher vrai de vrai de quels noms propres nous sommes lestés, les reconquérir par analogie, proximité géographique ou temporelle. Quand on les écrit, à quoi les associons-nous ? Quelle image, quelle fonction, quelle bribe de visuel ou de vécu ?

Alors, en poussant l’exercice, en le radicalisant dans le détail, l’image va peut-être contaminer le nom, ou la liste de nom, la déformer, la grossir, et réciproquement la suite des noms va distordre ou configurer l’image visuelle ou vécue.

Exercice qui a ses fondations loin dans la langue (la guerre Picrocholine dans Gargantua), jusqu’à des textes contemporains de haute référence (Anachronisme de christophe Tarkos).

Et petit cadeau pour la fin, Valère Novarina lisant, vidéo prise aux fabuleuses archives de Jean-Paul Hirsch, un des piliers de l’équipe POL – il s’agit d’un hommage à l’acteur Daniel Znyk...


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 14 octobre 2010
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Messages

  • De Saint Dominique à la Rivière des Amoureux, chez nous, dégringoler l’avenue Casse-pieds dite Médicis, pente caillouteuse, sans goudron, emportées – j’ai été adulte enfin rue de Sévigné, et par la rue François Miron et la rue Saint Louis en l’Ile je gagnais la rue de l’Ecole de Médecine pour m’escrimer sur une machine, et la rue Monsieur le Prince pour manger une crêpe dans le jardin – plus tard le jardin de la Roquette et la rue du Chemin Vert pour, à travers le Marais, rejoindre la rue de Richelieu quand j’en avais le temps – aujourd’hui cheminer rue de la Bonneterie, du Vieux Sextier, Peytramarle, des Infirmières, Peyrolerie, Sainte-Catherine, de la Banasterie, place des Corps Saints, place des Carmes, ou rue de la Peite Fustrerie, rue de la petite Calade qui porte durement son nom et rivalise avec la rue des Teinturiers, rue Pourquery de Boisserie, rue Bancasse, rue des Lices en suivant la courbe, détour par la rue des Etudes, suivre la rue Philonarde vers la rue Carreterie, et, pleine de courage, faire le tour des remparts jusqu’au pont, à la porte de l’Oule, à la rue du Limas, user le temps quand j’ai la force.

  • Rue principale mais forcément puisque la seule enfin on peut faire abstraction des quoi ruelles impasses quasi chemins qui parcouraient le bourg à croire quand même qu’il (le village) voulait presque se quoi hausser du col se faire ville il pouvait bien tenter de nous leurrer avec sa rue encore une fois toute principale de fait unique on ne nous la faisait quand même pas ;

    Rue de la gare et là non plus jamais vu une seule gare pas un seul train ça aurait été chouette pourtant d’aller là-bas au bout du quai au bout de ladite rue pour attraper le premier train le premier loin mais non vraiment pas une gare - un chef de gare peut-être en allant vite en regardant dessus la haie en prenant ce vieux-là avec sa casquette avachie pour le mec au sifflet ;

    Rue de T* et là juste le souvenir qu’elle tombait pile face autoroute tu parles du noeud bitume que c’était toute la journée voitures partout camions aussi ça vibrait tout et nous aussi mais tiens de l’autre coté elle allait où cette route de T* peut-être nulle part oh mince jamais poussé jusque là-bas si ça se trouve au bout il n’y avait rien ;
    Rue O* et c’était sous les toits alors jamais rien vu d’autre que les nuages et sales et gris dans cette ville on aurait dit que tous les soldats tombés autour passaient leur temps à se gémir ;

    Rue je ne sais même plus tiens c’est bizarre j’ai oublié mais je sais bien que c’était belle maison bourgeoise et puis qu’en face cachée là-haut c’était cette bâtisse jamais vue mais heureusement - dans celle-là celle d’en haut celle d’en face il y avait eu meurtres et de sang le père soudain quoi énervé et chirurgien ça a aidé avait passé toute sa famille sous son scalpel et lui après cinq égorgés ça faisait quand même mauvais genre je ne sais pourquoi en fait si de temps en temps je dormais mal à croire aussi que les enfants traînaient encore dans le quartier entre les murs les gosses même morts ça ne rêve pas.

    • Connaissez-vous l’hommage de Jean-Luc Godard à Eric Rohmer. Il est ici : http://www.youtube.com/watch?v=gpGhp23kpkM

      Le prétexte que vous propose François est tellement puissant qu’ensuite, il n’est plus nécessaire (me semble-t-il) de se préoccuper de littérature.

      Soyez exacts (complets et précis) dans vos relevés des lieux -

      Sans vous demander du tout ce qui est "littérature" ou ce qui ne l’est pas - quelle écriture mérite de tag et quelle autre pas.

      On fait de la mauvaise littérature quand on cherche à coller à une idée qu’on se fait de la littérature.

      Ne cherchez pas. Relevez.

      À part quoi j’aimerais bien être avec vous & François.

      Vous avez de la veine.

      Amitiés,

    • que c’est triste quand l’expéditeur d’un tel message oublie de remplir la petite case avec petit signe repère, prénom, pseudo, tout ce que vous voulez mais signez !

    • Mais voyons, ce n’est que

      Christian Jacomino dit cjacomino
      site http://voixhaute.com

      email : cjacomino@gmail.com

    • Rue de Verdun, 12, la première rue, en fer à cheval, C à l’envers collé à l’Usine Bracq. Fonderie mécanique. L’Usine le dimanche, derrière, à l’air libre, des tas, métal, pyramides, petites montagnes d’outils immobiles, machines à coudre à mordorures sur fond noir, SINGER doré, sommiers et crics, roues et radiateurs et manivelles géantes, les fers à repasser, seulement la semelle sertie au manche de fer, ils sont nombreux, beaucoup de ménagères à torchon les tenaient, rapatriés à l’Usine, prêts à fondre lundi dans l’Usine où le père travaille. Derrière, chemin de cailloux je cours vers lui, m’ouvre le genou, attaque les camions qui passent déverser le métal, mon fusil en branche les vise, rue de Verdun. Vimy pas loin à vol d’oiseau, les tranchées conservées et les portions sous les arbres à ne pas traverser, non déminées, panneaux DANGER. Y habiter scandalisée par les joggeurs et les enfants qui jouent à la guerre sur la poussière des cadavres, sur les vies mortes dans les tranchées de Vimy. Y habiter émue par les joggeurs et les enfants qui jouent la vie rejouent sur de la poussière d’hommes, le temps passe dans les bois de Vimy. Les chandelles blanches, deux, du mémorial qu’on voit de loin, mémorial canadien, arbres canadiens, le grand Québec un bout de lui, une île déplacée ici. Wancourt, le champ de blé qui brûle, des particules noires volent à hauteur de tête, peur que tout flambe. Béthune, place carrée et Beuvry l’hôpital, peur que tout flambe même quand tout s’est éteint, que ça fonde, Fonderie mécanique, partir, traverser la Champagne, horreur de Sommesous, manger un sandwich sur le parking, Luxeuil. Rester autour des pierres roses et épaisses, ligne bleue des Vosges que je ne vois pas ou rarement, préfère les buses, l’espoir de revoir la chouette au ventre blanc, chouette effraie, effraie, tu vois comme la peur colle.

    • merci Christian, du passage et du message !

    • Oui, dommage et frustration ! En tout cas, il y a de la réaction !

  • merci pour ces 2 premières interventions, pleine justesse et cible de l’exercice, ici aussi ça explore tous les sens dans le fond des mots

  • D’abord. Marsannay...la côte sans la voir, d’or mais pourquoi ? Route des grands crus pas encore à cet endroit. Au 4. A 4. Puis Jeannot le grand, chez mémé, celui qu’on sort tout le temps pour dire qu’il n’appartient pas, qu’à la gauche bien, au bord du boulevard, 161, de l’avenue seul, à deux, à trois, bête à poil. Trop courts mois dans la ville qui n’existe pas. Lexington 38ème, Carmine Street plus au sud tentation d’y rester mais retour TWA. Hop. Du Thiers 117 au Roby 14, de Lyon à Limoges pour finir rue des frères pas peu fiers, en ballon, pas du rond pour les cons, montgolfière. Enfin là, sur la bute. Le regret des dimanches tous dehors dans la rue, de la Paix, alors, pas encore du docteur fondateur Muséum, à Angers. Renou. On s’en fout. Maison Royer, c’est là qu’on dit qu’on est pour dire à ceux qui ne savent pas d’où on est, pas de là en tout cas, qu’on est là. Depuis trop, là, au 23.

    Voir en ligne : 4, 161, 117, 14, 23

  • C’est d’abord le Tampon, Léon Dierx. Roland Garros viendra plus tard, bien après Jules Ferry, le temps d’une étape de l’autre côté de la ravine, qui à Trois Mares, qui à Terrain Fleury.

    Mouvements pendulaires de haut en bas, de bas en haut, des 600 à St Pierre, et plus tard aux gros grains de Boucan ou si noirs d’Etang Salé, du battant des lames au sommet des montagnes, comme disait la Lavaud.

    Puis il fallut partir, nuée d’oiseaux pendus au ventre des Boeings, ici, là, au delà, toujours loin puisqu’ailleurs.

  • Ai eu naissance dans une avenue de Boulogne-Billancourt dont le nom s’est perdu, lait maternel à distribuer aux nés de sept mois, moi qui l’étais de neuf, en eus aussi mais de ma maternelle génétique qui avait cousine germaine à Boines, tante à Châtel-Censoir ostensoir et autre tante enterrée à Bagneux

    Mon père courut à la mairie parisienne, face au square, annoncer la chose dont il parla jusqu’à Boulogne-sur-mer, Lille, Calais, Hardelot et Pléchâtel, sans deviner que c’est à Châtenay-Malabry qu’il poserait définitivement ses valises et qu’il serait mis en boîte puis en terre à Maisons-Alfort, lui qui les avait trimballées habitées de petit-gris, de kolinski de la vallée de l’Amour et de soie de porc résolument pure, de Nantes à St Brieuc, de Saulzet-le-Froid à Knokke-le-Zoute et de Préfailles et Equihen à Saint Brévin-les-Pins, de Collioure à Narbonne, de Hanovre à Brème et Hambourg

    Sortie de Billancourt, fus nourrisson à Paris, avenue Felix-Faure, pas Déroulède qui tourna fou à la porte d’un train dit-on, pas avenue Emile-Zola où l’inondation s’installa disait une grand-mère travaillant chez Burgunder

    Fus petite fille en socquette à Vatan, mordue par un rat à Eygurande, tombée d’une balançoire à Condette, plus grande peut-être tirant sur les pieds d’un veau au sortir de sa mère à La Ferrière, avec une épuisette à crevette au Portel, saignant un poulet à St Aubin de Cadelech, sur le pont du chemin de fer à Bruay-en-Artois, receveuse de boue au bois de Saint Cucufa, dormeuse de jour dans un hôtel à Sotteville-les-Rouen, habilleuse renfort à L’Aigle, récitante de La Fontaine à Saint-Vaast-la-Hougue, respireuse d’ajoncs à Beaumont-Hague, écrivante à une cousine germaine à Saint-Quay-Portrieux (elle allait bien elle espérait que j’allais bien il faisait beau à ), découvreuse de Brie et Beauce vers Pithiviers et Beaune-la-Rolande, combatteuse avec la chèvre de Monsieur Seguin, devinante que bientôt fumerait plus à force de trop fumer à Perros-Guirrec, marcheuse à couteaux lagopèdes dans la Vanoise, qui au lac d’Eyguzon, quoi à Argilesse, cinéphage à Ville-d’Avray un dimanche, chanteuse des filles de Camaret dans un car à Belle-Ile-en Mer accompagnée de l’oncle de Rennes à la Panhard, trop buveuse de vin blanc à Vienne, mangeuse de beurre cru fermier à Quiberon, folle hurlante entre Vinh-Long et Tonlé-Sap, sur la place au soleil à Noyers, dans la garrigue d’amour juste après Ménerbes, avec les biches à Valençay, mangeant de l’anguille juste pêchée à Florent-le-Vieil, ébarbeuse de maïs à Eymet, mangeuse de mauvais poulet en gelée le lendemain malade à Dompierre, à Creuse avec l’apprenti vétérinaire, donneuse de télégramme je t’aime je t’aime je t’aime à Besançon Doubs, découvreuse de kératite à Lons-le-Saulnier, violette et pain d’épice aux Baux

    Montparnassemonde, BlogVille, SiteLang, Webmonde, Vertlepassé, Bar-le-Flux, Morfly-sur-Orge, Roussi-en-France, Merdecluse, Mont-de-Vastes, Vaux-en-Destours, Beaupied-sur-Roche, Vernis-Croche, Marbreuil, Souci-en- Arranche, Sillancort, Trufomelles, Gibonredor, Craquebuse, Vallencray, Villeboigeuse, Bondor, Sorvères, Toilenrède, Riardeau, Foumantère, Chassenret, Calembrodin

    Passeuse Ici ou Là

  • Impasse Pasteur où tout commence pour le meilleur, le Parc Montjoly, polas et un tricycle rouge en vagues souvenirs.

    Petite fauvette allée des Fauvettes voit arriver le pire, part se réfugier quelques parallèles plus bas près des Rossignols et des Mésanges. Une église, Saint Vincent de Paul, pas d’anges, mais une évidence, fuir cet homme équivoque comme le diable...enfin, c’est comme ça que je l’aie compris.

    Alors on s’essaie, encore une impasse, Varézale, puis une cage, rue des Planchettes, on cherche l’air sur un col trop étroit au pied du Chemin des Muletiers, IL me conte fleurettes et je dévale impasse de la Closerie.

    Une lueur, boulevard Lafayette, mais ce n’est qu’un placard.

    Encore.

    Je cherche, rue Carnot, boulevard Gergovia, rue de la Charme, je sue rue Maréchal Foch, rue Ballainvilliers, j’espère au Jardin Lecoq, je crois trouver rue Sous-Les-Augustins. Et comme si c’était sans fin, de nouveau des parallèles, certes sans noms d’oiseaux ni impasses, mais une rue alors que j’espère un chemin.

    Cherche encore le bon nom.

  • Noms propres, noms fondateurs
    Pour la partie bio, on commencera avec Juvisy sur Orge. Banlieue tranquille de Paris, pavillons en meuillière et jardins, avec la Seine pour horizon et un coteau boisé sur lequel trône l’observatoire de Camille Flammarion. Clinique des Berçeaux, école Jean Jaurés, collège Buisson, lycée Pagnol. Pour le berceau de la famille, on regardera autour d’Etampes, la plaine, pas tout à fait la Beauce mais ça y ressemble. Et une ferme en particulier, vue qu’une fois en fait, une ferme à Saint-Sulpice de Favières. Une ferme qui est dans mon souvenir comme un château : de hauts murs, une cour, une maison avec une grande porte vitrée dans un coin. Et puis les souvenirs de ma maman et de ses soeurs qui ont déposé dans ma mémoire plein de détails de leur vie là bas dans cette ferme ....
    Vacances en alternance entre la mer, à La Tranche sur Mer et la montagne avec notamment La Clusaz.
    Rien que de très banal ...
    Est-ce l’influence de Camille Flammarion ? on pourrait ajouter Mars, Vénus, la Grande Ourse, Orion et quelques amas de galaxies.
    Pour la partie fondation littéraire, on commencera avec Le château de ma mère et toute la série, dévorée en un été... il faisait chaud et le ciel bleu par le vasistas ressemblait à celui du récit ...
    On ajoutera Le lion de Kessel et Les Cavaliers.
    Mais aussi l’Inde, je ne sais plus par quel intermédiaire, mais ce pays m’a fasciné dans mon adolescence ... il a été même le support d’une rédaction pour l’épreuve de français du brevet ! Des lectures diverses m’y font retourner de temps en temps...
    Grands espaces en tout cas car Jim Harrisson est l’un de mes auteurs favoris. On ajoutera le nom de Paul Auster, pour son New York, mystérieux, rêvé et personnel...
    Et puis aussi l’Antiquité, Grèce et Rome, Titus et Thétis ....
    Voilà mon univers !
    Thetis

    Voir en ligne : http://andromede49.canalblog.com/