Lovecraft, le carnet de 1933, 4/4 | 7 + 3 histoires comprimées

petit test pour lovecraftiens fidèles


• dans les tous prochains jours sur Tiers Livre Editeur, le carnet de 1933... ici un mini dossier sur comment et pourquoi ce livre, ou de la chance qui m’a été donnée d’un inédit de Lovecraft...

Voici 7 histoires. Si vous savez de qui elles émanent, j’ai mis les commentaires dessous. Elles sont de 4 auteurs différents. Et si vous ne savez pas de quels auteurs elles proviennent, sauriez-vous de quel recoin de l’oeuvre de Lovecraft ça surgit ?

Il y a quand même du bonheur à arpenter ces souterrains-là.

FB

 

La chambre sombre


Un homme conçoit l’idée de recapturer tous les moments de sa vie – croyant que tout de la mémoire s’enregistre, y compris la mémoire héréditaire, et se grave indissolublement dans le cerveau. Il accumule des notes exhaustives sur son propre passé – établit des dossiers de données (files of data), et rémunère des chercheurs pour retrouver des objets et rétablir des faits, prendre des photographies des lieux reliés aux événements de sa vie. Utilise les parfums, les drogues, la musique pour ouvrir les canaux obscurément enfouis de sa mémoire et redonner vie aux heures enfouies. Mais le plus gros des étincelles du passé surgit par le rêve. Puis progressivement les éléments de la mémoire héréditaire prennent le dessus. Il rêve de ses jours aux temps pré)humains, reptile à l’âge carbonifère. Son chien désormais a peur de lui, et une odeur animale et primitive s’accroche à lui. Il semble vide et abstrait, comme absent. Il convoque les drogues et la musique pour limiter l’influence de ces résurgences choquantes de la mémoire héréditaire. Il semble accaparé par un plan unique et grandiose, d’atteindre aux secrets profondément enfouis et ultimes de l’origine infinie. Puis il devient ce pré-humain, va habillé de chiffons crasseux, puis finalement nu. Part dans les bois – son grand chien s’y étant déjà enfui de terreur, et s’établit dans une ruine du voisinage. Hurle sous les fenêtres la nuit. On le retrouve dans un fourré, empestant d’une indescriptible puanteur, et mutilé à mort. Près de lui son grand chien, mort aussi, mutilé aussi. Ils se sont tués l’un l’autre. L’histoire comporte aussi des éléments sur la sinistre maison de l’homme. Atmosphère très puissante.

La clé : Lovecraft donc résume ici et comprime une nouvelle classique de Leonard Cline, The dark chamber, qui eut son succès puisqu’elle est toujours éditée aujourd’hui. Mais qu’on compare ce qu’il en établit comme schéma ci-dessus, et ce qu’on y retrouve (rôle des odeurs, matérialité de la mémoire, rôle du pré-humain) d’éléments appartenant à son propre univers, au résumé de la même histoire sur le Wikipedia américain, pourtant sans aucune mesure avec son avatar Fr : The dark Chamber, US Wikipedia. Noter qu’on y mentionne l’admiration de Lovecraft. Et bien sûr possible de remonter vers l’auteur, qui décède en 1929, donc entre la rédaction de Supernatural horror in literature, et le carnet de 1933 que je suis ici : Leonard Cline est lui aussi dans le domaine public, avis aux amateurs...

 

Cœurs perdus


Un vieil homme étudie en profondeur de vieux rites des derniers païens — il a une collection d’étranges objets du paganisme et un petit temple dans sa résidence de campagne. Deux fois, il a « charitablement » recueilli des orphelins sans parentèle, mais ils semblent avoir disparu. Adopte un petit garçon de ses cousins. L’enfant rêve qu’il aperçoit un visage dans une ancienne baignoire de zinc de l’autre côté de la porte condamnée d’une salle de bain hors d’usage. Retrouve plus tard sa chemise de nuit déchirée à l’emplacement du coeur. Le maître d’hôtel, lui, s’imagine entendre des voix dans la cave, où on garde le vin. Arrivent l’équinoxe de printemps et la pleine lune. Moment décisif dans la tradition magique. Le vieil homme demande à l’enfant de venir le retrouver pour un motif important avant minuit, disant que personne d’autre dans la maison ne doit le savoir. L’enfant aperçoit d’étrange préparatifs, d’ordre magique. À 10 heures du soir, au clair de lune, il aperçoit par la fenêtre les visages d’un garçon et d’une fille. Plus tard la silhouette du garçon dans la baignoire. Une dernière l’effraie encore plus. La main de la petite fille sur son cœur. Le garçon a une blessure béante là où aurait dû être le cœur.

 

L’eau-forte.


Un conservateur de musée obtient d’un marchand une gravure à l’eau-forte en provenance d’un vieux manoir, et découvre qu’elle n’est pas la même selon le moment où on la voit. Une silhouette encapuchonnée traverse la pelouse devant la maison. Plus tard elle n’y est plus, mais une fenêtre est ouverte. Encore plus tard, on découvre une sorte de squelette aux habits en lambeaux emportant un enfant. Plus rien ensuite. Il parvient à identifier le manoir d’après une vieille inscription mi-effacée, et trouve que le dernier hériter a disparu en 1802. Le père était un graveur amateur mais plutôt doué. Retrouvé mort le troisième anniversaire de la disparition de son fils — juste après avoir terminé cette gravure. Il avait la réputation d’être dur avec les braconniers, et était très fier d’en avoir pendu un qui avait tué un garde-chasse. On murmurait qu’un ami du braconnier pendu avait enlevé l’enfant. La gravure ne changea plus jamais — son secret avait été déchiffré.

 

L’araignée


Une chambre d’hôtel dans laquelle on a trouvé plusieurs fois des gens pendus à la fenêtre – des araignées retrouvées près du corps à chaque fois. Un jeune étudiant décide d’y loger pour mener l’enquête. Il est fasciné par la vue de la fenêtre, l’apparition d’une jeune femme, dans la maison de l’autre côté de la rue, faisant tourner un rouet antique. Perd tout intérêt à autre chose – mais remarque sur la fenêtre une araignée femelle dévorant un mâle. Quelle scène fantasque, avec la voisine à la fenêtre d’en face, comme si elles en copiaient les mouvements. Les gestes sont quasi simultanés, comme télépathiques. Ce jeu devient progressivement une obsession – l’étudiant est psychologiquement condamné à le poursuivre. Cela se transforme en peur. La vision de ces pendus, et maintenant lui-même parmi eux. Pense que ce personnage de l’autre côté de la rue dicte réellement tous les mouvements du jeu. Hypnotisé par le spectacle des gestes de la voisine, coupe le câble du téléphone qui le reliait au commissariat du quartier. Alors, quand elle fait elle-même le geste de se pendre elle-même à sa fenêtre – il fait pareil, laissant inachevé son journal d’observation. Tout à la fin, il ressent un étrange enlèvement, une révélation effrayante. Trouvé pendu par la police. La peur déformant ses traits. Mordu, et entre ses lèvres une araignée gigantesque dont les taches bizarres ressemblent à la robe de la femme décrite dans les carnets de la victime. La police étudie ses notes, et fouille la maison d’en face. L’appartement auquel appartient la fenêtre est abandonné depuis des mois.

 

Le bus fantôme


La fiancée d’un jeune homme est tuée dans un accident d’autobus. Lui avait déclaré qu’elle reviendrait jusqu’à lui si elle était la première à mourir. Un an plus tard, il remarque un étrange et sinistre autobus qui passe juste avant celui qu’il prend habituellement pour aller au bureau. En rêve. Une étrange et persistante odeur quand il monte, et des passagers qui semblent dormir. Sa fiancée est parmi eux, et soudain elle hurle. Même si le bus ferraille comme pas possible, il semble glisser avec douceur. Se réveille en terreur. Le rêve revient — au début, la scène n’allait pas si loin. Il essaye d’embarquer dans le bus pour de vrai, mais toujours se rendort. La fois où il tente de ne pas s’endormir, le bus n’apparaît pas. Un nouveau rêve — l’action se répète et cette fois va pls loin. S’écrase contre un camion — il aperçoit enfin vraiment le visage du chauffeur : il en manque une moitié... On retrouve le corps du jeune atrocement mutilé dans son lit. Il a crié toute la nuit. On retrouve sur la route le lendemain matin un vieil autobus — mais pas en service — tout tordu et brisé. Personne ne peut expliquer comment il est arrivé là. Des indices de morts — mais aucun corps.

 

De l’autre côté de la porte


Un scientifique repousse une jeune femme qui l’aime. Elle se suicide. Il craint qu’on l’accuse de meurtre et enterre le corps dans un vieux puits de sa cave. Des choses se produisent. Il sent des courants d’air chez lui. Des bruits de raclements. Des choses l’attrapent par les chevilles. De pâles doigts sur le plancher. Quelque chose l’attire insensiblement vers le puits. Il s’imagine que quelqu’un est assis sur la trappe qui le ferme. L’ouvre finalement alors qu’il est seul à la maison — mais la trappe de pierre se détache, tombe sur lui et le paralyse. Il meurt. L’horreur révélée dans son journal. La police retrouve le corps de sa victime dans son puits.

 

Vue depuis une colline


Un vieil horloger retrouve des secrets occultes. Exhume les ossements de cadavres sur la colline des Pendus, et fabrique des masques et un appareil à lentilles optiques capables de révéler des objets disparus. Fait bouillir les ossements et remplit l’appareil avec la solution. Devient célèbre pour les antiquités qu’il met à jour dans le pays. S’est fait pour les voir un masque taillé dans le front d’un des vieux crânes. Une nuit, finalement, il est emporté par les fantômes invisibles de ceux dont il a violé les sépultures. On le voit se battre avec des choses invisibles — comme si elles l’entraînaient au soin — et on retrouve plus tard son corps les vertèbres brisées, parmi les vieilles tombes de la colline des Pendus. L’histoire commence plus tard, lorsque d’autres vont se servir de cet instrument optique infernal. Il leur révèle les tours disparues d’églises en ruines, un gibet dans une clairière de la colline maintenant recouverte par la forêt, et tout semble surgi du passé. L’appareil se désintègre quand apporté dans l’église — révélant le pacte infernal. Quand il éclate, une liqueur à l’odeur nauséabonde découverte entre les lentilles. Infâme.

 

Numéro 13


Une très vieille auberge à Viborg, dans le Jutland. Une des rares maisons à avoir survécu à l’incendie de 1726. Il n’y a pas de chambre 13 – comme souvent au Danemark, pour respecter la vieille superstition. Le client de la chambre 12 descend, et faisant demi-tour pour prendre son manteau remarque une porte avec le n° 13 – l’ouvre par erreur et entend quelqu’un à l’intérieur. Quand il s’endort, il perçoit un vague changement des proportions de sa chambre – mais l’attribue à son imagination. Lui c’est un historien faisant des recherches sur les anciennes églises du Danemark. Le jour suivant, continuant ses recherches, il apprend qu’un des locataires d’une maison appartenant au dernier évêque catholique de Viborg a été accusé de magie noire. On ne sait pas exactement l’emplacement de la maison – des érudits de l’époque avaient tenté en vain de la placer sur la carte. Le soir, il voit à nouveau la porte de la chambre 13, entend des bruits de pas et les éclats de voix d’une vive discussion à l’intérieur. Sa propre chambre semble bizarrement plus petite – et quand il essaye de trouver son portemanteau sur la cloison contiguë à la chambre, il n’y a rien. Les fenêtres font face à un mur aveugle de l’autre côté de la rue, sur laquelle se projettent les ombres des occupants des chambres de l’hôtel, la sienne, celle de l’homme de la chambre 14, et celle de l’occupant de la 13 – grand, mince, la tête couverte. Une lumière rouge tremblotante semble se refléter de la chambre. Il se couche. Le lendemain matin, son portemanteau est revenu à sa place habituelle, et sa chambre a repris sa taille normale. Étrangement, il semble y avoir une fenêtre supplémentaire à l’emplacement de la 13 – puisque la cigarette qu’avait fumée l’homme du 14 et laissée sur l’appui quand il regardait est maintenant au milieu, et non pas à sa droite. Quand il sort, il constate qu’après sa chambre vient la 14, et pas de n° 13. Perplexité. Il continue ses recherches, et découvre que les registres concernant le locataire occultiste de l’évêque sont incomplets. Ils mentionnent juste qu’il a « soudainement déménagé ». Le même soir, le propriétaire lui confirme que son auberge n’a pas de chambre 13. L’historien l’invite à venir lui rendre visite plus tard dans la soirée, et remonte sans vérifier si la 13 existe. Sa chambre lui semble plus petite. Il a appris que le locataire de la 14 est avocat. Le propriétaire, qui le rejoint à ce moment-là, est frappé par le côté inhabituel de la pièce. Une horrible chanson leur parvient de la chambre voisine. Ils pensent que c’est l’avocat de la 14, mais lui-même à cet instant frappe puis entre en colère, pensant que c’est eux qui faisaient tout ce bruit. Autre perplexité. Qui chante ? Un chat ? Peut-être coincé dans la cheminée ? Le chant a fait place à un rire. Il semble vraiment que quelque chose cloche. Sortant dans le couloir, ils voient de la lumière sous la porte d’à-côté, et qu’elle porte le n° 13. Ils essayent d’ouvrir. Le propriétaire appelle un des garçons d’écurie pour forcer la porte. Et soudain un bras apparaît pour observer les curieux. Une silhouette enveloppée de chiffons jaunâtres, de longs cheveux gris. Il retourne à l’arrière, la porte claque. Un rire très bas à l’intérieur. Le propriétaire revient avec deux valets et des leviers. Ils refusent de s’en servir, puis acceptent. Quand ils lancent leur premier coup, la porte s’évanouit – il n’y a plus que le mur de plâtre. Un coq chante. C’est l’aube. On découvre que les chambres 12 et 14 ont chacune une fenêtre de plus qu’elles n’avaient cette nuit. Fouille de la chambre 12, de la partie qui disparaît sous la fantomatique chambre 13. Découverte d’un étui de cuivre contenant un parchemin. Très difficile à interpréter. Et même, impossible. On en déduit qu’il s’agit du pacte par lequel l’occultiste s’était vendu à Satan, et que l’auberge était en réalité la maison de son propriétaire, le vieil évêque.

 

Avertissement aux curieux


La légende d’un vieux chevalier saxon enterré sur la côte Est de l’Angleterre (au départ ils étaient trois) pour arrêter les envahisseurs. Telle ancienne famille en était le gardien, mais est maintenant éteinte. Le dernier membre dévasté de ne pas pouvoir trouver d’héritier pour lui succéder comme gardien. Un jeune archéologue reprend l’histoire de la légende, retrouve l’emplacement des tombes, exhume une couronne. De ce moment, ne se sent plus jamais seul. Un homme seulement demi perceptible, impossible à localiser, est toujours auprès de lui – juste à la limite de son champ de vision. D’autres aussi ont vu cet homme. Il s’en effraie, appelle des amis à l’aide, enterre de nouveau la couronne – mais la figure sinistre ne s’éloigne jamais de lui. Il est entraîné sur la plage dans le brouillard par une silhouette inconnue, qu’il suit. Partis à sa recherche, ses amis découvrent ses propres empreintes, et celles des os d’un pied, un pied nu. On le retrouve mort près d’une ruine. Il a subi des violences. Personne aux environs. Qu’a-t-il affronté au dernier moment ? La mer a effacé les traces.

 

Negotium perambulans


Dans un village particulièrement isolé de Cornouailles, un village de pêcheurs – Poleam –, les gens pratiquent une étrange théologie calviniste et semblent partager un très ancien rite ou secret local. Dans l’église, au-dessus de l’autel, quatre étranges panneaux sculptés – l’ange de l’Annonciation, l’ange de la Résurrection. La sorcière d’Endor, et une curieuse scène locale – un prête affrontant un être sans nom, un monstre à allure de limace, devant la grille du petit cimetière de Poleam entourant l’église, en élevant une croix. Le vicaire du lieu, dans ses prêches, évoque une présence sans nom prête à fondre sur qui a péché, et désigne le monstre sculpté comme exemple. Le panneau porte pour légende une citation du Psaume 91 : « Negotium preambulans in tenebris » – ce qui avance dans les ténèbres… Et quand le vicaire aborde ces questions, l’auditoire échange des regards entendus. Ils se souviennent d’une vieille légende qui se propage encore – l’un en connaît un fragment, un autre un autre (another another). Selon cette légende, existait autrefois près de celle-ci une église plus ancienne. Le propriétaire de cette terre l’abattit et récupéra les pierres pour construire sa maison, faisant de l’autel sa table et y jouant aux dés. En vieillissant, il s’effrayait à la tombée de la nuit. Un hiver vint une tempête, on l’entendit hurler. Ses serviteurs le trouvèrent mourant – du sang coulant de sa gorge, avec d’étranges coups et blessures. Et quand il mourut, il s’écria : – Negotium preambulans in tenebris ! Plus tard, tombée en ruine, la maison fut restaurée par un ivrogne. Cet homme, un jour qu’il était soûl et ayant entendu l’histoire, fit irruption dans l’église et réduisit en miettes l’image de la Chose. Se mit à craindre le noir, à garder des chandelles allumées toute la nuit. On retrouva le panneau miraculeusement réparé. Cette nuit même, l’homme s’enfuit en courant sur la route en criant : « De la lumière, de la lumière ! » On le retrouva mort, vidé de son sang, au pied de la falaise. Bien des années encore, et un peintre vint s’établir dans la maison. Progressivement il s’avilit – devient gros, poussif, un visage de Silène – et garde ses lampes allumées toute la nuit. Il s’est mis à boire, et ses toiles ont pris une tonalité sinistre et diabolique. Une nuit de fin octobre, une gigantesque masse de nuages noirs leva de la mer. L’artiste, pour affronter l’obscurité, se hâta d’allumer ses chandelles. Avant qu’il y parvienne, une Chose ondula jusqu’à lui, témoigna un homme qui était avec lui. Une gigantesque limace, sans tête mais avec un orifice vaguement lumineux. Se recula pour prendre de l’élan puis fondit sur le peintre – un hurlement effrayant – le visiteur essaya de l’attraper pour lui porter secours, mais ses mains s’y enfoncèrent : – Une chose comme de la boue. Avec des bruits de succion et gargouillements. La Chose se glissa hors de la fenêtre. Quand on ralluma les lampes, le peintre était mort. À peine une pelure de peau sur les os.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne 19 décembre 2016 et dernière modification le 10 février 2017
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