…A tous les mots cachés dans des tiroirs, à tous les maux restés enfouis dans la mémoire, à toutes les feuilles noircies chiffonnées déchiquetées, à toutes les envolées d’écrire vaines dans l’œuf avortées, à toutes les colères sur le papier glacé apaisées, à tous les chapitres d’hier et de demain JAMAIS achevés, à tous les manuscrits déposés dépouillés d’espoirs imaginés, à tous les cahiers à spirale gribouillés, à tous les merveilleux livres pas vus pas lus du temps à JAMAIS perdu ô illustres inconnus, à toutes les lettres d’amour sagement conservées dans le noir, aux récits d’injustice remplie d’indécence mille fois dans l’abime de l’indifférence plaidés à JAMAIS classés confidences, à toutes les idées romanesques noyées dans une réalité tsunamiesque, à tous les carnets secrets débordant de tendresse déguisée aveux de faiblesse, pour tous les livres orphelins à l’absence de courage impétueux de les mettre au monde c’est à JAMAIS pardonné, à ces dits d’amour glissés à pas de velours pudeur et grands détours entre lignes croisées de billets aller sans retour, au milieu de ce temps présent oppressant guerre planétaire singeant de Nostradamus les prédictions quelques vers à découvert inspirés par un Boris Vian d’il y a plus soixante-dix ans une déclaration hashtaguée sur l’étroit chemin de la paix à inventer, à un livre cri de joie un jour sait-on JAMAIS tout en douceur et sous des doigts arthrosés soudain d’un écrin mental cicatrisé jaillira…
Les pacifistes
Messieurs les Présidents
Comment faut-il le dire
Comment faut-il l’écrire
Vos funestes désirs
n’auront aucun avenir
Si vous leur distribuez
Des ordres militaires
Pour partir à la guerre
Ils n’iront pas y jouer
Messieurs les Présidents
Ils ne sont pas vivants
Pour faire mourir des gens
Pour faire couler le sang
Je suis la mère la sœur
Je suis la fille la femme
On a toutes charge d’âme
Un amour dans le coeur
Personne ne vous acclame
Pour ces drames ces folies
Ils se sont tous unis
Et refuseront vos armes
Qu’ils soient petits ou grands
Ils voient partout la guerre
Aux quatre coins de la terre
Sans pouvoir rien y faire
Combien d’enfants dans l’ombre
Qui vivent dans un enfer
Et pleurent sur des tombes
Pour des frères et des pères
Qui tombent sous les bombes
II est mon fils mon père
Il est mon ami mon repère
Il est mon oncle mon frère
On s’aime on vit on rit
Il est déjà trop tard
Ils sont déjà partis
Crier l’amour la paix la vie
Dans les villes et les prairies
Si la mort et le sang
Sont votre passetemps
Faites entre vous la guerre
Et laissez-nous derrière
Si vous les pourchassez
Sachez que vos gendarmes
Posant à terre leurs armes
Refuseront de tirer
II est mon fils mon père
Il est mon ami mon repère
Il est mon oncle mon frère
On s’aime on vit on rit
Je suis la mère la sœur
Je suis la fille la femme
On a toutes charge d’âme
Un amour dans le coeur
Merci à toi pour ces moments de poésie, de chant , de musique et d ‘écriture en ces moments difficiles, toujours bon de revenir à l ‘essentiel…
Merci beaucoup Carole..oui…partageons tout cela…
Partagée !
Et cette question :
L’écriture, un recours ?
..Merci! bonne question pour nuit blanche!!