chroniques #00 | prologue

1/du monde

que nous réserve le futur ? nous sommes à un point de bascule de l’histoire de l’humanité. pile ou face, qui sait où nous serons jetés sera-ce dû à un choix, des conséquences, une contingence miraculeuse ? la bascule semble pencher d’un côté mais de nos jours les médias mentent de plus en plus, arrangent à leurs guises la réalité, montrent ce qu’ils veulent nous montrer pour leurs propres intérêts, pas pour les nôtres. moi je préfère penser que nous pouvons changer les choses, que je le peux, que les dés ne sont pas jetés. l’avenir est immense et inconnu, tout le monde peut influer dessus.

rien n’est fini mais tout reste à faire

2/ du réel

réflexion sur la table de travail, comment exprimer ce que je ressens ; au téléphone avec ma mère à discuter d’écriture quand ding ding ding la sonnerie, vite je dois écrire le réel ; je ne sais pas quoi écrire, l’obligation de saisir l’instant me bloque, je n’y arrive pas. ; chercher un appartement en colocation, prix, ambiance, interdit, location… durs critères ; viser la cible, atteindre la bonne case, lancer les fléchettes, 3 fois, 6 fois, 1233 fois. ; assise sur le canapé, regardant la vie des autres sur mon téléphone ; fatigue, indécise, que faire ? ; qui gagnera ? Pourquoi s’entre tuer au lieu de s’entre aider ? ; est-ce que la personne qui nous fait confiance doit faire confiance à la personne en qui nous avons confiance ? ; la faim commence à se faire ressentir, bientôt l’heure de manger ; les mouettes crient sans s’arrêter, des fois on les entend seulement de loin des fois on pourrait penser que des dizaines de verres s’écrasent et se brisent par terre ; il faudra aller voir la mer ; envie d’écrire, d’inventer, de me dépasser ; déjà 15 mn de passée, à peine le temps de vivre un vrai moment sans que la sonnerie ne retentisse ; profiter simplement du moment au soleil avec une amie sans penser à ma prochaine phrase ; danser, bouger son corps ressentir le moment présent ; j’ai mal au poignet gauche, une tendinite sûrement il faut s’en occuper ; le moment avant de partir : préparation, excitation, vérification ; bruit des pièces qui tombent, espoir de gagner, puis la désillusion ; la mer monte, et débarrasse la plage des humains ; le plaisir de manger une gaufre en face de la mer… les vacances ; le vent agite la mer, les bouées sont placées à intervalle égale les gens se promènent ; serpents, venimeux ou pas ? Ils ondulent comme les vagues ; indépendance, ne pas suivre les règles qu’on ne comprends pas, ouverture d’esprit ; les nuages ont laissés place au soleil, la mer brille mais l’horizon est sombre et nuageux, le chat se faufile entre les humains.

3/ peinture

« rien ne m’empêche de modifier mes pensées »

aucun personnage présent, pourtant je les vois tous. Je les vois vivre dans cette cour, s’asseoir sur le banc, se désaltérer à la fontaine, je vois les enfants jouer, des femmes étendre le linge (malheureusement ce ne sont pas des hommes que je vois naturellement dans ce rôle, la société a ancré cette image depuis trop longtemps dans ma tête (quoique après tout, rien ne m’empêche de modifier mes pensées et ne pas me laisser prendre par le piège de la société patriarcale)) des hommes aussi du coup, je vois et j’entends des rires, mais aussi des soupirs dû à la dureté de la vie, à l’envie de quitter cette cour, cette vie, partir ailleurs, pourtant l’espace de quelques instants c’est elle qui m’a fait voyager, qui m’a transporté, emmené dans cet endroit simple et pourtant si mystérieux, cet endroit que je ne connais pas mais où je peux tout imaginer, tout construire à ma guise, quoi de mieux que cette liberté là après tout ?

4/ table

je n’ai pas de table de travail. j’ai bien deux bureaux, où je dépose tout ce que je ne sais pas où mettre, où s’amoncellent des babioles, des livres, des sudokus, des cours, des bics, des quatre couleurs, un stylo plume que je n’utilise plus depuis le collège, des pièces de monnaies que je n’utilise jamais, dans un pot. je ne travaille pas dessus où seulement exceptionnellement, je les range tous les 6 mois (au mieux). j’aime travailler dans les pièces lumineuses. ouverte à la lumière du jour, du soleil, et non pas dans les pièces sombres où je me sens bloquée, restreinte. malheureusement, mes deux bureaux sont dans des pièces assez sombres. je n’ai pas de tables de travail mais j’ai une ambiance de travail que j’aime, quelque soit la table, même sans table, j’ai besoin de la lumière du jour. (heureusement que je fais un atelier d’été, ça me laisse plus de temps dans la journée pour travailler).

5/

ton futur toi et ton ancien toi ont une vive discussion, presque houleuse à propos de ton toi présent. ils ne sont pas d’accord entre eux. à quel sujet ?

A propos de Alice Boussarie

24 ans, étudiante de troisième année en Licence Humanités (philosophie, littérature, histoire). J'aime écrire depuis que je sais écrire, des pensées, des inventions, des poèmes, des petites histoires, des expériences. écrire me permet d'exprimer ce que je ressens, de donner vie à mes pensées, à mon monde intérieur et de me comprendre mieux moi-même.

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