
Écoute l’impact du retour de la terre quand on marche, le poids sous nos semelles.
II – Quelle tristesse de ne pouvoir pas vivre tout cela qui existe dans mon imaginaire | Mettre le lien de la loin | Le réel devient rêve et le rêve réel | Fêter l’anniversaire de mes sensations | Le théâtre de la catastrophe | Fée Aziza | L’imaginaire de ce qu’on pourrait avoir | Pouvoir de la sorcellerie | Les morts nagent et l’océan dort / Cela est la mort de quelque chose | J’ai fait 21 tours autour du temps | Désolé si je cours | Maladie de lire des livres dystopiques | Il y a | Au nom, Monsieur le directeur | Ne coupe pas mon chemin stp | Avancez ou laissez passer | Je suis toujours pile à l’heure | Je ne sais pas si je suis loin ou proche, je suis devant, vivant des jours pareils | Vêtement noir rempli de poches | Tirer avec moi le max de terre que je peux | 160 trucs rythmiques | Une langue au hasard des notes | Couturier | La douleur quand veut rester seule, expulse tout le monde | Négation | S’il y aura une mort à la perfection, je choisirais la fin | Tâche-temps, j’attends toujours mes cheveux blancs.
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III – Un dos monté sur la chaise rose, coupé en gris rond, buvait un café partagé en paroles croisées sur l’épaule. Chargé d’histoires, marchait sur un talon brillant, une contre-note soutenue sur quelques mesures avant sa mort. Une boucle de grupetto dorsal ne prononçant que quelques syllabes comme un membre du corps : les bourdons, qui parlent avec des mains ridées d’eau, s’inclinent à droite vers une jeune peau rose. Chemin blanc tressé d’un liseré noir. Les pieds plantés dans le sol, le ritournelle du temps tient entre deux roses, portées par une même terre, traversée par une même onde qui partage l’expansion. Comment sera le front de ce sujet inconnu sur ce café moulu, comme on passe le café et la vie un matin des dimanches obtus. Fuite quaternaire et la difficulté de dribbler les passages : tête, poitrine, tête, poitrine – l’extrême se prolonge jusqu’au soir. Vibrantes encore sont les fenêtres du matin qui ne s’ouvrent que pour garder du soir. Faut changer l’air, tête, poitrine, et l’inspiration n’est bienveillante que pour soutenir encore dimanche. Ritournelles du devoir de tenir une journée entière, torture tenir tête, poitrine. Les rythmes du cœur ne sont pas si lents que la frénésie des pensées, et les applaudissements sonnent en passage — tête, poitrine. Un éventail s’ouvre de quelques reflets lignés en signes de quelque époque, elle s’évente – tête, poitrine, tête, poitrine.
IV – Vaguer sur les rues immenses d’un jour sans bruit. Roule sur les arbres, une araignée gardant les pinces à part du début. Sommes-nous donc perdus entre l’après-midi et le matin, car tout ça finit à 19h. Garder ça : un vêtement noir, les cheveux lavés, une chaussure chaussée, faut fêter la fin d’un dimanche à 19 heures. Vaguer sur les contours des montagnes à la mer, quel coût cher a été celui de sortir en vie en vert. Brûler sur le soleil et partir en claquant les pieds. S’asseoir sur un pont pour pleurer pendant qu’ils roulent, ils courent, ils. Je signe un contrat avec le sans bruit d’un monde bouclé, car elle marche et tout coule. Depuis ce matin, le bruit de mon robinet qui remplissait les sons de mon lit, un ronflement objectif des exactes une seconde et demie — le temps entre une goutte et autre, mêmes sons d’araignées qui tombent des toiles pour ne pas me permettre un matin de trente mille gouttes, un pain au chocolat et un expresso, car la vie est amère depuis tôt. Une crème, s’il vous plaît, c’est dimanche et le soleil revient tôt à son poste, car c’est lui l’unique qui se réveille heureux. Et je m’en fiche avec les mots qui se répètent sur mon dos. Insoutenable, c’est de savoir si peu combien de tours il fait pour que sa jouissance tombe juste un dimanche. La faim de précision d’une morsure, fragmentés par quelques secondes métalliques, le son de la goutte qui saoule. L’infiltration dans ma salle de bain, l’unique jour pour m’apercevoir que ma vie fuit, comme cette fuite du dimanche.
V –

(…)
le retour de la terre quand on marche
chuchotement du silence des morts
quelques échos de l’oublie
l’art de nager flottant car
l’architecture du souffle pars
le lancement d’un comète sur terre plane
a l’espace. la taille du nous sommes quelques chose de graine
coquilles cassées sur un rocher de sable
sous mes semelles promenés par mon arbitre de liberté
Sous mes semelles la tâche du sol
mon pied plate du travail
des cales de tant déchirer
mon coeur des pieds après l’autre pour la rentrée
mes origines et le silence des mots
larmes tombées qui mouillent chaque boue :
je m’appelle
home
no home
sous mes semelles je transporte chez : quelque chose.
suis-cela qu’on met dans le mundo. pas de casa
simplesment,
moi sous, mes semelles et
tout avant moi.
Je te lis comme je rêve mes nuits.
« Le temps entre une goutte et autre, mêmes sons d’araignées qui tombent des toiles pour ne pas me permettre un matin de trente mille gouttes,.. »
J’entre, je sors, j’y reviens.
Je rêve encore, ouvre un œil et –
» Vibrantes encore sont les fenêtres du matin qui ne s’ouvrent que pour garder du soir ».
C’est là.