« Chronique « 9 »10″ / Conclure ?

1 Comment écris t’on ? comme une nécessité de démarrer par cette question, un été accompagné par vos propositions, vos mots, exaltée, étonnée, ravie par cette créativité partagée. Septembre, la rentrée, des obligations, des pressions, résister pour continuer à trouver de la solitude, du temps, ne pas se laisser envahir et retrouver vos mots pour écrire – lire la liste et repérer ceux qui m’inspirent, l’idée de finir par le dernier mot du texte qui renvoie au prochain me traverse…Ecrire au fil de la plume

2 Ecrire au fil de la plume – Attraper les mots au vol, par association, ici écrire au fil du clavier qui une lettre après l’autre fait surgir les mots qui apparaissent, sans raison, sans lien, un fragment que l’écriteur voudrait poétique ou original mais qui n’est qu’un jeu, puisqu’il faut écrire

3 Puisqu’il faut écrire ? oui, c’est une injonction, nous sommes dimanche, acculée, il faut finir, aller au bout de l’été, des chroniques. Une semaine passée à faire d’autres choses, qui m’ont accaparée, j’y ai pensé, ce matin, pas le choix, il faut y aller, dérouler, Ecrire

4 Ecrire – Ecrire oui depuis de longues années l’écriture est présente. Enfant, lire surtout, d’abord ! Ecrire

5 Ecrire ensuite des histoires à partir des sujets imposés par ces merveilleux professeurs de français qui ont été des rencontres déterminantes. Ecrire, oui, mais avec difficultés aussi, trouver l’accroche, porter un regard bienveillant sur ses textes, tenir la durée. S’interroger sur l’acte d’écrire

6 L’acte d’écrire est important, c’est faire des choix, c’est classer, réécrire, trouver du temps – proche parfois de l’engagement, le corps présent, assise à mon bureau, surgit Murakami, je cherche Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, consciente de l’importance de la concentration, de la persévérance qu’il définit comme : « l’art de respirer lentement, sereinement, en conservant en même temps l’air dans ses poumons. »

7 Respiration – Ecrire est une respiration, dans le monde qui nous entoure. Le monde vacille, oscille, tremble, se réchauffe, varie, change, se transforme, fluctue, cyclique, ce monde est amnésique, acte de création, acte d’affirmation de ses positions, acte de résistance, Quel exercice !

8 Exercice – Au singulier, au pluriel, faire ses gammes, je me replonge dans mes titres pour y trouver de l’inspiration, découvrir qu’ils ont un lien que je n’avais pas vu d’emblée, supposer qu’il existait ce lien, oui, le fil de l’écriture est présent, visible – Commencements – Transformations – Laisser une trace – Le verbe regarder se conjugue – Avancées – Méli mélo – l’expérience se poursuit – A supposer qu’il reste quelque chose – Faire ses gammes. Expérimenter l’effet de l’après coup qui fonctionne à chaque fois, c’est aussi laisser la part belle à l’inconscient. Trouver du plaisir à travailler.

9 Plaisir à travailler – oui, j’ai eu du plaisir à travailler, écrire est un travail au sens ouvrage, labeur, travail des mots, fragments qui deviennent texte, récit, dans ces chroniques sont apparues pour moi, quelques phrases, réussites partielles qui ont eu un écho grâce aux commentaires partagés – Il faut pourtant s’arrêter

10 Il faut s’arrêter – Provisoirement…

A propos de Caroline Burgy

Lire, écrire, faire écrire, trois mots, marqueurs de ma vie, animatrice d'ateliers d'écriture, ils ont jalonné ma vie depuis quelques années, des rencontres avec quelques passeurs m’ont donné l’occasion de soutenir cette place avec les autres. Marguerite Duras écrivait "l'écriture c'est l'inconnu. Avant d'écrire on ne sait pas ce qu'on va écrire..." sans doute suis je portée par cette part d'inconnu à découvrir au fil du temps...

3 commentaires à propos de “« Chronique « 9 »10″ / Conclure ?”

  1. Quelle jolie contribution pour conclure le cycle !  » Oui, j’ai eu du plaisir à travailler, écrire est un travail au sens ouvrage, labeur, travail des mots, fragments qui deviennent texte, récit, dans ces chroniques sont apparues pour moi, quelques phrases, réussites partielles qui ont eu un écho grâce aux commentaires partagés – Il faut pourtant s’arrêter  » Merci, Caroline, et à bientôt.

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