A propos de Alexia

Chercheuse par diplôme (Master 2, 2018) en littérature anglaise du 20ème siècle à Tours, indépendante car pas rattachée à une université pour l'heure, je fais des mousses au chocolat, des îles flottantes, du pain perdu caramel, des meringues, des crèmes brûlées...un jour, j'arriverais au niveau de la tarte au citron de Blanche!!! je l'aurais un jour!!! je l'aurais!!! En attendant, j'épluche aussi des pommes...

#anthologie #12 | La double négation

Comment ne pas ne pas? Bien sûr, bien sûr. On avait probablement traversé au moins un désert à mes yeux d’enfants avant d’arriver dans cette ville dont j’ai fait tout un quartier de mes rêves mais dans lequel je retourne rarement. Je sais tout juste qu’il y est. Et rien que cette pensée me fait du bien. Cette pensée me Continuer la lecture#anthologie #12 | La double négation

#anthologie #11 | Peau de Rochefort

Je n’avais jamais vu le film en tout K pas assez pour m’en souvenir Pourtant j’y suis née Mais comme j’aime toujours à le préciser je n’ai fait qu’y naître J’ai grandi très loin de là dans les fumées des hauts-fourneaux que je pouvais sentir sans voir près de cette vallée des anges qui n’en avait vraiment que le nom Continuer la lecture#anthologie #11 | Peau de Rochefort

#anthologie #10 | Les Blouses

Mémé Alice Elle a quatorze ans ans. Elle est élève dans l’école de l’usine du village. Le village s’appelle Villerupt. Elle porte la blouse. Elle a quatre-vingt-sept ans et elle va se coucher comme tous les soirs dans cet appartement insalubre que son fils lui a trouvé dans la ville pas loin de l’île qu’elle déteste mais à laquelle son Continuer la lecture#anthologie #10 | Les Blouses

#anthologie #09 | Jour(S)

NUIT A C’est le dernier jour. Je ne sais pas comment j’ai tenu jusque-là, mais j’y suis. Il n’y aura pas d’adieux larmoyants, c’est déjà ça. Comme d’habitude, je n’ai réussi à tisser de liens avec quiconque au point de manquer à qui que ce soit. De mes côtés, les gouffres me séparant de quelque humanité sont toujours là, m’entourant Continuer la lecture#anthologie #09 | Jour(S)

#anthologie #08 | Les portes

Il y a de rares moments dans la vie où on réalise mal qu’on peut choisir sans pour autant contrôler quoi que ce soit. C’est ce qu’on pourrait appeler un paradoxe tant qu’on ne se retrouve pas au cœur d’une de ces situations. Car au milieu même, au moment même, tout s’éclaire sans mots, ou au-delà des mots. Fermée. Tu Continuer la lecture#anthologie #08 | Les portes

#anthologie #07 | Vers le matin, sur la chaise, dans l’obscurité du salon.

Vers le matin, sur la chaise, dans l’obscurité du salon. La lumière de l’écran de l’ordinateur, l’ordi pour les intimes, n’est pas la première du jour. Avant il y a celle de la salle de bains, vite oubliée car ce qu’on y fait à ces heures-là n’est pas ce qu’on aime retenir de la journée, alors pourtant même que le Continuer la lecture#anthologie #07 | Vers le matin, sur la chaise, dans l’obscurité du salon.

#anthologie #06 | D’eux

D’eux Quand je me tourne vers mes souvenirs Je revois la maison où j’ai grandi Il me revient des tas de choses Je vois des roses sur un mur Là où vivaient des arbres, maintenant La vie est là Et la maison, les fleurs que je détestais tant N’existent peut être plus Ils savaient rire, tous mes amis Ils savaient Continuer la lecture#anthologie #06 | D’eux

#anthologie #05 | Enlisée?

Boulevard d’alsace-lorraine, non boulevard d’alsace et tu as perdu le numéro. Idiote-bête que tu es. Tu aurais du le noter. Tu perds le numéro et tu rajoutes un nom, rien que ça. Rue du soufflier, 91 ou 96 ? il y en a un qui n’existait pas, mais lequel ? lequel était ta maison ? tu hésites. Evidement, ça non plus tu ne Continuer la lecture#anthologie #05 | Enlisée?

#anthologie #04 | Sereiner

  1. Une tête d’humain sur le bord de la route. J’ai du  lire le passage, mais je ne m’en souviens pas. Je sais que Denton l’a vu, enfant, en se baladant sur une île près de Shangaï, donc on va dire à peu près dans les années 20. Une tête, une île, et un enfant.
  2. L’île atlantique, un titre, un auteur, un livre. Pas lu. Pas encore. Attendre encore. Un peu.
  3. Naitre sur un continent tout en étant fille d’ilienne, au moins pour moitié. Combien d’inconnues ? cela fait-il de l’enfant une ilienne au quart ? et qu’est ce que les trois quarts restants ?
  4. Grandir avec un œil et demi, perdre petit à petit le demi qu’il manque à la fin. Le récupérer par moments, rares. Pas complètement, jamais.
  5. Percer et voir. Même dans le noir. Surtout dans le noir du demi qui manque. Jusqu’au trois quarts. Et accepter de ne jamais pouvoir mettre la main sûre « la quantité négligeable » de l’équation qui l’inclut et l’exclut en même temps, en un même compte, en un même mouvement. Là. Sereiner.

#anthologie #03 | les plumes

Les plumes Systématiquement. Systématiquement ? Non pas. Quand je vois une plume au sol, je ne peux pas m’empêcher d’au moins y penser. Parce qu’une plume n’a rien à faire au sol. La vue d’une plume au sol me heurte systématiquement, vrai. Mais je ne la ramasse pas systématiquement. Parce que j’ai peur d’être vue en train de ramasser la plume. Continuer la lecture#anthologie #03 | les plumes