#été2023 #01 | intérieurs

Je dois me construire une citadelle intérieure imprenable car une chambre à moi, je n’en ai pas. J’ai du temps et deux vues qui me portent hors des murs de l’appartement familial, vers les grands arbres du cimetière parisien d’un côté et la banlieue bigarrée de l’autre. En préambule de cet atelier, je dois encore choisir la place depuis laquelle Continuer la lecture#été2023 #01 | intérieurs

#été2023 #lire&dire | Lire les autres

Lapsus, acte manqué, un exercice semble m’avoir totalement échappé parmi ceux de ces derniers jours : lire les autres. Je ne retrouve pas la proposition dans le foisonnement. Quelle part de moi ne désire pas la retrouver, la responsabilité me tanne comme toujours. Le sentiment de ne jamais assez ou assez bien lire ce qu’écrivent les autres remonte bien sûr Continuer la lecture#été2023 #lire&dire | Lire les autres

#été2023 #01 | A sec

A sa droite, le fleuve se tortille, puis s’assèche. Le profil des berges change année après année. Entre les bancs de sable, des filets d’eau s’écoulent puis se tarissent à la fin du printemps. Avec satisfaction, elle voit disparaître les jetskis qui sillonnaient encore hier le large fleuve. Les ponts en cage étendent leur carcasse brûlante. Au-delà du rond point, Continuer la lecture#été2023 #01 | A sec

#été2023 #01 | Une vie à consigner

Moi qui ai toujours rêvé de dénicher une correspondance oubliée, (idéalement d’amoureux fous ou de poétesse) il a bien fallu que j’hérite de ta valise cartonnée marron tâché de moisissures. Elle a resurgi dans le ballet des allers-retours déchetterie, au beau milieu des débats et interrogations location camion avec ou sans benne, tri papier ou carton, on jette ou on Continuer la lecture#été2023 #01 | Une vie à consigner

#été2023 #01 | Mon château ambulant

Je pars quelques jours à « la maison de la mer ». Je pars seule avec cahiers, carnets, feuilles noircies et stylos de multiples couleurs. Je libère l’arrivée d’eau, je remets l’électricité. Rituel et Prélude. Je laisse la lenteur s’emparer du corps et de l’esprit. Pas immédiatement. Le quotidien se bat encore quelques heures. J’hume l’horizon bleu, je m’enivre de marche, de Continuer la lecture#été2023 #01 | Mon château ambulant

#été2023 #01bis | Aux longs débuts d’écrire

Aux longs débuts d’écrire, toujours des textes sous contraintes fortes proposées par une émission de radio ; un côté potache. Un été, pendant les vacances, se bricoler une contrainte et bientôt, se prendre au jeu quotidien d’une écriture romanesque. La journée, ne rien préméditer et, à la nuit tombée, après les activités familiales diurnes, dans la fraîcheur et le calme de la Continuer la lecture#été2023 #01bis | Aux longs débuts d’écrire

#été2023 #1bis | Il est timide

Il est timide le surgissement refoulé loin du cadre de l’exposition du devoir je ne l’ai pas non plus partagé peux pas mettre tout sur le dos des autres – parler de moi – que de moi – priorité justement – j’en connais tant pourtant des mots quand le corps déborde que la tête vacille j’ai les ai écrit à Continuer la lecture#été2023 #1bis | Il est timide

#été2023 #01bis | une scène originelle de l’écriture

Je suis dans la voiture, garée dans l’entrée de terrain. Je voulais voir la maison, enfin ce qu’elle va devenir, le chantier est bien avancé. Les essuie-glaces continuent leur ballet, tout est brouillé par les gouttes dehors, la buée au-dedans, et mes larmes pareil, dedans, dehors, font un rideau opaque. Une mauvaise nuit, un matin difficile, une journée tendue, la Continuer la lecture#été2023 #01bis | une scène originelle de l’écriture

#été2023 #01 bis | Première nouvelle.

C’est un petit village de Haute-Garonne, une modeste maison du début du vingtième siècle avec un petit jardin, donnant sur la route. Nous avons quitté Paris et nos chambres de bonne pour écrire au calme. Nous nous connaissons bien, nous sommes amis depuis longtemps. Guillaume veut finir son roman, son premier, d’une grande importance à ses yeux. Il y travaille Continuer la lecture#été2023 #01 bis | Première nouvelle.

#été2023 #01bis | Une scène originelle de l’écriture

Y es-tu, y es-tu au bout de cette corde, car tu n’y as pas toujours été, et puis parfois tu l’as forcée, chamaillée, emmêlée, et puis voilà cette fois-ci, pour la première des fois, le moment s’ouvre en deux, tu sens que la corde ne se déroule pas comme là à chaque fois, tu le sens, mais tu n’oses pas Continuer la lecture#été2023 #01bis | Une scène originelle de l’écriture