#rectoverso #05 | Enfants voici les bœufs qui passent *

RECTO Je suis un enfant. J’ai dix ans, peut-être, puisque je fréquente encore l’école du village. C’est l’été. Le jour filtre sous le volet de ma chambre. Le bruit des bidons qui s’entrechoquent sous l’auvent de la ferme me sort de mes rêves, je saute dans mon short. La traite est finie ! Vite, vite ! La porte de la grange-étable est Continuer la lecture#rectoverso #05 | Enfants voici les bœufs qui passent *

#rectoverso #05 I une chambre à la mer

Cette #5 me laisse à la peine, peu certaine d’avoir capté la proposition, dans un lieu pas encore observé. L’envie de tenir le rythme aura activé les touches. Une municipalité dynamique y logera-t-elle une médiathèque à ascenseur vitré? Un privé l’hôtel 5 étoiles qui créera des emplois après arrangements avec les services du domaine militaire sur lequel a été posée la terrasse Continuer la lecture#rectoverso #05 I une chambre à la mer

#rectoverso #05 | H comme honte

Au sud du Petit Bourg , après la dernière barre d’immeubles, ils ont planté, là, un Hôpital Psychiatrique. Trois grandes bâtisses en briques rouges et pierres meulières en forme de U et au centre une fontaine et deux allées de part et d’autres de marronniers, qui fleurissent rose. Les fenêtres de la bâtisse sont assez petites et une des ailes Continuer la lecture#rectoverso #05 | H comme honte

# rectoverso #05| ouvrir les portes

Soixante ans plus tôt : Aux quatre coins de la maison s’accroche un ciel d’été. Un chien blanc avec une oreille noire court vers la voiture qui se gare sous les frênes. Il me fait la fête, c’est ainsi que je disais. Il accompagne mes pas jusqu’à la porte de la maison, à cinquante mètres de là. Plus jeune encore je Continuer la lecture# rectoverso #05| ouvrir les portes

#Recto-verso #05 l Pas de regrets.

Recto Je suis retournée sur tous les lieux de mon enfance. J’y ai retrouvé les murs, les toits, les jardins, la brièveté de mes souvenirs. Verso Je suis retournée sur tous les lieux de mon enfance. J’y ai retrouvé les murs, les toits, les jardins, la brièveté de mes souvenirs. Mais pas une émotion, pas un chagrin nostalgique, pas de Continuer la lecture#Recto-verso #05 l Pas de regrets.

#rectoverso #04 | Le mot véritable.

La parole peut être emprise. Emprisonnée, du berceau au premier appartement. Et pourtant, n’étaient-ce pas les fées qui devaient s’y pencher ? Quels ont été ces murmures, ces chuchotements ? N’y a t-il pas eu des bras pour attraper et susurrer à l’oreille des mots doux ? Nous ne sommes que des pions sur un grand échiquier. Tu es une Continuer la lecture#rectoverso #04 | Le mot véritable.

#rectoverso #04 | des livres partout

Des piles, des rayons, des livres éparpillés. Titres, en vrac : Odyssée, Les racines du ciel, Poésies, Actuelles III, Le Rivage des Syrtes, Le Misanthrope, La guitare pour les nuls, Rhinocéros, Impressions parisiennes, La quête de l’épée. La couverture s’est détachée, édition José Corti, 1950 et des poussières. Marque-pages partout : Albert Le Grand, printemps de poètes, ma tronche au crane lisse, Continuer la lecture#rectoverso #04 | des livres partout

#rectoverso #05| L’adieu aux furtifs

C’était à côté du café Rey, où parfois l’on s’offrait une grande crêpe à la crème de marrons préparée à la devanture. On y jetait un œil vague en traversant le faubourg pour se rendre au petit Franprix de la rue de la Roquette, curieuses de la clientèle plus que du cinéma lui-même, les hommes voulaient tellement être discrets qu’on Continuer la lecture#rectoverso #05| L’adieu aux furtifs

# recto/verso # 05 | vers le onzième

Un jour je regarderai les images du 125 faubourg – un feuilleton je les regrouperai j’en ferai quelque chose – un billet – un ouvrage – un ouvroir – c’est en face de la rue – mais je ne vais pas recommencer, je vais sans doute simplement commencer, ce n’est pas le lieu, ce n’est pas le jour, ce n’est Continuer la lecture# recto/verso # 05 | vers le onzième