# Chroniques #03| PRE-CAUTION-S)

1 DU MONDE

« ÉCOUTE LE(s) MONDE(s) ENTIER(s) mourir d’être enfermé-ent À LINTÉRIEUR DE NOùS »

2| LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL

Attends, je te montre à quoi il ressemble//ça va faire trop de trucs à ramener//oui, je vais prendre ça//quand t’entends ça, la première fois, ça t’fait marrer//déjà, tu tte lèves, allez, hop, on sort//ça veut dire arrête de manger, tu manges trop//euirrrréehhhhchouiiiiinheinheinhein//on peut passer un moment sans avoir une mission quelconque ?//hot !//la rillette ? c’est de la rillette de poisson ??// et j’ai vu que vous aviez mis…alors y’a pas la dernière saison…//we’dlike to change//vous êtes contents ? on est hyper contents !//Vlad I ni nia i kupté//en septembre//c’est un petit peu plus…un petit peu moins//peut être là, juste devant ?//

3 | LE MOT

Une phrase : 

« Le mot jour serait toujours une petite illusion qui engendre tous les mots futurs mots jours illusoires pendant que la terre tourne sur elle-même et file on ne sait où… »

25/07/2026 à  12h35

Le mot jour, le mot famille allait sur le quai des Réels pour observer les cels et ceulles, des morceaux de mots, qui avaient cru pouvoir s’échapper en sautant par-dessus le parapet. Ils se penchaient par-dessus en faisant très attention à ne pas tomber, et regardaient flotter leurs corps. Et si le mot père était encore parmi eux, il se mettait invariablement à observer les préfixes et les suffixes esseulés flottant dans la couleur de flamme bleu d’acier du mot mère qui dégageait juste assez d’énergie pour maintenir les morceaux de mots dans un état de non-mort.

Les mots filles faisaient alors ce qu’elles pouvaient pour distraire le mot père de cet attirance évidente, et se mirent à danser sur le Quai pour attirer son attention. Ce qui fonctionne encore.

Le mot jour serait toujours une petite illusion qui engendre tous les mots futurs mots jours illusoires pendant que la terre tourne sur elle-même et file on ne sait où.

4 | PRE-CAUTION-S)

« -Tu produis toi en ce moment…

-ah…faut pas me le dire, je vais arrêter !

– et tu vas en faire un livre après ?

-Non… !…non… »

Résister. Sans vraiment pouvoir se dire ne serait-ce qu’à soi-même pourquoi, comment, mais résister quand même.

Détester un objet presqu’autant que soi-même. Un objet parallélépipédique qui ne t’a rien fait. En chercher l’orthographe parce que tu as toujours eu du mal à l’écrire au clavier correctement. Et te rendre compte que c’est là que ça commence. De mauvaise mémoire, ce qu’il reste des maigres recherches faites dans le cadre très académique de rédaction d’un mémoire de Master 2 de recherches en littérature anglaise du 20ème siècle intitulé « Paradoxe de Denton Welch », cet objet que je déteste tant était prévu uniquement en tant que véhicule afin d’en faciliter le transport entre monastères bénédictins qui, eux, avaient le droit/devoir sacralisant de recopie. En fait-ce une raison nécessaire et suffisante à telle détestation ? Pour mouas, oui.

Sachant que tout « véhicule » a besoin de carburant pour se déplacer, quel est celui de cet objet ?

J’en ris, j’en ris. 7 ou 8, je vous laisse le choix dans la date.

« –crypticisme !!! »

Si vous voulez, mais c’est ki k’a commencé ?

Je dois bien avouer que je n’ai pas trouvé comment ne pas perpétuer la tradition.

A force de chercher, on trouve : « je voudrais pas me retrouver à côté d’un Matzneff… » ou décolorer un Montesquieu. Dans une bibliothèque étrange. Où il n’y aurait que nous trois ?

Et va trouver une image pour « ça »…

5 |SOUS LES SEMELLES, EXACTEMENT…

5 |SOUS LES SEMELLES, EXACTEMENT…

Qu’est-ce qu’on transporte sous nos semelles ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous sous nos semelles ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles en marchant ?

Qu’est qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles en marchant sur nos deux pieds ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles en marchant sur nos deux pieds sur cette planète ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles en marchant sur nos deux pieds sur cette planète qui pourrait nous faire prendre conscience d’elle ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles en marchant sur nos deux pieds sur cette planète qui pourrait nous faire prendre conscience d’elle à chaque pas ?

Qu’est ce qu’on transporte malgré nous et sans le savoir sous nos semelles en marchant sur nos deux pieds sur cette planète qui pourrait nous faire prendre conscience d’elle à chaque pas mais échappe toujours ?

A propos de Alexia

garanti sans IA, 'fin presque...

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