#boost #02 | Éphémère

J’ouvre la porte. Une bulle de savon éclate. Le reflet de ta vieille peau éclate aussi. Aussi éclatent le vase avec les fleurs des champs les coutures de tes robes à carreaux et nos bronches et nos marches à traverser midi à traverser hier fou à courir vide à faire courir nos fantômes. J’ouvre la porte. Le sifflement d’une bouilloire Continuer la lecture#boost #02 | Éphémère

#boost #02 | De seuil en seuil

Sur les cicatrices de l’âme de la porte la main pousse le battant et franchit le seuil de ce qui fut jadis faisant fi des verrous dont les clés se sont égarées. C’est à l’aide du pied puis de l’épaule qu’il faut aider la porte vitale haute et lourde à s’entrebâiller sur un long couloir sombre dont on sait une Continuer la lecture#boost #02 | De seuil en seuil

#BOOST #02 | toutes ou presque

 La première était d’un fer forgé peint de bleu celui qu’on retrouve dans les îles grecques et donnait accès à une cour là se tenait J2 blanche d’un étage l’escalier montait à la maison au-dessus du garage sur des espèces de pilotis une villa  derrière laquelle on voyait au fond des figuiers de barbarie devant un mur blanc au haut Continuer la lecture#BOOST #02 | toutes ou presque

# Boost # 02 | de l’une à l’autre

La géante de vieux chêne qu’on pousse après les marches du perron révèle le couloir aux losanges froids, épousé par un coffre à jouets long et massif au couvercle si lourd, du même bois que la porte. D’elle oubliée surgit à présent juste une impression, comme un livre debout : dans l’angle, le lit donne sur la fenêtre, laquelle s’ouvre Continuer la lecture# Boost # 02 | de l’une à l’autre

#boost #01 | tanne et terre

St4L’exondation est l’émergence d’une terre précédemment inondée. St1Le tanne est à nu. C’est une membrane. Le Tanne exsude son sel. Ce que fait le tanne sous le soleil, il salive. Il rend l’âme. Sel et  pyrite. Le tanne distille. Il se précipite. 4FeS2​+15O2​+14H2​O→4Fe(OH)3​+8H2​SO4. L’hématite teinte le tanne de veinures rouges et brunes. 4FeS2​+15O2​+14H2​O→4Fe(OH)3​+8H2​SO4. L’acide sulfurique déshydrate le gypse. Il tache Continuer la lecture#boost #01 | tanne et terre

#LVME#14 Faire archive

Faire archive La blogueuse pensait que les vies étaient faites de lieux et d’histoires et se demandait ce qui disparaissait le plus vite des lieux ou des histoires; les lieux changeaient, se transformaient quand les histoires s’effaçaient soit que les gens les oublient, soit qu’ils disparaissent eux-mêmes. La blogueuse était surtout habitée par la conscience de sa propre disparition qui Continuer la lecture#LVME#14 Faire archive

#LVME #13 La blogueuse

La blogueuse Noémie Lwoff , la blogueuse, serait leur chroniqueuse, le garde-mémoire de leurs histoires, de leurs modes, de leurs travers, de leurs dérives à travers son blog. Elle aimait cette réalité née avec la Révolution française d’un collectif humain qui s’administrait et qui s’appelait une commune. Cette échelle lui convenait, suffisante pour repérer une certaine diversité, pas trop étendue Continuer la lecture#LVME #13 La blogueuse

#boost #02 | deux portes

Un couloir. Des portes. Rejoindre la dernière à droite. Fin d’après-midi les vocalises remontent la cage d’escalier. Vérifier le nom dans le porte étiquette. Frapper. Attendre. Frapper encore pour être sûre. Tourner la poignée. Entrer. Appuyer sur l’interrupteur. La lumière jaillit. La vive lumière du miroir cerné d’ampoules à filament. Des années en arrière. Dehors le jour pâlit avant de Continuer la lecture#boost #02 | deux portes

#boost #02 | Plus rien ne m’étonne

Pousser fébrilement vers le bas la petite poignée de la petite portière en fer rouge du petit camion de pompier. S’engouffrer dans la petite cabine, s’agripper au petit volant avec ses deux petites mains coincées dans des petites moufles en laine bouclée. Donner au grand monsieur à moustache un petit ticket rose ou vert et sentir soudain sous ses petits Continuer la lecture#boost #02 | Plus rien ne m’étonne

#boost #02 | respirer quand même

On sort de la voiture et on entre. La porte s’ouvre toute seule. Elle détecte. L’objet a cette forme d’intelligence de s’ouvrir à notre approche. C’est pour ne pas poser les mains sur la surface vitrée. C’est pour ne pas toucher. On entre et on marche dans l’odeur de détergent et d’éther. De javel qui prend à la gorge. On Continuer la lecture#boost #02 | respirer quand même