#histoire #05 | probabilités

Il est très probable que celui-ci qui dort sur un banc dans un coin ombragé n’ait à ce moment très précis qu’une idée très incomplète de la place Saint-Sulpice qui s’offrirait à lui s’il avait les yeux ouverts bien que l’image qui s’imprimerait alors sur la surface de ses rétines aurait dans ce cas un angle de rotation de quatre-vingt-dix Continuer la lecture#histoire #05 | probabilités

#5 histoire #05 |Trois vues du front de Garonne à Tonneins

Il faut bien connaître le coin pour découvrir la meilleure vue d’ensemble du front de Garonne à Tonneins, cinquième ville du Lot et Garonne. C’est le cas de trois des personnages de notre histoire, qui pour des raisons différentes, dont nous ne vous dirons rien ici pour ne pas « divulgacher » l’intrigue, franchiront, tour à tour, le pont construit sur le fleuve, Continuer la lecture#5 histoire #05 |Trois vues du front de Garonne à Tonneins

#Histoire#05| Osamu Dazaï, vues de l’esprit

Le violoniste Je touche les cordes et le bois tremble sous mes doigts, et la pièce résonne à son tour.Les murs, les recoins, le plancher, tout se teinte de micro-mouvements perceptibles.Le chien, une statue, celui qui ne bouge pas semble plier l’espace autour de lui sans le savoir, les fleurs ondulent sous un courant que je ne contrôle pas,.Chaque note Continuer la lecture#Histoire#05| Osamu Dazaï, vues de l’esprit

#histoire #04 | Quelques pourquoi en sus

Le café refroidit dans la tasse. Je ne l’ai pas bue. Pourquoi est-ce que je prépare du café chaque matin alors que la moitié du temps je le laisse refroidir sans y toucher ? Ma mère a appelé hier. Je n’ai pas décroché. Pourquoi est-ce que je fuis les voix de ceux qui m’aiment le plus ? L’enfant pleure dans le train. Continuer la lecture#histoire #04 | Quelques pourquoi en sus

#histoire #05 I 8 vues sur le sac à vomi

Quelques individus face au (ou dans le) désormais fameux sac à vomi à rebord rigide : L’ingénieure- inventeuse du sac à vomi à rebors rigides : Eureka La malade : Aaaaaahhh Aaargrgrbl L’infirmière… non, pas l’infirmière, elle est fatiguée, elle pense au médecin de garde qui lui pourrit la vie, et elle a déjà vu trop de sacs à vomi pour, justement, les Continuer la lecture#histoire #05 I 8 vues sur le sac à vomi

# Mardi 14/10/2025 |On aimerait.

On aimerait s’élever, on aimerait. On aimerait toucher les cieux, on aimerait. On aimerait être au sommet, on aimerait. On aimerait sentir le vent et se sentir porté. On aimerait s’envoler et filer et raser de près les nuages et devenir oiseau, devenir. On aimerait. On aimerait. Que le corps ne soit plus roi, que le corps ne soit plus Continuer la lecture# Mardi 14/10/2025 |On aimerait.

Cinq fois la borne à eau #histoire #05

La borne à eau est bordée d’une nervure, comme un bracelet qui luit dès qu’on l’éclabousse un peu. C’est rare de la voir briller ainsi le jour, elle est trop à l’ombre des maisons du bout de la rue Sainte-Hélène… Sainte-Hélène ! Qu’est-ce qu’elle a bien pu faire de sa vie, celle-là ? Moi, j’aime bien venir la nuit, il y a Continuer la lectureCinq fois la borne à eau #histoire #05

#histoire #05 | l’île

  1. Peu de gens savent que l’île est plus grande que la ville en face, que son territoire est immense. Je peux en faire le tour à vélo, je n’en vois jamais la même chose. Ça me prend une bonne partie de l’après midi. Une fois, je suis reparti de l’île à la nuit tombée. Elle m’a eu l’air encore plus grande, dévorée par l’obscur. Fantomatique.
  2. Ici pour la chasse, les buissons regorgent encore de bestiaux, de lapins, de lièvres. On avance le nez par terre pour identifier les empreintes dans ta glaise molle. L’île c’est ça, à ras du sol ou à hauteur de petit mammifère. Parfois le regard se lève vers les arbres pour identifier un rapace, autre chasseur, concurrent potentiel ou rabatteur. Les sangliers, on les a pistés depuis l’autre bout de l’île. Après c’est le chien qui les a reniflés.
  3. L’île, ce sillon quotidien que je trace, qui me tisse depuis presque six ans, qui me constitue. À perte de vue, la végétation, les cultures, loin de mes racines paysannes charentaises mais ce paysage fluvial, ces plantes d’eau, ces espaces humides, sont évocations vertes d’enfance joyeuses à patauger dans les marécages.
  4. A petite foulée, l’île. Je la parcours comme terrain d’entraînement. Je ne sais pas grand chose de sa faune et de sa flore mais parlez-moi du sol. Une terre souple qui amortit parfaitement la course. Une terre douce sous les pieds et le vent qui accélère ma course.

#histoire #04 | pourquoi je trébuche

Parfois il se rappelle la rencontre. Je sais exactement pourquoi il se remémore la scène. Ce que je ne sais pas : pourquoi il n’en parle jamais. Pourquoi je trébuche souvent sur le souvenir mais lui non. Pourquoi il a balayé l’instant si vite. Pourquoi il ne remâche pas comme moi cette rencontre. Pourquoi j’y vois quelque chose de fantastique, Continuer la lecture#histoire #04 | pourquoi je trébuche

# BOOST 02 | # HISTOIRE #04 | 14 pourquoi en file indienne

1) Pourquoi y a-t-il toujours une peur tapie quelque part ? Une pensée furtive qui se libère parfois comme l’idée du monstre dans le placard de l’enfant. La crainte de lâcher prise, car la chute serait alors inévitable. 2) Pourquoi aller à cet évènement dont il sait qu’aucun des présents ne partage ses idées ? Pour quelles raisons se rendre en terre Continuer la lecture# BOOST 02 | # HISTOIRE #04 | 14 pourquoi en file indienne