Plume

1- une plume d’oie, pour écrire, bleu foncé, presque noire, pointue pour écrire, souple, fluide, sombre, inspiration, écriture, écrire avec une plume, s’envoler avec les mots, se laisser porter, la plume porte, transporte, véhicule l’incréé qui se déverse d’elle et prend corps, prend vie, devient la création, plume magique, magie des mots, formule magique.

2- (a été effacé par erreur)

3- Sur mon bureau, dans un pot, se trouve une plume pour écrire. Ce n’est pas facile à décrire et peut-être pas nécessaire puisque tout le monde sait à quoi cela ressemble. J’ai beaucoup de mal à décrire un objet, des formes précises. C’est pourquoi je commence le plus souvent par la couleur, c’est facile ça la couleur, mais la forme, comment décrire une forme sans être ennuyeux. En général les descriptions d’objets m’ennuient. Ponge ne me bouleverse pas, j’aimerais comprendre ce qu’il de génial, mais vraiment j’ai du mal, même si certaines de ses description me plaisent (pas toutes cependant). Donc ma plume est d’un bleu sombre et profond, comme les pensée qui s’écouleraient d’elle si elle se mouvait sur le papier. De sa pointe bien taillée pourrait s’échapper une écriture souple et fluide, des mots inspirés si je l’utilisais. Écrire avec une plume ce n’est pas pareil que d’utiliser un stylo, plume ou bille. Cette plume est un lien avec la lignée des ancêtres-écrivains, tous ceux qui se sont usés les yeux pour écrire à la lueur d’une bougie, tous ceux qui ne disposaient ni d’une machine à écrire, ni d’un ordinateur et dont l’attention ne s’éparpillait pas sur internet. Il y a de la nostalgie dans cette plume. Une nostalgie un peu bête, un attachement viscéral au passé qui ne reviendra plus. La plume aussi légère que le vent révèle une incapacité à s’ancrer dans le présent. La plume par sa forme allongée et souple, laisse entrevoir le plaisir de s’envoler avec les mots, de se laisser porter, transporter. Par elle, véhicule inspiré, la création prend vie, elle incarne la magie des mots. Grâce à elle peuvent s’écrire des formules magiques. Mais sa parenté avec l’oiseau dont elle provient la rend insaisissable, furtive, évanescente, libre comme l’air.

Les indiens d’Amérique la portaient sur la tête, pointant vers le haut, la plume rapproche du ciel, elle élève ou fait descendre l’esprit sur terre.

L’axe central (le tuyau), sa colonne vertébrale est solide, un peu rigide, contrastant avec la finesse et la grâce mouvante de ses « barbes » (c’est le terme, semble-t-il), l’alliance de la force et de la sensibilité, du chêne et du roseau, une perfection de la nature, rendant possible le vol des oiseaux.

4- Sur mon bureau, dans un pot, se trouve une plume pour écrire. Ce n’est pas facile à décrire et peut-être pas nécessaire puisque tout le monde sait à quoi cela ressemble. Cette plume est d’un bleu sombre et profond. L’axe central (le tuyau), sa colonne vertébrale est solide, un peu rigide, contrastant avec la finesse et la grâce mouvante de ses « barbes » (c’est le terme, semble-t-il), on peut y voir l’alliance de la force et de la sensibilité, du chêne et du roseau, une perfection de la nature, rendant possible le vol des oiseaux. Écrire avec une plume ce n’est pas pareil que d’utiliser un stylo, plume ou bille. Cette plume est un lien avec la lignée des ancêtres-écrivains, tous ceux qui se sont usés les yeux pour écrire à la lueur d’une bougie, tous ceux qui ne disposaient ni d’une machine à écrire, ni d’un ordinateur et dont l’attention ne s’éparpillait pas sur internet. Il y a de la nostalgie dans cette plume. Une nostalgie un peu bête, un attachement viscéral au passé qui ne reviendra plus. Aussi légère que le vent La plume révèle une incapacité à s’ancrer dans le présent. Par sa forme allongée et souple, elle laisse entrevoir le plaisir de s’envoler avec les mots, de se laisser porter, transporter. Par elle, véhicule inspiré, la création prend vie, la magie des mots s’incarne. Grâce à elle peuvent s’écrire des formules magiques. Sa parenté avec l’oiseau dont elle provient la rend insaisissable, furtive, évanescente, libre comme l’air, indomptable. Elle me fait penser aux plumes des indiens d’Amérique, pointant vers le haut. La plume, quelle qu’elle soit rapproche du ciel, élève l’être et fait descendre l’esprit sur terre. Délaissée, ma plume prend la poussière dans son pot, mais la savoir là me rappelle imperceptiblement la nécessité d’écrire.

5- Une plume d’un bleu sombre et profond émerge d’un pot à crayon posé sur mon bureau. Sa colonne vertébrale est solide, un peu rigide, contrastant avec la finesse et la grâce mouvante des fins filaments qui l’entourent. Cette perfection de la nature, qui rend possible le vol des oiseaux, réconcilie en un seul objet robustesse et souplesse, force et délicatesse, comme une synthèse du chêne et du roseau. Cette plume rappelle la lignée des grands ancêtres-écrivains, tous ceux qui se sont usés les yeux pour écrire à la lueur d’une bougie, tous ceux qui ne disposaient ni d’une machine à écrire, ni d’un ordinateur et dont l’attention ne s’éparpillait pas sur internet, mais qui ont laissé avec leurs fabuleuses œuvres manuscrites des traces d’eux-mêmes tellement plus émouvantes qu’un moderne tapuscrit. Il y a de la nostalgie dans cette plume. Une nostalgie un peu bête, un attachement viscéral au passé qui ne reviendra plus, mais qu’elle peut faire renaître par la magie des mots. Sa forme allongée et souple nous emporte, nous transporte, nous envole par le souffle des univers romanesques qu’elle écrit. Par elle, véhicule inspiré, la création prend vie, s’incarne sur le papier. Sa parenté avec l’oiseau dont elle provient la rend insaisissable, furtive, évanescente, libre comme l’air, indomptable. Comme les plumes des indiens d’Amérique, dressées vers le firmament, la plume rapproche du ciel, élève l’être et fait descendre l’esprit sur terre.

Mais délaissée, ma pauvre plume prend la poussière dans son pot. Même si je ne la vois plus vraiment, la savoir là me rappelle imperceptiblement la nécessité d’écrire.

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