Main douce, main pâle, mais forte et main vieille
Main des étés au soleil
Main du travail à la chaîne
La main qui salue par en-dessous, comme pour rattraper le dernier moment avant de filer
Ta main, ta culture, je n’ai rien compris
La main touche-à-tout qui juge par la texture
Une main dans les poches se réserve
La main couverte d’or et d’argent, celle qui d’emblée, révèle trop d’artifices
Une main pauvre dans une poignée peu convaincante
La mienne, trop décidée, lui écrase les (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2010.01.17 | Montréal, atelier, les mains
17 janvier 2010, par François Bon -
légendes Nord
16 janvier 2010, par François BonNeiges mouillées, neiges éternelles, matsaaq, kavisilaq. Elle a le goût de la bannique, ta langue pleine d’umimmaq, d’amaulligaaq, de nasaq, de qamutiik. Raconte-moi des légendes, Takanaaluk Arnaaluk, accroupi devant les trois soleils d’une parhélie.
Texte de Jean Désy. Et l’accueil dans sa maison, « là où l’asphalte finit » (sur le plan pour s’y rendre), les livres de poésie face aux montagnes, puis la marche sur la rivière gelée, le thé façon Inuit qu’on a pris assis là, dans la neige. (…) -
respirer
15 janvier 2010, par François Bon« Depuis qu’il écrit, il ne lit pratiquement plus, estimant que ces deux activités sont incompatibles.
[...]
-- Ça n’a pas d’importance, de n’être pas publié. On fait cela pour pouvoir respirer.
[...]
Mais ce qu’il préfère, c’est ne rien faire. Rester des heures à regarder par la fenêtre. Il aime tout particulièrement le silence.
[...]
-- Plus jeune, je n’aurais jamais pu supporter de rester seul pendant autant de jours. »
Atelier d’écriture à partir de Charles Juliet, Rencontres (…) -
évaluer
12 janvier 2010, par François BonQue je déteste le mot évaluer. Cela fait partie du contrat de l’enseignant provisoire. On me demande de répartir au moins les notes selon échantillonnage statistique. En France, dans de précédentes expériences facs, je négociais que – si présence et implication effectives – tout le monde la même note, aux 2/3 hauts de la moyenne des autres UV. Donc je tranche et répartis. Implication et présence, possible. Progression de l’implication des textes eux-mêmes, possible. Travail réflexif, en (…)
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ce que j’ai à leur dire
10 janvier 2010, par François BonReprise des cours demain. Evidemment la trouille : j’avais toujours du mal à croire les copains profs là-dessus. Jusqu’ici, je concevais un stage d’après ce que j’avais moi à en retirer, dans cette configuration précise. Là, il s’agit de recommencer, trois groupes au lieu des deux du premier semestre, et aller plus loin bien sûr. Mais en même temps reprendre en amont depuis ce que je n’ai pas décroché au premier semestre. Parler des auteurs comme de hauts funambules on y arrive toujours. (…)
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Barnabus Arnasungaaq
8 janvier 2010, par François BonCeci est la photo d’une sculpture intitulée Le sculpteur au travail, le sculpteur étant Barnabus Arnasungaaq. Regardée très longtemps hier ainsi que. Sur Barnabus Arnasungaak, voir aussi. Mais il y a d’autres noms : Lucy Tikiq Tunguaq ou Sileas Qayaqjuaq, bien d’autres. Et comme on boit la force dans les moments de plus haute suspension (va bien aussi avec fin de ma lecture de Éloges des voyages insensés.)
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trouver sa route
7 janvier 2010, par François BonHenry James et Edith Wharton, voyageant en automobile, arrivent près de Windsor ; ils ne parviennent pas à trouver King’s Road ; James se penche par la portière et demande le chemin à un vieux paysan : Mon ami, pour dire les choses en deux mots, cette dame et moimême venons d’arriver de Slough ; c’est-à-dire, pour être tout à fait précis, que nous venons de traverser Slough, et l’ayant laissé derrière nous, puisque nous venons de Rye et nous dirigeons vers Windsor, Rye étant notre point de (…)
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2010.01.06 | Québec sous glaces
6 janvier 2010, par François Bonune embâcle
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choses fixes
5 janvier 2010, par François BonExprès j’avais laissé mon appareil-photo, un peu dépassé, un peu fissuré, mais surtout que le retour soit juste une parenthèse. Pourtant, le retrouvant hier, il reprend sa place dans la poche dès ce matin, sans que je sache trop pourquoi. Est-ce que cette bande verte, avec fixité du fronton de brique et arrêt de bus, expliquerait quoi que ce soit de l’interrogation qu’on peut avoir, certains moments, sur la logique du monde ?
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2010.01.05 | Québec, Gandhi sur neige
5 janvier 2010, par François Bondu goût pour les bustes en bronze, dans Québec sous la neige