Trois fois que je séjourne pour 2 jours et 2 nuit au Havre. L’école d’art, EDASHaR est à quelques centaines de mètres de la gare, en face le resto U, et je dors pour 40 euros à l’hôtel des Capucines, où l’accueil de M. Bertrand Lignier est simple et impeccable. Le lundi j’arrive à 10h, nous travaillons jusqu’à 18h, il fait nuit. Le mardi nous commençons à 9h, et à 16h30 je repars attraper le 16h58. J’ai vu, en des temps plus anciens, la jetée du Havre, le Volcan et les remorqueurs, et plus (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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Havre qu’est la couleur
27 novembre 2012, par François Bon -
2012.11.23 | travaux sur Brooklyn Bridge
23 novembre 2012, par François Bonpour voyager un peu plus longtemps dans la ville des villes
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vrac d’auteurs
23 novembre 2012, par François BonHeureusement qu’on a Radio France, combien de fois invité à France Inter, France Culture, France Info et même Radio Bleue (Bonnaud) pour parler de ce qui est notre travail. Alors on est prêt à monter au créneau pour ce qu’ils nous demandent. Mais ce que j’aime, à Bron, Manosque ou d’autres, c’est que la littérature soit voix, présence, qu’on nous demande d’être là en tant que porteur d’un temps qui expérimente. Pas mal de copains continuent, mais je n’arrive plus à dire oui pour invitations (…)
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« j’attends le chef d’oeuvre »
22 novembre 2012, par François BonÀ la question de savoir ce qu’il pensait de la littérature sur support numérique, la première matinée des 3 journées du PNF Lettres, celui qui en était un des invités d’honneur, Antoine Compagnon, blogueur émérite au Huffington Post (chacun ses choix) et qui a pantoufles au Collège de France, a répondu d’un laconique « j’attends le chef d’oeuvre ». J’espère que cette longue attente ne l’empêche pas de dormir, parce que pas très sûr qu’il soit sur la bonne route où il risque de les (…)
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point d’énonciation
21 novembre 2012, par François BonJe ne crains pas les situations en public, mais pour les affronter il me faut un cadre, quelque chose qui justifie ce que je fais ici à ce moment, au nom de quoi je parle et quoi quoi dire. En situation d’atelier je n’ai pas de trouble, on établit un travail ensemble, et on se lance dans ce travail – je suis à ma place. En situation de lecture ou performance ça va aussi : je sais dans quel texte on se lance, seul ou avec le Pifarely’s band, je sais seconde après seconde qu’est-ce que je dois (…)
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lire au métro lire au bistrot
19 novembre 2012, par François BonMême dans aussi court que ces quatre jours à New York, la banalisation de la liseuse (et sa nette éviction par les tablettes, grand iPad ou petites 7’’) ne peut me laisser indifférent : on n’est donc pas un genre de Huron, à avoir migré désormais sur ce mode de lecture. Et qu’il n’empêche pas l’attention, la concentration. Seulement, qu’il inclut – articles de presse ou billets de web qu’on envoie d’un clic sur son Kindle, boutons mail ou twitter ou web sur les tablettes – un rapport au (…)
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livres peints à même la ville
18 novembre 2012, par François BonIl travaillait à la bombe, donc le visage encagoulé et masqué. Mais quelle gestuelle mobile. J’étais descendu voir de plus près le 5POINTZ et le grand bâtiment est déjà tout rongé du dedans, les dalles des étages vidées, on voit tout en transparence. Sous le métro aérien le travail de peindre continue. Les thèmes sont souvent archétypes : ce n’est pas un lieu du livre. Pourtant, ici, les voilà qui flottent au-dessus de la ville, six livres sans leur titre, et celui qui les fait vivre. Ou (…)
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2012.11.15 | New York Sofitel jour nuit
15 novembre 2012, par François Bon22ème étage face ville
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Louis Guilloux à New York
15 novembre 2012, par François BonDans les départements de français des facs étrangère, il y a une unique qualité, n’importe où, d’avoir conservé des titres si hétéroclites, à jamais séparés du récit de ce qui permit leur arrivée ou leur voyage. Et comme elles ne sont pas si riches, l’usure est plus massive. En tout cas c’était le seul livre de Louis Guilloux, dans cette petite salle du séminaire de traduction à la NYU, et la vieillesse même devient une histoire, un monument. Quelqu’un a indiqué au crayon en page de garde : (…)
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30 bouquins comme un seul
14 novembre 2012, par François BonDiscret et irréprochable compagnon de voyage, Olivier Barrot, simplicité et indépendance. C’est un genre de marathonien : 20 ans et 7000 entretiens pour son émission Un livre un jour, c’est quand même pas rien. C’est lui qui a lancé, il y a 5 ans, ce programme d’invitation, 5 fois par an, d’un auteur Fr à la New York University, sur les coulisses et la fabrique : In the making, et surtout qui s’est débrouillé pour le financer, hébergement et voyage. Il transbahutait donc un plein sac de mes (…)