Je fais rarement un cycle d’atelier d’écriture sans faire passer les étudiants par L’année 80 de Marguerite Duras, dont les 10 chapitres commencent par un constat météorologique. À Damvix dimanche retrouvé le baromètre du grand-père, resté accroché au même clou quand bien même le grand-père n’a certes pas pu le regarder depuis 1973. C’était le travail du patriarche (côté paternel aussi) d’aller tapoter du doigt pour voir la variation de l’aiguille, assez immanquablement dans le variable mais (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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de la pluie et du beau temps
16 avril 2012, par François Bon -
2012.04.15 | Damvix, barrage de la vieille Sèvre
15 avril 2012, par François Bonà Damvix, marais poitevin, retour sur vieux rituel familial
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2012.04.15 | autoportrait en clown dormeur
15 avril 2012, par François BonFacebook acquiert Instagram et aussitôt on se sent trahi ou menacé, mais ce jeu de quilles est devenu une telle permanence, dans la voiture, les ordinateurs ou les livres. « Tant d’argent pour juste acheter un jeu de filtres », dit Karl. Marre de ces « recettes industrielles façon grand-mère » – très belle analyse de Jérémy Liron. Du coup, presque mauvaise conscience à m’en servir cette semaine. En fait, se servir de quoi ? Pour une photo qui tienne la rampe, je sors mon petit Canon G12, à (…)
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2012.04.11 | Reims Management School
11 avril 2012, par François Bonavec fenêtre sur cours (et merci Elen Riot)
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canons sur la cathédrale
10 avril 2012, par François BonJournée avec Elen Riot et des étudiants de la Reims Management School, le matin sur édition numérique, l’après-midi un petit exercice d’écriture – jamais lassé de ces rencontres et émergences. Etranges canons sur le toit du bâtiment d’en face, et la vieille cathédrale comme un salut. Plus que vu le cousin.
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Louis-Gustave Vapereau
6 avril 2012, par François BonFichu Wikipedia : de la balade dans la maison de Balzac fermée au public pour un an, je retrouve dans les 80 photographies et quelques cet assemblage de 3 dictionnaires, dont ce Dictionnaire des littératures signé Vapereau. Cette fois, je me dis : pas possible, Wikipedia sera pris en défaut. Eh bien non, il y a une page Louis-Gustave Vapereau, elle surgit dans l’instant, et me ramène à Tours... Et pourtant, étrangeté wikipédienne, découvrir que le premier auteur de cette page, en 2006, dit (…)
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2012.06.04 | Paris, rue Raynouard, Balzac a fermé sa maison
6 avril 2012, par François BonFermeture un an pour rénovation de la maison de Balzac rue Raynouard, tant mieux ! On le voyait bien lors de l’exposition du travail de Louise Bourgeois sur Eugénie Grandet : le succès même de l’exposition faisait qu’on n’arrivait pas à se croiser dans la vieille maison qui en craquait de toutes ses coutures. La maison de Balzac a donc fermé ses portes pour un an. Bertrand Leclair (dernière photo) y prend résidence, quelle chance d’habiter le bâtiment où on peut se promener librement... (…)
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2012.04.06 | Paris, rue Raynouard, étrange atlas Balzac
6 avril 2012, par François BonTout un monde et sa carte dans un mur.
En me concentrant avant la lecture de la Grande Bretèche à la maison de Balzac, rue Raynouard, petite station dans la cour du bas, avec le grand portail fermé qui donne sur cette ruelle curieuse et méconnue, d’ailleurs avec pour nom Rue Marcel Proust parce que ces écrivains pervers, comme Baudelaire, c’est quand même pas très classieux pour une rue de la capitale.
La maison de Balzac est fermée pour un an, travaux, restauration. Jamais plus donc on (…) -
robinets
5 avril 2012, par François BonRobinets qui s’ouvrent, robinets qui se ferment. Comprends pas l’idée que les gens ont du web. Lointaine. Un machin de plomberie, qu’on ouvre ou qu’on ferme. Suis sûr qu’ils n’oseraient pas mettre un livre à la poubelle comme moi ces services de presse qui continuent d’arriver sans rien demander. Donc on t’ouvre, donc on te ferme, et pas grave, mec, pas grave : y a pas de quoi se mettre dans des états pareils, contrôle ton émotion. Moi suis pas comme eux : je n’ai pas les murs, je n’ai pas (…)
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2012.03.30 | du train et de la ville
30 mars 2012, par François BonAu bout de quelques mois de Québec, Paris paraissait une entité définie, et structurée. Dans les semaines du retour, on n’avait pas pu s’empêcher de quelques longues marches sans but, juste pour retrouver la ville. Au bout de cinq ans de détérioration, du mal à l’aimer : la misère, l’impolitesse, les flics. De mon côté, venir pour le boulot, des heures de rendez-vous bien précises, alors que je supporte de moins en moins les rendez-vous : si on parle par messages depuis les ordis la (…)