ou comment sortir de sa communauté en 6’40
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2010.05.27 | à Québec en pechakucha
27 mai 2010, par François Bon -
2010.05.25 | culture temporaire à louer
25 mai 2010, par François BonUne des choses étonnantes, je ne dois pas être le seul, c’est la réinterprétation immédiate des signes, lorsqu’ils incluent des mots. J’avais vraiment lu, en passant devant cette clôture (d’autant plus fascinante qu’au passage précédent l’immeuble démoli était réparti en tas selon la nature des déblais) : louez cette culture temporaire, et que j’y trouvais plutôt du sens.
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2010.05.25 | Québec, Thetford sur amiante
25 mai 2010, par François Bonla fin des mines, version Appalaches
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Bette mon cousin
21 mai 2010, par François BonDans ce goût évoqué ici pour la façon dont l’univers anglophone honore graphiquement l’objet livre, le plaisir toujours étrange à voir surgir depuis la langue de l’autre, les livres qui font partie de votre univers le plus proche. L’accent mis sur Balzac, dans cette collection avec Dickens et Hawthorne, comment ne pas s’en réjouir ? Reste qu’elle fait bizarre quand même en cousin, la Bette maigre et dure, dans son galetas du quartier du Louvre en démolition, avec le sculpteur à demi réussite (…)
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source
18 mai 2010, par François BonTiens, bizarre, le mot source est absent des Fleurs du mal. On la trouve dans Lamartine : Source limpide et murmurante, Qui de la fente du rocher Jaillis en nappe transparente, ou Sévigné : Ce sont des larmes douces, dont la source n’est point amère. On n’en finira donc pas, cette année, de buter sur l’usage des mots par rapport aux choses qu’ils désignent. La définir comment, la source : source de quoi, source pour qui ?
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détour librairie
17 mai 2010, par François BonPour les addicts de mon genre, une définition pertinente du mot librairie serait : endroit où on rentre de toute façon, même si on n’a pas l’intention d’acheter, juste pour fureter et causer, quelle que soit la ville et quelle que soit la librairie. Je connais donc à peu près toutes celles de la ville de Québec, et bien sûr le Pantoute Saint-Joseph. Une des contradictions du métier de libraire, c’est que bien sûr, même si les addicts (de mon genre) sont consommateurs réguliers et (…)
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angoiss
17 mai 2010, par François BonSavoir que pour le 26 mai je dois sélectionner 20 images dans mes réserves depuis août dernier, pour performance de 20 fois 40" au Cercle : mais les images bas de gamme que je fais ne sont qu’un relevé, un carnet de notes. S’en tenir à ces mots qu’on lit parfois sur le ciment ici ? Il se passe quoi, quand un mot ne va pas au bout de lui-même ? Plus d’angoisse, ou opéré d’une part de son angoisse ? Ou bien même un de ces curieux effets de genre d’ici, comme cette automobiliste tout à l’heure (…)
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adieu la ligne
15 mai 2010, par François BonEncore un voyage Montréal jeudi prochain (à Olivieri avec Martin Winckler) mais c’est trop cher pour que je m’offre ça ensuite. Donc hier c’était l’avant-dernière, avec embarquement aube, le bus de 5h30 arrivée 8h45. Curiosité que la terre et les arbres qu’on a vus rouges, puis gris, puis blancs, puis ces semaines de début d’année tristement noirs, soit dans l’éclatement des verts. Cette ligne, toute saison, je ne la connais que lumière rasante plein est. Ces aller-retours étaient lestés du (…)
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bibliothèque pour chiens
13 mai 2010, par François BonHeures du matin à la bibliothèque Gabrielle-Roy, quelques autres clampins de mon genre venus avec leur ordi (prise à chaque table, et wifi gratuite indeed), pas grand-monde donc non plus dans la galerie d’entrée. Ici au Québec et aux US il y a vraiment beaucoup et beaucoup de choses pour les chiens, soins, cimetières, vêtements – avais même découvert ces jours-ci (que ça m’en a donné des idées) un site où se faire aider pour rédiger et maintenir en ligne ad aeternam sa pet’s biography. Sur (…)
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poings
13 mai 2010, par François BonTout se mêle, et autour d’où tout se mêle la ville se retire : le ciment ici, si dur, et si nombreux ceux qui y errent. Il n’y a pas ici de révolte : les vaincus affichent à peau les traces de l’échec. Les autres : on marche. On contourne dans le vent les angles gris où la ville identique à elle-même recommence. Quel poing déchirerait l’espace, qui en ferait voix, vous rendrait à vous-même ?