précédent _ suivant Même si, à cinq ans de distance, son existence est quasi oubliée, je suis très fier de mon livre Proust est une fiction, et d’abord de son protocole : puisque c’était les 100 ans de la publication de Un amour de Swann, en 2013, rédiger en continu 100 articles de blog chacun développant un aspect de À la recherche du temps perdu. Je peux m’estimer satisfait, pas mal de lectures performances, dont une à Oujda, une autre à Paris, Maison de la Poésie (merci de la confiance), (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2019.10.07 | Proust un jour gris
7 octobre 2019, par François Bon -
2019.10.06 | Jean Gattegno, misérable relégation
6 octobre 2019, par François Bonprécédent _ suivantJean Gattegno (1935-1994) était déjà décédé quand j’ai commencé à venir régulièrement au 53 rue de Verneuil, principalement à l’époque pour les assemblées générales puis le conseil d’administration de ce qui était la Maison des Écrivains, c’est à l’époque par exemple qu’on avait mis en place (avec Patrick Souchon et Jean-Michel Maulpoix, Claude Ber –– Alain Lance étant directeur) le dispositif toujours en cours du « Temps des écrivains à l’université » et c’était (…)
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2019.10.05 | fouiller le visible (doublement plus visible)
5 octobre 2019, par François Bonprécédent _ suivant« Fouiller le visible », c’était le mot d’ordre de Théodore Rousseau, qui pour moi était surtout un nom, associé à l’école de Barbizon. C’est cet après-midi au Louvre, en circulant parmi nos lycée pro, salle Corot et la voisine, ce tableau tout noir. Reinhardt au Moma oui, mais c’est quoi ce tableau noir en peintur française. J’approche du cartouche, et le mot Poitou donc là ça me concerne. Château des Souliers : je ne connais pas. Ce soir, je trouve château de Soulier (…)
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2019.10.04 | dans la peau
4 octobre 2019, par François Bonprécédent _ suivant Confiance, intégrité, proximité, proximité, réactivité : et ça rime avec « côté » (dans mettre toutes les chances de votre côté), mais quand tu vois cinq mots comme ça rappliquer, tu te dis qu’il y en a un au moins qui est pure esbroufe, mais lequel ? Seule mot immobilier figure deux fois. Le graphiste ne sait pas la différence entre apostrophe code et apostrophe typo, mais à ma grande peine ça disparaît de plus en plus des sous-titres vidéo même des gens que j’aime bien. (…)
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2019.09.03 | chaises-longues de Ronsard
3 octobre 2019, par François Bonprécédent _ suivant Attention : rien à voir ici avec l’espace Ronsard évoqué hier. On est bien là où il est mort, et où — en 1933 je crois — on a découvert sa tombe et que ses restes furent identifiés (chance que n’ont pas eu Rabelais, Molière, Lautréamont, le courant plus sombre de nos lettres), avant que le lieu soit bombardé en 1944. Et le malheur supplémentaire de la rocade : on aurait à la faire aujourd’hui, on la doterait d’un mur anti-bruit. Là, juste sous son grondement permanent, on (…)
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2019.10.02 | malédiction Rimbaud
2 octobre 2019, par François Bonprécédent _ suivant Comme je devrais repasser par ce rond-point à cause d’une course à Leroy-Merlin, j’ouvre ce journal et cherche la page avec cette pancarte lamentable, deux fois le mot espace et Rimbaud plus Ronsard mis là comme on indiquerait la déchetterie. Aucune idée d’ailleurs des lieux qu’ils désignent : peut-être cette ferme subsistante entre entrepôts et rocade, avec oies (pour Rimbaud) et canards (pour Ronsard ?). En fait, je n’avais jamais mis cette pancarte dans ce journal, ni (…)
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2019.10.01 | petit homme à réaction
1er octobre 2019, par François Bonprécédent _ suivant Ranieri Rasini est mort à Sassetta en 1304, dit sa tombe, et un bon siècle plus tard, en 1437, les moines du couvent abritant cette tombe commandent au peintre Stéphane le jeune (Stefano di Giovanni) qu’on appellera désormais du nom de la ville, Sassetta, cette illustration d’un haut fait du dit Ranieri Rasini, la libération de 90 malheureux détenus des prisons de Florence, peinture qu’il livre et installe lui-même (enfin, le « prédelle » et toute la machinerie religieuse (…)
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2019.09.30 | machines à penser
30 septembre 2019, par François Bonprécédent _ suivant Deux fois par semaine, tu viens aux machines à penser. On a appris récemment avoir des neurones dans le ventre, on sait désormais qu’au fond de notre hippocampe des cellules mangent les neurones morts, et que ça fait du bien aux autres. Alors c’est ce que tu fais : vingt minutes, changer de machine ; vingt minutes, changer de machine ; vingt minutes, changer de machine. Longtemps tu t’étais dit que viendrait un temps où tu aurais liberté de tes après-midi, et pourquoi pas (…)
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2019.09.28 | Louvre musée vide #02
28 septembre 2019, par François Bonprécédent _ suivant
La spécificité du Louvre, par rapport à d’autres musées auxquels je me sens plus affectivement lié (en France ou ailleurs, ils ne sont pas si nombreux), c’est la possibilité d’y trouver ces zones désertées, d’organiser même son parcours en fonction de ces zones solitude. On parvient même à être seul avec son reflet, un instant, dans la grande galerie. Ensuite ce sera l’atelier d’écriture, les mots-combat, les mots-partage, donc ce temps de déambulation et silence sur (…) -
2019.09.27 | grève planète contribution
27 septembre 2019, par François BonEn attendant les élèves du lycée pro, un long tour dans les salles du Louvre, et revoir celle-ci. Mais on est le 27 septembre, grève pour la planète. En regardant ces merveilleuses mappemondes ouvragées du XVIIIe siècle, comment ne pas faire le lien : comment vivre sans inconnu devant soi disait René Char. Pour eux, cet inconnu c’était elle, la planète. Merci à Thérèse de Paulis de me l’avoir fait connaître, en juillet dernier.