La plupart de mes amis et collègues (tiens, Jérôme Mauche qui a en charge l’écriture aux Beaux-Arts de Lyon, très parallèle à ce que je fais à Cergy), habitent Paris, partent 2 jours par semaine dans leur école et dorment sur place. Pas mal d’écoles de province ont un appartement ou quelque combine pour leur permettre hébergement collaboratif, pas toutes. Moi c’est le contraire, j’habite la province et le mercredi soir dors à Cergy, et si je réserve la chambre d’avance je m’en tire pour 38 (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
-
journal | motel poussettes
12 juin 2014, par François Bon -
2014.06.07 | survivre sans réseau
7 juin 2014, par François BonUn peu énervé ce matin de lire cette énième tartine sur la solitude qu’on casserait avec le réseau, la solitude c’est dans l’intérieur de la phrase et le silence ou la socialité (le besoin de silence ou de casque plein pot, d’écrire aux aubes ou en pleine sardinerie de TGV). Quelle que soit l’intensité de mes périodes d’écriture, depuis toujours, elles incluent des heures ou des jours d’aphasie complète, ou des jours de marche ou d’autre chose, jouer d’un instrument pourvu qu’il ait des (…)
-
2014.06.07 | vidéo du train qui pleure
7 juin 2014, par François Bon9 minutes avant Montparnasse,la pluie et un ralenti
-
journal | le livre est dans la rue
3 juin 2014, par François BonÀ Soleure, où j’étais vendredi et samedi, photographié plusieurs de ces armoires à livre installées en pleine rue, dans la vieille ville, et celle-là un peu plus, parce qu’entre l’hôtel et le festival de l’autre côté du pont sur l’Aare, j’y passais souvent. Une fabrication à la suisse, massive, solide. Des rabats tout simples, qui ne laisseraient pas passer une intempérie malpolie, mais donnent accès facilement aux livres. Je suppose qu’on se sert à volonté, qu’on remet ou qu’on dépose. J’ai (…)
-
journal | intoxication langue (Dunsany, Soleure)
31 mai 2014, par François BonRien de tout ça n’était prévu, je me disais que les longues heures de train favoriseraient les rattrapages boulot tu parles. Il y a aussi que je sais de mieux en mieux ce que je vais risquer cet été, et que même sans vraiment prendre de notes l’étape de préparation c’est cette sorte de macération lente. Donc Lovecraft parle si fréquemment de Dunsany (suis dans traduction de son texte de jeunesse sur l« a composition littéraire »), et sur ce point crucial d’une poétique de la prose, qu’il me (…)
-
autoportrait par jour | 2014.05.31
31 mai 2014, par François Bonprécédent — suivant
Chaque soir, un autoportrait est ajouté aux précédents. Cette rubrique est uniquement accessible via le site, et non relayée sur les réseaux sociaux. Elle a commencé le 3 août 2020 dans la condition intérieure de se prolonger jusqu’à impossibilité physique avérée. Matériel utilisé (en principe) : GH5 + objectif Laowa 9mm. L’évolution du geste et du contexte de représentation sera un élément de réflexion aussi important que l’évolution du sujet même. -
journal | des pneus, des montagnes, et du destin artistique
29 mai 2014, par François BonQuand je suis entré au Palais de Tokyo et que j’ai découvert l’ampleur et l’échelle de ce que Thomas Hirschhorn y a installé pour sa Flamme éternelle (une sélection de mes photos), à force de montagnes de pneus usés, c’est bien sûr l’odeur qui m’a transporté tout de suite en enfance, mais depuis c’est devenu un peu obsessif, elles reviennent en nombre, les images avec pneus. À Saint-Michel en l’Herm, on descendait dans une cave murée au bout, parce que le caoutchouc naturel exigeait cette (…)
-
journal | du problème des photographies vues en rêve
26 mai 2014, par François BonPourquoi on ne verrait pas très précisément en rêve non des images du réel, mais des photographies ? Il y a longtemps que j’y entends des musiques (parfois les jouant moi-même) et c’est une dimension importante de mes pratiques de rêve, bien sûr dès lors qu’on est en écriture il y a tout ce qu’on écrit ou lit en rêve, et ce moment très bizarre du petit matin où on se décide à s’extraire pour aller écrire c’est souvent encore partie du rêve – mais ma relation au visuel fait que c’est très (…)
-
journal | de « I Loches you » et du franglais départemental
24 mai 2014, par François BonY en aurait marre de la langue à la poubelle. Mais surtout quand ça devient habitude de masse, et encore plus quand de plus en plus systématiquement ça part des institutions publiques, et de leurs réunions de bureau à vouloir faire moderne. La mode est à l’acronyme qui fait british, ça vous classe. Accessoirement, ça définit que le sous-chef de l’administration publique qui dépense les sous des contribuables a fait de l’anglais jusqu’en cinquième au moins. Ainsi l’université de (…)
-
2014.05.24 | à Chambord, on y dort, on y dort !
24 mai 2014, par François Bonlumières d’aube entre eau, bois, château