Un événement mineur en soi mais considérable de conséquence était le remplacement, juste avant le voyage US en octobre, de mon sac à dos pour l’ordi par une petite musette Décathlon avec deux poches principales (appareil photo dans la grosse, MacAir + liseuse ou iPad dans la fine), et deux poches secondaires (billets de train et papiers clés dans une, mon disque dur 2 Tera dans l’autre), plus pochette intérieure pour les raccords VGA/Ethernet/iPhone plus cordon secteur, mais ça reste (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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journal | art de la musette
18 décembre 2013, par François Bon -
journal | de photographier les gens
14 décembre 2013, par François BonC’est encore venu l’autre jour à Montpellier : de pourquoi il y a si rarement des photos de gens dans cette rubrique ici. Évidemment, la première réponse c’est que je ne sais pas les faire : je vois bien chez ceux qui savent, et j’essaye d’apprendre. Mais c’est indiscret, sauf lorsque c’est dans lecture ou colloque et que j’ai le droit. J’aime pas trop moi non plus, sinon lorsque condition publique explicite, qu’on me mette un appareil photo sous le nez. Mais après c’est plus compliqué : les (…)
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2013.12.14 | Saint-Brieuc avant l’aube
14 décembre 2013, par François BonAttention : c’est moi qui choisis ces départs par le premier train, au lendemain d’une lecture, remontant vers la gare par les rues désertes.
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2013.12.07 | lieu où j’attendis
7 décembre 2013, par François Bontoute personne disposant de renseignements précis sur ce lieu où j’attendis sera amicalement remerciée de me les communiquer
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journal | les livres, l’ordi, la bibliothèque
7 décembre 2013, par François BonQuelques minutes avant notre rencontre sur littérature, numérique et enseignement, dans les couloirs de la fac de Neuchâtel, vue surplombante sur la bibliothèque universitaire. Sous sa capuche, dans une bulle qui l’inclut (il ou elle) et son ordi, la concentration sur un travail, la conscience du lieu dans lequel s’effectue se travail, et pourtant le dos tourné aux livres inutiles (à ce moment précis, pour il ou elle). Je suis de plus en plus attentif, partout où je peux les photographier, à (…)
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2013.12.05 | nature morte hôtel Cergy
5 décembre 2013, par François BonJe connais deux personnes qui font systématiquement, l’un dessiné, l’autre écrit, des descriptions de chaque hôtel où ils dorment : Charlie Watts et Olivier Rolin (son dérangeant Suite à l’hôtel Crystal). Je ne l’ai jamais fait de toutes ces années, mais là il y a ce truc bizarre : dormir chaque semaine dans le même hôtel bas prix (mais correct, j’insiste) et toujours le même arrangement de meubles, pourtant jamais la même chambre, hors la symétrie pair/impair, et la distance au routeur wifi (…)
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journal | de l’art d’écrire papier
5 décembre 2013, par François BonJ’ai cru que c’était une plaisanterie, au moment de lire les textes de notre séance à partir de Kafka, quand cette élève a sorti ce lambeau gris, et puis a calé elle-même, n’arrivant pas à se relire. Du coup, plus tard, j’ai oublié de lui parler de cette tradition juive des Bibles écrites sur le plus petit support possible, Walter Benjamin s’émerveille d’une qui est grosse comme un morceau de sucre. Donc je l’ai mal pris, j’ai pas forcément des réflexes très ouverts dans la pression du (…)
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journal | OUIGO (mais la langue non)
2 décembre 2013, par François BonIls avaient inventé IDTGV pour leurs TGV charter à bas prix pourquoi pas, c’était une bonne idée. Mais la mode, pour faire numérique et progrès, c’est la multiplication de ces enfilades bâtardes entre les deux langues. Les copains québécois, quand les étudiants truffent leurs posts de fun, ride, gang, party, shit, awesome, vibe ou sharer, ils nous font encore des remarques sur notre frangling mais là avec OUIGO garanti SNCF trois fois en huit lignes je démissionne : comment on peut leur (…)
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2013.12.01 | moine copiste à céder
1er décembre 2013, par François BonLes boutiques de photocopie et impression pullulaient aux abords des universités. Les profs aussi envoyaient des polycops et tout le tintouin. Comment pleurer l’abandon d’une fonction inutile ? Après tout, il y a d’autres boulots qui naissent. Probablement aussi du côté de la réparation des ordis et matériels électroniques. Alors la ville se condense, joue les vitrines de luxe, et personne ne reprend la boutique du Moine Copiste. En même temps, le moine copiste c’était pour lui qu’on avait (…)
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journal | Sauramps, des hauts et bas de la librairie
30 novembre 2013, par François BonImpossible rentrer chez Sauramps, à Montpellier, dizaines et dizaines de gens à faire la queue entassés entre les tables de livres – explication : signature de Michel Drucker, rafistolé, étiré et reverni, probablement qu’il n’a pas écrit son livre mais c’est quand même lui qui le signe. Moi je veux voir Yann Grangeon, une des libraires m’entend et dit : — La littérature c’est tout en bas. — Oui, vraiment... m’entends-je lui répondre. On descend quand même dans le tout fond, là où autrefois (…)