Grand rectangle de verre tanné ; attrape lumière comme attrape-rêves. Porosité du verre ancien. Vitre fatiguée aux saisons de pluies, de bruines, d’étés brûlants. Écran matière. Dehors ramené au plan : ciel à travers. Mur brique aveugle. Cheminées. Œil traverse. Battements d’ailes, nuages, passés au tamis des matières. Rester là voir. Bribes. Coulures. Poussières. S’absorber aux lueurs. Guetter l’instant. Non. Plutôt se dissoudre. Image mentale rémanente. Je me souviens de ces heures et de la ville en deçà. Parfois une voix, un cri, des pas dans l’escalier. Oui quelqu’un derrière le mur, poussait son cri Tourette. C’était quand. C’était là. Œil prend mesure du temps. Devant-dedans deux pommes pourrissent en contre-jour; nappe mexicaine décolorée; miettes durcies; plat bleu. Transe immobile ou danse de mort invisible à œil nu. Vitrail entrailles, vitrail poussière : te souvenir de vitres sales ; de toutes les vitres de toutes les salles ; de toutes les vitres de toutes les chambres ; vitrail de crasse en contre-jour : fenêtre sur cour
« Œil prend mesure du temps »
Merci Nathalie d’ouvrir le bal et de m’ouvrir ainsi les yeux sur cette proposition insaisissable.
« attrape lumière comme attrape-rêves »
Merci, merci.
proposition casse tête, on s’y met quand même (bon-bah) et même y revenir… Merci Ugo de passer.
Et mon oeil voit aussitôt tes sublimes photos, le cri Tourette en plus
merci Catherine pour les photos qui aiment bien s’agripper aux vitres