A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

#été2023 #02bis | et le monde tourne tourne tourne

Une rue une silhouette dans une rue, banlieue industrielle, un pâté de maison à destination des clones carré le quartier en boucle carré tourne tourne tourne seuls les numéros sur les portes égrènent le changement. Les pieds passent devant les commerces fermés, quelques réchappés des centre-ville les petits les modestes les utiles, encore, malgré le centre commercial tout petit d’une Continuer la lecture#été2023 #02bis | et le monde tourne tourne tourne

#été2023 #01bis | un bureau

Sans fenêtre un bureau entre l’ennui des missions qui n’ont que le nom des rendez-vous manqués et l’attente un cahier pose la défense des humiliés veut cracher leur sang sans savoir comment un texte-là qui ne dit pas encore comme veut mais qui pousse au dedans pour émanciper le regard créatif.Dans le désœuvrement d’un bureau glauque une main dépose la Continuer la lecture#été2023 #01bis | un bureau

#été2023 #02 | blanc cassé

Un pavillon de banlieue standard le crépi blanchâtre sale seules les traineries aux abords disent la maison n’occupe pas les mêmes habitants peut être que c’était l’idée des architectes lissé l’humain, lissé la rue, lissé les vies standards interchangeables invisibles. Les pièces ne s’accordent pas à ceux qui y vivent le même ordre la même vacuité. Elle disait on a Continuer la lecture#été2023 #02 | blanc cassé

#été2023 #01 | l’urgence de se dire

mes lieux s’encombrent mes lieux s’entassent je finis par me poser ou le corps trouve grâce mon esprit surnombre et nage dans les méandres d’un cerveau qui ne stop pas sa marche s’éparpille au bruit vogue au sens  saute de mirage en mixage je ne sais plus ou je dois alors je pause et tente les mots dépôt les idées Continuer la lecture#été2023 #01 | l’urgence de se dire

#été2023 #00 | et puis la langue et puis l’émoi

un texte dit mes tripes féministes avant de le reconnaîtreun texte dit l’exigence de la langue couplé à l’abandon fictionun texte révèle malgré l’essence envoléejamais relu caressé le souvenir l’émerveillement intact la sensation du fortet puis toujours la recherche des relations à l’autre biaiséun texte crache sur mes entrailles remue la boue et prend ma mainl’adolescence émoi et la lettre Continuer la lecture#été2023 #00 | et puis la langue et puis l’émoi

#techniques #02 | Rimbaud _sanglots

des sanglots en mains                   fougères à vif                    le feu cigarette                négligemment                  des cigales trahison        le silence                           des jambes nues sur les feuilles        grillées                 des taons sur les croupes et la chaleur mirage    une poitrine étau      suffoquer            le chemin à pas étroit                   du béton fume                 du vert à peine                       des bonds Continuer la lecture#techniques #02 | Rimbaud _sanglots

#le double voyage 03_mourir à raison

Elle voulait mourir là. Elle voulait rester chez elle pas vraiment chez elle mais comme ci. Elle ne marchait plus. Les étages pesaient sur les genoux, l’appartement d’obstacles provoquait les chutes, la télé en sourdine de nuit, le canapé à forme lourde, là où le drame et les rires, le lieu secret inavoué, là le grincement du vide-ordure abandonné depuis Continuer la lecture#le double voyage 03_mourir à raison

#voyages #02 | Les vagues à grande vitesse

Un train à grande vitesse d’où la vue dit la vitre est atteignable, le store baissé pour la lumière. L’arrivée se devine, le ciel gris même l’été, parce que le gasoil, parce que la fumée, parce que la ville s’échappe par le ciel. Un tunnel d’humains se déplacent vers le même endroit piétinent fument fatiguent des bagages lourds lassent des Continuer la lecture#voyages #02 | Les vagues à grande vitesse

#voyages | #01_la nuit insomniaque

Partir s’installe et dit prépare, des mois, des semaines, des jours et puis la veille un amas d’injonctions vient frapper en insomnie. La nuit je veille toujours harassée en lutte chaque nouveau jour est un voyage inconnu vers lequel le vivant s’enterre. La peur absorbe les minutes pourtant une voiture pourrait interpeller le souffle d’un claquement de portière arrachée la Continuer la lecture#voyages | #01_la nuit insomniaque

#voyages #prologue | L’open consommable

Delhi. Le ciel gris dépose des particules sur la peau les bronches étouffent sous les klaxons des rickshaws. Ici on marchande quelques centimes qui font les repas là. Les ventres grouillent d’épices et ne peuvent retenir l’effusion d’un nom touristique donné au vide. Udaipur. Les sodas au petit-déjeuner des enfants aux yeux brillants tendent les mains et s s’agglutinent aux Continuer la lecture#voyages #prologue | L’open consommable