A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

#rectoverso #04 | le monde coule rouge

la mémoire effroi se couche devant toutes les époques_devant grand Homme et petite femme_devant tous petits corps_le point de bascule est là dans ce petit corps fragile qui ne sait pas comment dire non_comment se protéger de la grande main trop grande pour le petit corpsl’effroyable brutalité des corps qui choquent et croquent à n’en plus finir jusqu’aux os jusqu’à Continuer la lecture#rectoverso #04 | le monde coule rouge

#rectoverso #03 | C’est dommage quand même

RECTO Il y a des on des je il y a des ombres autour des langues il y a la mémoire qui goûte salée sur les cuissesOn aimerait savoir ce que faisait l’aïeul en Algérie pour comprendre siOn aimerait connaître l’endroit où ça vrille dans la tête pour que le désir d’enfant envahisse la raisonA quel moment on est de Continuer la lecture#rectoverso #03 | C’est dommage quand même

#rectoverso #02 | Les yeux dégorgent

Recto A ces stades nuits d’infos les yeux regorgent de je morts A ce stade nuit je petite fille retient son souffle pour que la poignée ne bouge pas l’aléatoire du désir vicié empêche les yeux de dormir toujours à ce stade nuit l’attente parce que de clef il n y a pas sur la porte et l’homme respire trop Continuer la lecture#rectoverso #02 | Les yeux dégorgent

#anthologie #03 | seconde peau

seconde main seconde peau en déplacement souterrain ou est tu ? la journée à chercher sa peau pianote pianote et envoie cherche note repose puis reprend une idée une connexion un partage une aspiration à l’inspiration un parasite ou une aide sensible une peau lourde et grasse qui souvent pèse à la recherche de l’objet peau métallique secondant la main Continuer la lecture#anthologie #03 | seconde peau

#anthologie #prologue | corps bleu

un corps a peine vagissant un corps bleu au monde la corde au cou serrant chaque poussées bienvenuesa peine un cri encore maintenu plein dans la chaleur d’un corps d’eau sanguinevenue au monde nouée attachée retenue pendue presqueet la lumière crue artifice trouéest-ce le première intolérance ?un accueil pissenlit racineun futur corps d’un mètre quatre-vingt dans une poche d’eau stagnante Continuer la lecture#anthologie #prologue | corps bleu

#anthologie #01 | Et puis

demeurer mais plus poursentir les lieux l’autre l’intime une cage d’escalier un peu sombre une ouverture facile une cité dans une ville richepas trop tacheune cité à mignonnerie n’empêche pas la drogue autre temps autre rangrevenir à l’enfant qui grimpe les marchesdans cette ville tout est pente ça creuse les pentes ça capitule les muscles des maldeboutsdes marches pour le Continuer la lecture#anthologie #01 | Et puis

#gestes&usages#03_à peine

Il est vivant sur un carton à peine droit la tête sur le côté gauche du corps à ses côtés un chien aux yeux dévorés peut être une femelle emmitouflée sous un tissu taché peut être une couverture trouée devant un gobelet l’éternel des sans un gobelet en carton avachi de froid quelques pièces peut-être un euro ou deux pas Continuer la lecture#gestes&usages#03_à peine

#gestes&usages #02 | courir une photo

Click en noir et blanc click aux souvenirs de guerre8 juin 1972 Vietnam Trảng Bàng à proximité de la route n°14 bombes orange6 soldats tranquilles en arrière-plan autour 5 enfants hurlants dont 1 petite fille les bras ouverts vers l’impossible consolation 1 frère pour sa sœur la bouche grandeFuirla bavure la zone à bombardement immédiate la pagode sanctuairecourir vite dit Continuer la lecture#gestes&usages #02 | courir une photo

#01_border les petits

un nuage de bruit sur les souvenirs existent        pour les bordés du soir                et les effractés de nuit tant pis                             les corps rassurés deviennent légersune odeur d’Orient sous payé dépensent en manège le sourire des gardes d’enfants                       un pingouin dans le sable enterré                           capture la liberté et des sauts basculent sous métro                    attention dit le Continuer la lecture#01_border les petits

#00, prologue_fraise des bois

Une bouche de fraise s’égare sans conscience au bois engloutit                 quenottes blanches sur cris d’effraie une robe tachée de rouge petite fille repue                        les poils doux du chien bleu transpercent les parents d’inédit        ça luit                   n’oublie pas pourtant rien que la substance des mots qui racontent ce qui n’existe plus