A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

#40jours #22 | il faut beaucoup s’anesthésier

On ne s’y arrête pas, c’est un lieu de passage pourtant des hommes sols installés sur des cartons, un hall béton, des lumières, des pas, beaucoup de pas.La nuit ferme les vigiles dehors. Ils reviennent au petit matin, dans les coins dehors les plus chanceux à l’abri du vent de la pluieIls reviennent sous-sol s’allongent tissu sur tête, semi protection Continuer la lecture#40jours #22 | il faut beaucoup s’anesthésier

#40jours #21 | protocole sourire

Qu’est ce ça change si je souris ?Pressé les gens pressés.Une dame me dit c’est agréable les échanges détentes avec des inconnus.Je prends les paris, essayons sourire vrai inconnu.Faire ses courses en étant abordable, prendre le temps de voir, regarder vraiment l’autre. Ne pas consommer l’espace mais le percevoir dans sa nudité, dans sa lumière dans ses absences.Ils font la Continuer la lecture#40jours #21 | protocole sourire

#40jours #19 | est-ce qu’on peut ?

Dans la salle les visages marqués les visages ridés, ça chuchote elle est si jeune, le corps bouge la salle d’attente pleine d’attente pleine de maladie qui ne veulent plus se lire les malades espèrent, les cheveux ras les yeux dilatés. Le jeu des chaises musicales rendez-vous anesthésie et puis l’interne et l’infirmière (c’est toujours des femmes) finir chirurgiens professeurs Continuer la lecture#40jours #19 | est-ce qu’on peut ?

#40jours #20 | vagissant

Donne la moelle toute substance peau sein le nouveau-né s’accroche il a besoin nécessité d’un fort existant construit ventre puis dehors vagissant besoin nécessité obligation que l’on s’occupe, berce, enrobe.DonneTu dois donner tout de toi jusqu’à la folie jusqu’ à l’absence sommeil corps espace rêves pensées, tu lui laisse tout pour qu’il devienneDonne lait caresse peau veloutée attaché accroché tu Continuer la lecture#40jours #20 | vagissant

#40jours #18 | le pied nu

La chaleur me ramène les degrés toujours plus haut les vêtements en moins moite en ce mois de juillet. Le train défile les paysages devenus miens les gares du sud. Je suis d’ici à présent. Peut-être y étais déjà dès la naissance d’une arrière-grand-mère dans la grand rue du village. La chaleur souffle ma peau et lui dis le retour. Continuer la lecture#40jours #18 | le pied nu

#40jours#17 | même quand

Il est 10h fatigué, elles sortent plein soleil, les yeux se plissent, sourient, soulagées, harassées, les épaules lasses, le corps pèse, avant que les actifs du jour entrent, elles, petites mains ménage, dos courbés, jambes lourdes, époussettent, aspirent, lavent puis retournent métro RER pause et retour. Inlassablement les jours passent, les jours pèsent, elles gagnent à peine de quoi remplir Continuer la lecture#40jours#17 | même quand

#40jours #16 | j’écris main

Paris malade Paris attente des allers retours confus des allers retours ou prends reçois patienceParis chambre refuge le bruit continu même de nuit les trajets se ressemblent familiers les repères ont nids je joue avec les ombres dans la rueJ’écris main téléphone je capte les bribes tellement de sons d’odeurs d’hommes de solsJ’écris marchant ne me pose pas me déplace Continuer la lecture#40jours #16 | j’écris main

#40jours #14 | faciès

Au faciès les papiers, si tu oublies ta carte ne te reste plus qu’à courir ou pas trop affronter on est pas sérieux quand on est jeune. Si tu cours et rencontre un transformateur tu grilles. Ils avaient oublié leur carte d’identité ils sont sortis rejoindre les copains quelques heures après morts, peur du contrôle faciès peur tout court.Un voisin Continuer la lecture#40jours #14 | faciès

#40jours #13 | le bleu pourtant vert de l’œil malade

Le vert marron de l’œilLe vert marron de la tumeurLe vert marron de la terre qui mêle piedsLe vert marron dont personne ne veut pourtant si beau quand les arbres prennent racine pourtant si malade quand elle grossit et s’échappe.Le vert marron s’étale rétine et puis flou et puis obscur il mange l’œilun dédale d’eau sous paupièresVerts et bleus le Continuer la lecture#40jours #13 | le bleu pourtant vert de l’œil malade