A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

#40jours#17 | même quand

Il est 10h fatigué, elles sortent plein soleil, les yeux se plissent, sourient, soulagées, harassées, les épaules lasses, le corps pèse, avant que les actifs du jour entrent, elles, petites mains ménage, dos courbés, jambes lourdes, époussettent, aspirent, lavent puis retournent métro RER pause et retour. Inlassablement les jours passent, les jours pèsent, elles gagnent à peine de quoi remplir Continuer la lecture#40jours#17 | même quand

#40jours #16 | j’écris main

Paris malade Paris attente des allers retours confus des allers retours ou prends reçois patienceParis chambre refuge le bruit continu même de nuit les trajets se ressemblent familiers les repères ont nids je joue avec les ombres dans la rueJ’écris main téléphone je capte les bribes tellement de sons d’odeurs d’hommes de solsJ’écris marchant ne me pose pas me déplace Continuer la lecture#40jours #16 | j’écris main

#40jours #14 | faciès

Au faciès les papiers, si tu oublies ta carte ne te reste plus qu’à courir ou pas trop affronter on est pas sérieux quand on est jeune. Si tu cours et rencontre un transformateur tu grilles. Ils avaient oublié leur carte d’identité ils sont sortis rejoindre les copains quelques heures après morts, peur du contrôle faciès peur tout court.Un voisin Continuer la lecture#40jours #14 | faciès

#40jours #13 | le bleu pourtant vert de l’œil malade

Le vert marron de l’œilLe vert marron de la tumeurLe vert marron de la terre qui mêle piedsLe vert marron dont personne ne veut pourtant si beau quand les arbres prennent racine pourtant si malade quand elle grossit et s’échappe.Le vert marron s’étale rétine et puis flou et puis obscur il mange l’œilun dédale d’eau sous paupièresVerts et bleus le Continuer la lecture#40jours #13 | le bleu pourtant vert de l’œil malade

#40jours#12 | ouvrir sens

Étrange pour moi de jouer avec la vision quand la mienne mise à mal.Je triture donc et parfois me risque hors sujet histoire de ne pas complètement tourner autour l’œil.Je réapprends à voir ou ne pas suffisamment, comment accommoder les sens?Je dis à ma fille de ressentir avec ces doigts pour s’attacher, son corps se repérer, se souvenir des contours Continuer la lecture#40jours#12 | ouvrir sens

#40jours#11 | a corps perdu

Encore perdu a corps perduEt si on pouvait perdre corps ?Se perdre dans les rues ou en soiDepuis que je sais je m’égarePeut-on préparer sa disparition ? Doit-on le faire alors qu’il y a l’espoir encore vie ?Quand perd-on ? Y a-t-il un bon moment pour s’égarer ?Rien ne compte plus que l’essentiel pourtant des envies toujoursun puit dicte un Continuer la lecture#40jours#11 | a corps perdu

#40jours#10 | des bavarois à la fraise d’anniversaire

L’enfance ne retient pas les souvenirs si certains se jouent du corps. Des cris intimes révoquent les possibles sourires. Il y en a, sur les photos on les voit. Les adultes ne sont pas tous mal aimants, beaucoup ne veulent pas plus loin que ce qu’il voit ou ne veulent pas voir simplement. Alors tout s’est échappé.Je prépare l’anniversaire copains Continuer la lecture#40jours#10 | des bavarois à la fraise d’anniversaire

#40jours #09 | sans caresses

Je n’aime pas la foule, je deviens huître, mes yeux ne savent pas accrocher les pas fuyants, la panique grande, il a fallu des années de calme pour admettre que ce que je pensais acquis n’existait pas, travailler en collectif, vivre en grande ville, prendre les transports, jusqu’ici subis. Des arbres les oiseaux écoutent le bruit du rien. Dans la Continuer la lecture#40jours #09 | sans caresses

#40jours#08 | 4 murs et de l’eau

Une journée caniculaire entre maisons ville/village. Dans les centre-ville du sud la moiteur étouffe.Les cris percent les toits le soleil ne descend pas si bas trop de mur de dédales de vieille pierre, insalubre ça sent l’urine et la moisissure même l’été fenêtres ouvertes.Le linge pend au fenêtre à travers les bâtiments, le folklore italien n’est pas vraiment du folklore Continuer la lecture#40jours#08 | 4 murs et de l’eau