#rectoverso #03 | le monde
il y a des entrepôts où des hommes, de la journée, ne voient pas le jour…
oui est un mot rond, le fermoir du cercle du fini…
Continuer la lecture#rectoverso #03 | le monde
le Tiers Livre | écrire, publier, explorer
la plateforme de publication collective des ateliers Tiers Livre
il y a des entrepôts où des hommes, de la journée, ne voient pas le jour…
oui est un mot rond, le fermoir du cercle du fini…
Continuer la lecture#rectoverso #03 | le monde
La lumière s’évanouissait du ciel, la nappe du buffet semblait encore plus blanche sur le carré d’herbe qui perdait ses couleurs. Verres à la main, rouge aux lèvres, chaussures de cuir, robes choisies, chemises de prix, cols de vestes et décolletés d’où les effluves des eaux de toilette ne s’étaient pas encore évaporés, ils se groupaient dans ce seul espace libre au centre du jardin du musée Delacroix, l’occupant tout entier, certains plus stratégiquement positionnés à portée des petits fours, Continuer la lecture#rectoverso #02 | orage
La nouvelle gare des autobus, au terminus de la ligne, est une esplanade implacable où la lumière évapore l’épaisseur des choses. Seuls vibrent les contours, la mince verticale des lampadaires, la maigre silhouette des végétaux espacés les uns des autres. Rien ne dépasse du paysage. Il ne pend presque plus aucun câble de travaux, les poteaux provisoires, aussi, ont disparu. Continuer la lecture# rectoverso #01 | Stations
Loin des forêts vraies
La cabane du salon avait des pieds
de métal, une charpente d’étendoir Continuer la lecture#boost #12 | Cabane
Nous étions comme paralysés. Chacun de nos membres pourtant, du petit doigt à l’orteil, était parfaitement mobile. Nous avions beau nous agiter, nous n’avancions pas. Sur place restait la nuit. Nos bras faisaient des moulins dans le vide, nos genoux gigotaient. Sur la nuque une gêne nous encombrait et nos yeux pouvaient bien se tendre, ils ne rencontraient que le Continuer la lecture#boost #11 | À l’envers de la lumière
0. Le bout du môle avait le goût des promenades rallongées.
1. La terre colle, la terre adhère
2. La porte de l’enfance est plate et la clef
etc. Continuer la lecture#Boost de #00 à #10
Aller ! Aller ! le long de la bande immobile du fleuve – sous la surface des eaux les remous se cachent pour mieux happer le temps. Aller ! sur le chemin de halage où les cordes de chanvre se tendent à en claquer, scient le dos des esclaves Continuer la lecture#boost #10 | Geste du temps
Elle faisait, à pas arrondis, le tour de la statue. Comme tout le monde, elle lui avait jeté un coup d’œil de face. Elle atteint le côté après plusieurs pas, traversant des voix étrangères, des mots mâchonnés dont lui parvenaient des syllabes gluantes. C’était un grand monument autour duquel on marchait lentement. Un bourdonnement Continuer la lecture#boost #09 | Tournant
Des moments feu. Un flambant que seul pourrait écraser le sec des coups du marteau sur la crête de l’instant. Un moment immobile avalé de lumière. Hoquetant dans les larmes du souvenir, un moment Continuer la lecture#boost #08 Moments feu | Moments d’écart | Derniers moments
Tu toucheras du bois parce que la racine des choses et le pilier du monde passent par le tronc de l’arbre – tu es de ce bois dans ton entourage d’artifice – ta main à ta tête portée tu prononceras les mots de toujours – sans jamais en changer – et ta tête touchés les doigts relâchés le soupir poussé Continuer la lecture#Boost #07 | Performations