A propos de Solange Vissac

Entre campagne et ville, entre deux livres où se perdre, entre des textes qui s'écrivent et des photos qui se capturent... toujours un peu cachée... me dévoilant un peu sur mon blog jardin d'ombres.

#double voyage SV

# 05 Nicolas Bouvier Voiture : réussir à faire passer un fil avec un nœud au bout, accrocher le bitonio (la tirette) qui bloquait la porte en position fermée, les clés restées sur le tableau de bord, et après de nombreuses tentatives réussir l’exploit. Prendre enfin la route pour l’étape Plymouth- Hayle. Ville morte : zigzaguer dans les rues à la recherche Continuer la lecture#double voyage SV

carnets individuels | Du peu | Solange Vissac

#40 Choses à méditer ( attente derrière la vitre que les ombres de la nuit se dissipent) personne ne peut rien — seul soi et son obstination — c’est l’au-delà de la raison — à chacun la définition de ses obligations — du peu du réel malaxer les atomes — chacun dans sa vie — affûter le regard — prendre Continuer la lecturecarnets individuels | Du peu | Solange Vissac

#Photofictions# 9| la pierre du soleil

Debout devant le rocher, il parlait avec un peu de solennité et lui racontait son histoire: Je t’ai emmenée dans un des lieux les plus porteurs d’histoire du village, toi qui es si attachée justement à ce village. On l’appelle la pierre du soleil, c’est un endroit très ancien. Les anciens, nos anciens, et tu n’imagines même pas des anciens Continuer la lecture#Photofictions# 9| la pierre du soleil

#carnets #prologue | Un fil rouge

Au commencement, ce furent des pages arrachées aux cahiers de classe, où des poèmes d’enfant se sont écrits, puis bien pliés en quatre ont rejoint une enveloppe pour se calfeutrer. Le premier vrai cahier était rouge, c’était ce qu’on nommait un cahier de brouillon, que j’avais dû subtiliser aux fournitures scolaires. Il se terre encore là, dans le troisième tiroir Continuer la lecture#carnets #prologue | Un fil rouge

#40jours #40 | défricher

Tu sais quoi, dans cet éclair d’œil, c’est comme si les souvenirs absents, les apparences, les plaisirs d’errance – comme des bouches – les traces, provenaient d’une boutique abandonnée au carrefour des ans, dans la densité d’un inattendu qui dérive, s’échoue entre quelques apartés de granit ou de bruyère, se heurte à des murs souvent, s’imprègne du calme, de la Continuer la lecture#40jours #40 | défricher

#40jours #39 | retrouvailles

La lettre avait été envoyée. La réponse reçue. On monterait à P. le dimanche de Pentecôte. Des pensées éparses se partageaient entre la crainte d’être malade en voiture et la joie de l’échappée qui se profilait, le plaisir de retrouver ce grand-oncle, presque un grand-père, qu’elle voyait toutes les semaines avant, et qui désormais habitait à 250 kilomètres dans un Continuer la lecture#40jours #39 | retrouvailles

#40jours #double | dans le jardin

Il me semble bien qu’un point d’usure est atteint. Que cette rue a été suffisamment arpentée. Du bas jusqu’à ce presque haut que tes pas ne parviennent pas à fouler. Que les souvenirs du numéro 1 au 21 se sont écrits. Cela suffit, non ? Qu’il faudrait pousser l’avancée jusqu’au numéro 40. D’ordinaire, tu aimes bien les sous-bois et les zones Continuer la lecture#40jours #double | dans le jardin

#40jours #38 | nos murs

Les murs en nous dressés. Depuis nos fondations. Aux pierres bien serties depuis le réconfort de l’enfance. Avec sa tectonique du dedans. Et ses voix. Et ses silences. Et toutes sortes de tétanies. Et le trouble des rêves. Et sa terre remuée, fouillée. Et ces flux et reflux. Et ces exigences données comme un ordre. Et les pétrifications des ans. Continuer la lecture#40jours #38 | nos murs

#40 jours #37| entre granit et bruyère

Cela pousse derrière la tête. Il y a trop longtemps déjà. Besoin, nécessité, exigence intérieure. Quitter la ville. Prendre de la hauteur. Nul besoin de hautes montagnes. Juste ce mont. Celui d’où se découvre l’origine des plus anciens que moi. Après trois heures de route, garer la voiture sur le parking du col Finiels à 1541 mètres. Déjà savoir que Continuer la lecture#40 jours #37| entre granit et bruyère

#40jours #36 | quelques apartés

Ici, dans cette rue de l’enfance, une sorte de glu retient tout ce qui fut. Il suffit de poser le pied sur le trottoir de gauche, le côté impair, et de remonter lentement la rue. Des souvenirs glacés coulent le long du dos. Dès le numéro 3, on pousse la porte du magasin Cornand et l’on s’attend à voir surgir Continuer la lecture#40jours #36 | quelques apartés