A propos de Solange Vissac

Entre campagne et ville, entre deux livres où se perdre, entre des textes qui s'écrivent et des photos qui se capturent... toujours un peu cachée... me dévoilant un peu sur mon blog jardin d'ombres.

#40 jours #12 | Général Gordon

C’est le numéro 15 de la rue. C’est un immeuble qui n’est pas dans l’alignement des autres, on ne sait pas pourquoi. Le trottoir devient plus étroit sur toute sa longueur, soit une vingtaine de mètres, où s’affichent deux vitrines de chaque côté d’une porte. Sur l’enseigne est écrit Général Gordon en une belle écriture cursive et penchée. De l’extérieur, Continuer la lecture#40 jours #12 | Général Gordon

#40 jours #11| plaisir d’errances

Désormais, on ne va plus seulement dans ce lieu pour les monuments et les œuvres d’art qui densifient la ville. La foule on sait comment s’en dissocier et elle participe même au risque ( au bienfait) de l’égarement. Venise porte dans sa substance les craquements des songes, l’envolée des pensées, et la dérive du pas. Elle est un véritable guide Continuer la lecture#40 jours #11| plaisir d’errances

#40 jours #10 souvenirs absents

Avoir des monticules de souvenirs et tout autant et davantage encore enfouis dans les antres de la mémoire. Comment se souvenir de la première maison, rue Benoît Malon où se sont passés mes premiers mois dans un deux-pièces m’a t’on raconté, où nous étions quatre avec un frère de quatre ans qui devait courir partout, peut-être me tirer les cheveux Continuer la lecture#40 jours #10 souvenirs absents

#40 jours #9| apparences

Entrée dans le hall du cinéma, la robe balayant le sol, elle paye sa place, puis se met à parler toute seule jusqu’à l’ascenseur qui dessert les diverses salles. Une exubérance l’a saisie, elle soliloque, gestes à l’appui puis s’engouffre dans la salle numéro 3. Un petit garçon très blond au bord du chemin le long des jardins ouvriers, sa Continuer la lecture#40 jours #9| apparences

#40jours #08 | d’une gare à l’autre

Comme des bouts de phrases abandonnés sur une page de carnet, les sensations au sortir d’une gare dont on a l’habitude sont fragmentées, pleines d’ombres et de lumières et butent sur une façade d’immeuble dont on n’avait jamais remarqué cette teinte jaune, ni cet arbre que l’on trouve bien seul sur l’esplanade, ni la rue menant au centre-ville qui semble Continuer la lecture#40jours #08 | d’une gare à l’autre

#40 jours #07 | dans les entrailles

Tous les escaliers ne se ressemblent pas. Il y a l’escalier droit avec la rampe froide métallique et sur lequel on fait une demie torsion à chaque palier, il y a l’escalier avec des marches usées, parfois même ébréchées où nul appui pour les mains n’est possible, alors on les tend sur les côtés pour forcer l’équilibre, il y a Continuer la lecture#40 jours #07 | dans les entrailles

#40 jours #6| Cartographie NEOS

Cartographie Nord C’est dans un îlot cerné d’aucune mer, mais simplement du halo de l’enfance, que s’étale le grand atlas au vert de velours du Reader’s digest, survenu par voie postale et devant lequel du haut de mes huit ans je restais aimantée des heures durant, fascinée par ces archipels de taches colorées dessinant les reliefs d’un monde balayé de Continuer la lecture#40 jours #6| Cartographie NEOS

#40 jours #05 | traverser les murs

Entre elles, la porte s’est refermée. La mère a dû s’absenter pour une heure et a laissé l’enfant, qui est grande désormais, seule pour la première fois dans l’appartement. On n’est pas au temps des téléphones portables, ni même d’un téléphone fixe. Le dos collé contre la porte, la fillette se sait vraiment isolée sans décider encore si elle savoure Continuer la lecture#40 jours #05 | traverser les murs

#40jours #04 | aller à la boulangerie

Marches ébréchées, la cinquième et septième à la montée.( bien faire attention de ne pas poser le pied dessus). Brin d’herbe et petite fleur jaune dans l’interstice entre la dalle de béton et le goudron de la rue ( ne pas arracher, laisser son temps de vie à la fleur). Ombre portée des arbres sur l’étroit talus entre le collège Continuer la lecture#40jours #04 | aller à la boulangerie

#40 jours #03 | calme, douceur ou doute

Trois noms de rue en France ( Saint-Étienne, La Roche-sur-Yon, Digne-les-bains) portent le nom de Cécile Sauvage, poétesse d’un autre temps, et dont je découvre une biographie, moins édulcorée que l’officielle, avec tendresse. Jeu d’ombre et de lumière, de reflet sur des murs, et ces éclaboussures de rouge au bord de la photo. La rue semble filer loin, alors qu’elle Continuer la lecture#40 jours #03 | calme, douceur ou doute