#40jours #04 | au début ras du sol, et puis debout ensuite

Déjà la qualité du sol, son toucher, sa plus ou moins forte résistance, son contact avec les pieds nus ou chaussés. Le linoléum du couloir de l’appartement brûle les genoux si on est distrait, ou pressé, en tous cas inattentif. Il enseigne la prudence pour parvenir à la cuisine, tomettes rouge brique dont les joints à force d’être récurés s’amaigrissent, Continuer la lecture#40jours #04 | au début ras du sol, et puis debout ensuite

#40jours #03 | Raymond Carver trois fois

La voiture Google passe au sud du mémorial Raymond Carver, on ne peut s’y rendre à pied via le petit bonhomme, et il n’est proposé qu’une vue aérienne puis dans un encart, en haut à droite de l’écran , deux photographies, l’une prise en avril 2021 par Neil w et la seconde par MeA en juin 2022. Un peu plus Continuer la lecture#40jours #03 | Raymond Carver trois fois

#40 jours #04 | Ci gît un nid de poule

-Est-ce que pourtant on regarde les sols ? »  La question est posée par Régis PERRAY et j’ai envie d’y répondre. La saleté des sols La dangerosité des sols La puanteur des sols La laideur des sols L’élitisme dans le plan d’occupation des sols Les zones sinistrées et leurs sols défoncés Oui, réhabiliter les sols est une action d’utilité publique Tout Continuer la lecture#40 jours #04 | Ci gît un nid de poule

#40jours #03 | Salvador Allende.

Le lycée des métiers Salvador Allende à Béthunes dans le nord. On y arrive par la rue de l’université, en face des maisons mitoyennes à un seul étage typiques du nord en briques marron-rouge, et lui, le lycée, tout simple, d’abord le long de la rue sa longue barrière en croisillons de bois peint en blanc quatre-vingt cm de haut, Continuer la lecture#40jours #03 | Salvador Allende.

#40jours #03 | le loup

C’est la rue de la brèche aux loups et pourtant ils sont partis, en tout cas celui que je connaissais. Il est resté là longtemps, à guetter les enfants bien alignés qui avaient les yeux vides de terreur, mais qui étaient plutôt mignons avec leurs pulls colorés. Il n’y a plus que le pan de mur écaillé et deux bouts Continuer la lecture#40jours #03 | le loup

#40jours #03 | Trois fois Louise Michel

Le feu orange est clignotant. Les voitures s’engagent lentement, une bleue, trois blanches, une rouge, j’invente rien, sur le rond-point Louise-Michel, la jaune passe plus vite et s’enfuit. La fin de l’après-midi allonge les ombres maigrelettes des arbres dont les bourgeons hésitent encore. Les seuls visages en vue sont ceux de deux candidats sur les panneaux « libre expression » : trois fois Continuer la lecture#40jours #03 | Trois fois Louise Michel

#40jours #04 | Des sols et une fugue

J’ai goûté ma ville. Dans le bac à sable j’ai goûté le sable. Au pied de l’arbre j’ai goûté la terre. Sur le chemin de l’école, j’ai goûté l’herbe humide. Sur la dalle j’ai posé ma langue. Seuls les enfants connaissent aussi bien leur ville. A peine à marcher qu’ils veulent savoir ce qu’est vraiment ce qui les tient debout. Continuer la lecture#40jours #04 | Des sols et une fugue

# 40 jours -04 | Pas glissés sur un parquet

[…] une attitude qui, à l’inverse de la posture, n’est rien d’autre que la marque revendiquée autant que discrète de son rapport au monde… » « … L’art de Régis Perray est indissociable de sa vie. Un Polaroïd de 1977 le montre, enfant, dans la cuisine familiale, appuyé sur un balai. Il faut glisser d’une toile à l’autre  avec les Continuer la lecture# 40 jours -04 | Pas glissés sur un parquet

# 40 jours # 03 parking | EMA

EMA regarde, regarde mes mains, mes doigts galoches, ma peur talonne, ce geste imprécis ne l’écoute pas vraiment, fais semblant de dormir, ne te relève pas, jute à pencher la tête dans une orée de pluie, regarde large, déploie tes gammes EMA, EMA bassonne EMA clarinne, nos billes en tête et nos tympans cherchant la note, ta précision d’alto, EMA Continuer la lecture# 40 jours # 03 parking | EMA

#40 jours # 03 | Je poursuis un chemin

C’est une rue ombragée par une enfilade de peupliers, le feuillage retombe nonchalamment, caresse l’air sans vent, sans un passant, sans un véhicule, une invitation au silence. De chaque côté, un trottoir éloigné de la circulation par une bande de terre et plus loin, en retrait, des habitations. La tranquillité habite le lieu. Un panneau de signalisation indique de ne Continuer la lecture#40 jours # 03 | Je poursuis un chemin