#été2023 #02bis | rue

Je suis partie tôt ce matin. En restant dans la même région d’Ile de France, de banlieue à banlieue, je me suis éloignée progressivement de ce lieu de naissance et le trajet s’est complexifié. D’un unique changement à Nation, il s’est métamorphosé en une succession de transferts entre un tram, un bus, un métro et un rer. Le changement de Continuer la lecture#été2023 #02bis | rue

été2023 #02 | teppaz

Ce que le voisin qui se gave de musique celtique, voudrait se rappeler c’est ce qu’il y a derrière la maison d’où vient cette musique. Il y est allé souvent il y a si longtemps, une autre vie il se dit et pourtant non, la sienne, la même, tu n’étais pas le même, avais tu quelque chose à voir avec Continuer la lectureété2023 #02 | teppaz

Été 23 | 01bis | vertige de la voix

Nous ne connaissons pas notre voix. Nous ne reconnaissons pas notre voix. Hier, une voix au téléphone m’a dit: j’ai reconnu votre voix. Je reconnais la voix des écrivains que j’aime. Souvent j’ouvre un carnet et je me demande d’où vient ce texte. Un grand vide se fait. Du lointain, presqu’inaudible, une voix me dit: mais c’est toi qui l’as Continuer la lectureÉté 23 | 01bis | vertige de la voix

#été2023 #02 | Sa maison

La porte métallique du numéro 2171 s’est entrebaillée. Les gonds ont grogné. Le courrier de la banque coincé dans l’encadrement est tombé à terre. Rectangle blanc cru sur les pavés jaune passé. Puis s’ouvre l’obscurité du couloir, faïencé du sol au plafond de carreaux ébréchés et pas droits, en une sorte de nique à la géométrie. Pas de plan orthogonal, Continuer la lecture#été2023 #02 | Sa maison

#été2023 #02 | contrejour

Ce que l’on sait: l’appartement est au treizième étage sur quatorze, il donne sur l’arrière de l’immeuble. Il y a du carrelage au sol, du chauffage central, une cuisine simplement équipée, une salle de bains, deux chambres et un balcon (une terrasse en l’occurrence mais qui sera appelée balcon). Un divan et deux fauteuils recouverts d’un tissu pied de poule Continuer la lecture#été2023 #02 | contrejour

#été2023 #02 | Spring in Detroit

Le bus 68 en direction de Schoenherr & 8-Mile dépose à l’angle de Chalmers et Vernor, à la vingt-sixième minute de chaque heure. La route est droite, plate, bordée de buissons libérés de la taille là où les maisons sont abandonnées. Au milieu de la chaussée parcourue de nervures de goudron noir, une double bande jaune, infranchissable. Le trottoir est Continuer la lecture#été2023 #02 | Spring in Detroit

#été2023 #02 | intérieur chambre

Je m’avance sur le gravier clairsemé de l’allée, les petits cailloux s’enfoncent dans une terre fraiche et meuble d’où fleurit une herbe parsemée par endroit. Les cailloux ne font plus depuis longtemps le bruit de ceux clairs et abondants fraîchement répartis sur le sol desquels une fine poussière s’échappait et floutait l’air environnant par petites bouffées. En périphérie, l’allée est Continuer la lecture#été2023 #02 | intérieur chambre

#été2023 #02bis | Sur le chemin de la maison

De l’autre côté de la grande route, à deux ou trois kilomètres de là où j’habite, se trouve l’école que je fréquente. A peine la cloche a-t-elle sonné, mes pensées se tournent vers «la maison grise et imposante ». Je vis dans deux univers distincts, l’univers scolaire où je me sens comme un poisson dans l’eau claire et l’univers de ma Continuer la lecture#été2023 #02bis | Sur le chemin de la maison

#été2023 #01bis | Sans intention d’écrire

Je me souviens, comme une surprise, pas de projet, pas de consigne, pas d’intention, à la suite d’un week-end de stage. Je ne prends que rarement des photos, quelques unes parfois avec le téléphone mais mon œil est peu fiable et les résultats incertains. Au cours de ces deux journées de stage j’avais emprunté un appareil photo numérique et pris Continuer la lecture#été2023 #01bis | Sans intention d’écrire

#été 2023 #02 | La maison aux cyprès.

On pénètre dans la maison par trois petites marches de pierre blanche, usées, polies comme un vieux savon sec. Le soleil qui écrase la cour et la façade s’arrête à la dernière de ces marches qu’une minuscule marquise, au dessus de la porte, couvre d’ombre. La porte, en été, reste ouverte du matin au soir, créant un très léger appel Continuer la lecture#été 2023 #02 | La maison aux cyprès.