#écopoétique #06 | Hard Rain

Tiens, la pluie, je profite de t’avoir à portée de clavier : la prochaine fois qu’un hôtel sordide brûlera, essaie d’être là à temps pour éteindre l’incendie. Elle et son fils s’en sont sortis salement amochés, sa fille est morte. La pluie, please, ready ?Fais des claquettes, la pluie ! danse sur mes souvenirs. La pluie de Madagascar, tous les Continuer la lecture#écopoétique #06 | Hard Rain

# écopoétique # 06 | variations pluies

Froides diagonales métalliques, ne barrez pas le passage, l’enfant malgré tout se risquera et traversera pieds nus sans parapluie sans paradis. Le monde habite les flaques. Laisse-là, ne la gonfle pas avec tous tes ruissellements, tes fuites en avant, tes fontes des neiges qui la débordent. Arrête-toi, laisse couler la rivière, tranquille comme elle l’est dans nos rives, dans nos Continuer la lecture# écopoétique # 06 | variations pluies

#écopoétique #05 | Maquignons et Egalité

Si on passe par là maintenant, on ne peut pas savoir. C’est au niveau de l’angle droit formé par la rue de l’Egalité — autrefois, rue du Cimetière, mais ça mettait mal à l’aise les élus alors l’Egalité, ça renvoie à Citoyenneté, il fallait y penser — et la rue des Maquignons — on peut se dire qu’il y avait Continuer la lecture#écopoétique #05 | Maquignons et Egalité

#écopoétique #04 | fissures

Revenir à pied : de la gare en bas, monter jusqu’ au plateau. Chaque fois, tu te dis que c’est la dernière. En haut, la ferme, en cours d’écroulement. Prise dans des filets, un piège. Ils font   semblant de maintenir les murs des granges en train de s’ébouler, Pareil pour le toit bâché, change donné, misère cachée. On s’occupe d’elle, ça Continuer la lecture#écopoétique #04 | fissures

#écopoétique # 3 | jardin fantôme

En longeant le fleuve pas encore traité à prix d’or pour accueillir les nageurs olympiques, on pouvait capter présences, reflets, silhouettes, comme toujours. Le grand chambardement était annoncé mais il n’atteindrait ni la cathédrale en cours de rétablissement, ni les ponts, ni les pavés des quais ni la petite histoire, ni le peuple des bords. C’est ce que je pensais Continuer la lecture#écopoétique # 3 | jardin fantôme

les mardis #02 | Perec, porte fantôme

Dans ton souvenir, la porte n’est plus. Elle a disparu. Pourtant, tu l’as franchie ce soir-là. Une fois la porte ouverte, tu as posé le pied sur le seuil gris cimenté encore tout tiède dans le soir d’été. Pour retrouver la porte, il faudrait retrouver la photographie de cet autre jour. Ta sœur déguisée et maquillée, assise sur le seuil Continuer la lectureles mardis #02 | Perec, porte fantôme

#écopoétique #05 | vivre un peu plus

Six étages de briques rouges, presque parfait accord avec l’immeuble voisin, celui qui fait l’angle et qui doit dater du début du vingtième siècle. Au rez de chaussée, des locaux de la largeur des boutiques anciennes de la rue. Quatre ont été regroupées et sont occupées par une Association, Centre Social et Culturel, c’est écrit sur la façade. Accessoirement, le Continuer la lecture#écopoétique #05 | vivre un peu plus

#écopoétique #05 | La grande mutation de Romans-sur-Isère

Je ne connaissais pas Romans-sur-Isère ; j’y suis venue pour voir l’exposition d’un copain dans la galerie d’un copain : « on est bien ici ».Le mieux, m’a-t-on dit, est de se garer de l’autre côté de l’Isère à Bourg-de-Péage, les quais sont aménagés en promenade le long de la voie verte qui suit l’Isère, puis de traverser le vieux pont à pied. Continuer la lecture#écopoétique #05 | La grande mutation de Romans-sur-Isère

#mardis #02 | Témoin de vies

Observatrice silencieuse du passé, elle porte encore les traces des griffes du chien refusant d’être laissé seul dehors ou cherchant désespérément à sortir quand la maison était vide. Ces marques, gravées dans le bois massif, racontent l’histoire d’un lien entre l’animal et les habitants de la maison que la porte entravait à peine. D’une beauté rustique, elle témoigne d’une autre Continuer la lecture#mardis #02 | Témoin de vies

#écopoétique #03 | Dans mon jardin il y a…

Dans mon jardin il y a… de l’air. Il suffit d’ouvrir la porte d’entrée, la porte-fenêtre de la cuisine, la baie vitrée de la salle à manger, la fenêtre du salon ou d’une chambre, et voilà, on a vue sur le jardin, et on a l’air, on a le ciel. Quel que soit le temps, il y a toujours de Continuer la lecture#écopoétique #03 | Dans mon jardin il y a…