#construire #01 | «ça a débuté comme ça»

Ça a commencé comme ça, une photographie en couleur découpée dans un journal puis collée sur la première page de l’introduction d’un livre ancien récupéré dans une boîte à lire. Située à la droite d’une reproduction d’un buste de Shakespeare, voué lui-même à disparaître sous un autre collage, cette photographie semble symboliser le début de quelque chose. Dans l’exécution de Continuer la lecture#construire #01 | «ça a débuté comme ça»

#construire #01 | la vague / la promenade des chênes

la vague Quand il pénètre dans la salle des Courbet, la vague est à son point culminant. La même, transformée, mobile, deux fois, trois fois, sur les quatre murs, poussée autant par les masses de liquide que celles du ciel. Suspendue avant la déflagration de la descente. Il l’entend de très loin, avant même les borborygmes des galets qui dévalent Continuer la lecture#construire #01 | la vague / la promenade des chênes

#construire #01 | ça a peut-être bien débuté là

Ça a peut-être bien débuté là. Dans une salle de classe en quatrième ou en troisième. Dans le désir même. Toi penchée sur ta copie. C’était une rédaction. Tu ne te rappelles plus le sujet. Tu aimerais bien avoir conservé la copie dans tes cartons numérotés. C’est ton professeur de français qui te surveillait. Dont tu étais amoureuse. Il enseignait, Continuer la lecture#construire #01 | ça a peut-être bien débuté là

#construire # 01 | Le mur

L’espoir a commencé devant un haut mur, juste avant que le bus n’arrive à la gare de l’Est. Il avait le nez collé à la vitre et patient, il guettait le moment où il passerait devant l’immeuble au mur rose bonbon qui portait l’inscription Dragées Martial en lettres noires et brillantes et dansantes. Son cœur joyeux lui annonçait que Martial Continuer la lecture#construire # 01 | Le mur

#construire #01 | Matins et commencements

Combien de matins et de commencements avant d’écouter ce que je veux, c’est ça écrire, mon attente fut longue, de là tout s’est mis en mouvements par ce désir-là devant soi où tout se joue dans le génie de la solitude. Il est en retard comme à son habitude, peut-être suis-je arrivé trop en avance, je ne sais pas, je Continuer la lecture#construire #01 | Matins et commencements

#construire #01 | « ça a débuté comme ça »

Ça a commencé comme çaSans certitudeSans planSans savoir si j’y arriveraisJe n’avais qu’une idée vague, un geste à peine dessiné dans ma têteÉcrire ? Peut-être seulement rêver de l’écrire Je me suis assise devant la pageLa page était imaginéeElle me regardaitElle m’attendait ou elle m’évaluaitJe ne savais pas s’il y avait vraiment une page Ça a commencé par ce videPar ce Continuer la lecture#construire #01 | « ça a débuté comme ça »

#construire #01 | ou bien

Je lui dis comme ça : … ça me surgit depuis… façon geyser : une inquiétude diffuse, à peine rien, puis l’explosion. Une incapacité à tenir en place. Impossible de nouer un quelconque fil de certitude ou de vérité. Ça m’arrive n’importe où, accroché à n’importe quoi : idées, rencontres, bouts et bruits du monde, histoires rapportées et inventées. Les réponses aux où, aux Continuer la lecture#construire #01 | ou bien

#construire #01 | Introducing Hyde

Je me suis endormie avec Jekyll, et je me suis réveillée avec Hyde. Comme ça ? d’un soir à un matin ? Tu n’as rien vu venir ? Non. Non ? Tu aurais pu, tu aurais dû voir venir les choses. Mais tu n’as pas voulu voir. C’était plus facile, plus rassurant. Non… Si. Ça a commencé avant. Ce jour de mars où, en Continuer la lecture#construire #01 | Introducing Hyde

#construire #01 | Trouver le seuil

J’ai navigué sur les dossiers de ma mémoire, le froid toujours, le blanc des matins, le soleil énorme qui s’enfuit qui ne reste pas pour réchauffer la terre, écrire pour dire, pour me dire, pour me lire, pour retenir, pour devenir, et puis ne pas savoir quoi écrire, passer par le rien, poser les points d’interrogation, capturer les réponses, se Continuer la lecture#construire #01 | Trouver le seuil

#construire #01 | Lettres fantômes

Une fois de plus, j’étais retournée dans ma ville. Chez moi. Dans ma vie d’autrefois. C’était bien après l’enterrement de mon père, c’était l’hiver et il neigeait. J’étais restée au chaud, bien tranquille, attendant mon frère qui devait passer. C’était lui qui avait eu la charge de liquider l’appartement de mes parents, de trier les meubles, les livres, les vêtements, Continuer la lecture#construire #01 | Lettres fantômes