#anthologie #08 | une distance semblable

et au moment où ma main se pose sur la clenche de cette porte dont je n’ai jamais remarqué la présence dans ma chambre, au moment où ma main actionne le clenche de cette porte pour l’amener vers le bas, au moment où ma main attire cette porte vers moi dévoilant ainsi à mes yeux un espace dont j’ignore l’existence Continuer la lecture#anthologie #08 | une distance semblable

#anthologie #04 | avec vue

Je n’ai pas retiré ma recherche sur le site immobilier, je reçois régulièrement un mail qui me propose la maison ancienne de plain-pied environ soixante quinze mètres carrés cinq pièces une chambre plus une grange de quatre-vingt dix mètres carrés offrant une cuisine un salon salle à manger avec pièce voûtée dans un village calme tous commerces à proximité. Je Continuer la lecture#anthologie #04 | avec vue

#anthologie #04 | Tenir Lieu

1 Dans la maison où elle se tient, corsetée par la peur de l’eau qui pénètre les murs, des nuits à l’odeur de moisissures, aux hurlements des flots, des arbres qui cognent aux volets ou des tuiles qui s’envolent, elle ne distingue plus ce qui tambourine. La montée des eaux a tout recouvert. Des branches d’arbres peut-être. Non, c’était plus Continuer la lecture#anthologie #04 | Tenir Lieu

#anthologie #07 | là où il n’y a plus de fenêtres

28 juin 2024 Contraste marquant entre la lumière de l’extérieur et celle de l’intérieur. Guerrière d’un côté, telles les Femen, rayons du soleil pointant la haie de leurs petites mains. Timide et bien rangée de l’autre, tels des gamins quand vient la fin de la récréation – entendez-vous le rebond du ballon bleu dans le soudain silence qu’ils laissent derrière Continuer la lecture#anthologie #07 | là où il n’y a plus de fenêtres

#anthologie #00 I J’ai tout aimé

Je ne suis pas venu directement. J’ai attendu. Je me suis renversé. Inversé. Je me suis maintenu. Accroché. Détenu. Je ne voulais de ça tout de suite. J’ai attendu. J’ai tergiversé, palabré, pesé le pour et le contre. Le contre l’a emporté. J’ai été emporté avec lui. J’ai été emporté dans je ne sais quoi. Vers je ne sais qui. Continuer la lecture#anthologie #00 I J’ai tout aimé

#anthologie #03 | Le dentier

Les dents sont divines. Elles seront vivantes même quand elle sera morte. Leur noirceur bleutée de cadavre est un leurre de plus qui la mène vers le désastre. Il y a des zones du corps à ne plus investir. Des espaces qui parlent de dents et foudroient celle qui s’y aventure. L’enfant le sait. On ne franchit jamais la lisière Continuer la lecture#anthologie #03 | Le dentier

#anthologie #03 I Les auriculaires

Je m’en mêle, les retrouver au fond du sac, à l’aveugle, en marchant, le regard à l’horizon et la main qui s’enfonce dans le sac, sprofonda,  mon épaule qui remonte et mon corps penché de travers, suivre le fil dans les interstices entre les livres et les cahiers, imaginer les objets qui font obstructions et que j’ai oublié, le sachet Continuer la lecture#anthologie #03 I Les auriculaires

#Anthologie #07 | Avant le tapage.

28 juin. Cette nécessité à retrouver les mots qui viennent avec le jour. C’est en vérité un moment qui ne m’appartient plus, je le vois passer comme un moineau s’envole faute de miettes. Aujourd’hui pourtant, l’heure juste pour m’asseoir à la table de travail, c’est-à-dire à la bascule de la nuit, les grandes fenêtres face à ce morceau de parc Continuer la lecture#Anthologie #07 | Avant le tapage.

anthologie #07 | Les insomnies de Wenn

Je n’aime pas les volets fermés. Alors ils sont ouverts. J’ai mal aux jambes. C’est que j’ai trop marché. Parfois, j’ai été portée. mais ça n’est plus si souvent. Les rideaux sont tirés. Dehors il y a du vent. Sur le mur, se dessine l’ombre d’une branche. On croirait les jolis croisillons d’une toile d’araignée. Il ne fait jamais noir. Continuer la lectureanthologie #07 | Les insomnies de Wenn