#été2023 #03 | des sanglots on ne savait rien

Comme je l’ai dit, il sanglotait, couché sur le parquet au bout du couloir, sur le ventre, un bras levé au-dessus de lui, l’autre replié sur le côté, comme sa jambe. On ne saura pas d’où venaient les sanglots, ou pas encore. Peut-être que si on trouve un jour le bloc rhodia, on le saura. Lorsque j’ai ouvert la porte, Continuer la lecture#été2023 #03 | des sanglots on ne savait rien

#été2023 #03 | nous

Lysiane n’avait pas sonné. Souviens -toi elle avait rejoint l’organisation par une autre fille, Brigitte B., une adolescente volubile qui déployait en parlant de longs bras,et dont la blondeur étonnait dans la chevelure bouclée et dense des femmes de la Méditerranée. Cette Anne -Marie avait une soeur, une aînée tu sais bien une de ceux qui n’étaient jamais loin, qui Continuer la lecture#été2023 #03 | nous

#été2023 #03 | ou l’un des tiens

Comme je le disais, ce n’est pas le portrait de la Konstanze qui aura fait couler le plus d’encre, mais celui du Garde du Corps. Si l’on sait que l’homme de la photo occupait cette fonction, c’est tout simplement qu’elle est mentionnée dans un cartel maniéré, incrusté dans le cadre. Il en va de même pour tous les autres portraits, Continuer la lecture#été2023 #03 | ou l’un des tiens

#été 2023 #03 | comme elle le disait

Comme elle le disait, le souvenir du doux regard de Jacky posé sur sa fragilité d’enfant couplé avec cette bienveillance naturelle qui lui appartenait, la fine moustache à lui identique à celle de son père à elle, leurs traits de visage ni tout à fait les mêmes ni tout à fait autre, mais tellement proches que sa perception des deux Continuer la lecture#été 2023 #03 | comme elle le disait

#été2023 #02 | le porche

D’abord, c’est le porche de l’immeuble qui me revient à l’esprit, l’image enfouie de la première fois où derrière de lourdes portes cochères en chêne, je me suis engagé dans le passage qui conduit à une cour où se trouvent des ateliers. C’est une allée de la largeur d’une voiture. Lorsqu’il en passe une, rarement, il faut se jucher sur Continuer la lecture#été2023 #02 | le porche

#été2023 #03 | G, E, R, P. et les autres

/ Georges La porte passée, nous sommes allés chercher du bois, traversé le jardin jusqu’au bûcher. Il nous restait un peu de l’élan qui nous avait projetés, emportés, aspirés de la Halle vers la maison ; sur la pointe des pieds, nous jouions un jeu dans la pénombre, enveloppés, cernés, inquiétés par les cris sifflés des martinets plongeant en spirales, remontant, Continuer la lecture#été2023 #03 | G, E, R, P. et les autres

#été2023 #03 | Une vie de tous les jours

De là, qui — le 19 ne faisant pas exception — ne se féliciterait pas du délice de l’attente qu’il y a dans la chaleur du soir de laquelle la nuit tombe à voir venir mais de loin, loin le monde à lui ? Fût-il, le monde, une tempête comme la colère du 22. Il faudrait lui attribuer un nom. Après tout, les tempêtes portent des noms. Continuer la lecture#été2023 #03 | Une vie de tous les jours

#été2023 #03bis | La fête des voisins

Elles sont trois. Les organisatrices sont souvent des femmes. Bientôt quatre. Quand il faut porter, on appelle un mari. C’est lui qui monte la table de jardin. Pratique à ranger, légère, mais pas vraiment facile à monter. Ils sont quatre maintenant puisque le mari est là, quatre qui se demandent si les autres vont venir. Très peu ont répondu. Ça Continuer la lecture#été2023 #03bis | La fête des voisins

#été2023 #03bis | ELLE SANS LUI

Elle, elle, elle, elle, il n’y en a que pour elle, elle, elle, et encore elle, elle, elle est, elle est, elle est là, pas encore, pas encore, pas de corps, pas encore là, son corps n’est pas là, là, là pas de pas, ces pas à elle, ses pas à lui, pas de lui, pas de pas de son Continuer la lecture#été2023 #03bis | ELLE SANS LUI