#chroniques #03 | dernier dimanche

1 | DU MONDE  ÉCOUTE LE MONDE INFINI, TOUJOURS NICHÉ À L’INTÉRIEUR DE NOUS 2 | LE TRAIN-TRAIN du RÉEL  On était trempé, la pluie était froide et l’air était chaud. Tu peux m’appeler ? Acheter de l’eau pétillante, des yaourts, bons. Tu dors? Tu as bien dormi? Il y a quelqu’un? Tu prends des vacances? À quoi ça sert Continuer la lecture#chroniques #03 | dernier dimanche

#chroniques #02 | Chambre 361

1 | DU MONDE COMMENT VIVRE SANS TOI 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL – EFFONDREMENT D’UN MONDE Ceci décrit la dernière chambre où vécut une femme. Aucune image, aucune note, rien n’en reste. Tout est reconstitué ici, à partir de la mémoire de la narratrice qui la décrit depuis le lit où elle est morte. Là, Continuer la lecture#chroniques #02 | Chambre 361

chroniques #01 | au carrefour de l’archipel

1 | DU MONDEun monde qui se glisse entre les lignes et nous observe l’observant, riant de nous 2 | LE RÉEL Tristesse d’un carrefour un dimanche de feu : pharmacie, fermée : boulangeries, fermées : tabac, fermé : coiffeurs, fermés : fleuriste, fermé : opticien, fermé : Vival ouvert : légumes et fruits en façade, asséchés, cuits par la chaleur : une mère y entre avec trois enfants, Continuer la lecturechroniques #01 | au carrefour de l’archipel

chroniques #00 I On pouvait pas louper Hooper

1 | Qu’est-ce qu’il fait le monde, dans ta tête?– Il flotte, il chauffe, et parfois il sombre. 2 | LE RÉEL Le train s’arrête, des voix deviennent audibles, les chuchotements aussi.Le soleil tape à la limite du coin de l’oeil, depuis l’arrière, à un doigt d’éblouir.Mon estomac se serre. J’ai faim. La contrôleuse annonce l’arrivée en gare de Sète. Continuer la lecturechroniques #00 I On pouvait pas louper Hooper

#construire #01 | c’est pas parce que ça a commencé que ça a débuté

Tout a commencé il y a longtemps, à l’intérieur, quand les questions se posaient de trouver les mots justes pour dire l’émotion, ou raconter une histoire importante pour soi qui, quand on la racontait, ne produisait aucun effet, et même si ce n’était pas l’effet qui était recherché, la perception de la platitude du récit poussait à se demander comment Continuer la lecture#construire #01 | c’est pas parce que ça a commencé que ça a débuté

#rectoverso #15 | plus que 798

• 0001 On sait où elle est née et quand sa mère est morte. Les deux événements se sont déroulés le même jour, l’un entrainant l’autre. • 0002 C’était en 2000. Elle a vingt-cinq ans aujourd’hui. • 0003 J’essaie d’écrire une histoire qui se passe aujourd’hui, mais je suis attiré par ce qui s’est passé en amont de l’histoire et Continuer la lecture#rectoverso #15 | plus que 798

#rectoverso #14 | Les sorcières sauvages

Recto – Ce que l’on sait des sorcières sauvages (Premier XIXè siècle) FIGURES MAJEURES DE LA PÉRIODE Parmi les figures majeures, on trouve d’abord des femmes qui refusent le mariage, ce qui constitue leur premier et principal point commun. Refuser de partager le lit et la vie des hommes est une hérésie qui les condamne à vivre littéralement dans les Continuer la lecture#rectoverso #14 | Les sorcières sauvages

#rectoverso #12 | le livre usagé et les féminicides

Quand elle arrive, le sac plastique est posé sur la table où elle boit son café le matin. On lui dit que le sac a été laissé là pour elle, la veille. Dans le sac, il y a un livre de poche, collection Folio, un gros livre de poche, près de 1370 pages. La couverture est abîmée, elle a pris Continuer la lecture#rectoverso #12 | le livre usagé et les féminicides

#rectoverso #11 | les cris et ce qu’il en reste

Codicille: J’ai lu hier l’entretien de Jean Echenoz dans Le Monde, intitulé par le journal: « J’ai pu être déçu, voire consterné par ce que je tentais d’écrire, mais jamais je ne me suis dit : j’arrête ». C’est à cette lecture que me renvoie l’idée de codicille proposée par François (c’est bien de lire un auteur parler de ses livres quand on n’en Continuer la lecture#rectoverso #11 | les cris et ce qu’il en reste

#rectoverso #10 | we’ll always have Paris

Depuis cet endroit là de l’étang, elle voit à peu près tout. Des lieux, je veux dire. Des humains, il n’y a pas grand-chose à voir depuis qu’on a ramassé le cadavre et que les journalistes sont partis. Assise sur le banc face à Sète, elle regarde le ciel se maquiller de rouges et d’oranges. Elle sent plus qu’elle ne Continuer la lecture#rectoverso #10 | we’ll always have Paris