chroniques #08 | à Berlin, entre autres

1 | DU MONDE Elle est si mystérieuse que la mort s’interroge. 2 | DERNIÈRES NOTES Notes manuscrites sur un carnet d’hôpital Chaque note est écrite en haut d’une page, au crayon à papier L’écriture est difficile à déchiffrer Philippe est là demain – train 17h sera là vers 17h30 me demande quoi apporter lui dire d’arrêter de poser des Continuer la lecturechroniques #08 | à Berlin, entre autres

#chroniques #07 | si supposer suffisait

1 | DU MONDE Si seulement notre monde, oui, si seulement. 2 | NE PAS DÉRANGER Supposons qu’elle ne répondait pas parce que son téléphone était réglé sur « Ne pas déranger », ce qui est vrai. Supposons qu’elle ne consultait ses messages qu’une ou deux fois dans la journée, ce qui est vrai. Supposons aussi qu’elle ne puisse plus être aussi Continuer la lecture#chroniques #07 | si supposer suffisait

chroniques #06 | l’éclipse du corps

1 | DU MONDE  la force, je ne savais pas ce que c’était avant de te voir face au monde ta force,  au contact de laquelle, on s’élève pour embellir joyeusement le monde 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL – MANGER – Tu veux manger quelque chose? – Par pitié… – Si tu as envie de quelque Continuer la lecturechroniques #06 | l’éclipse du corps

chroniques #05 | Les souvenirs se collectent à la gomme

1 | DU MONDEFierté de l’avoir connueFierté d’en avoir été élu 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL. DILAPIDATION DES COLLECTIONS ANCIENNES Les collections se font à l’amour, au souvenir et à l’oubli. Elle se font au désir aussi, sinon comment expliquer qu’un seul homme dispose d’une dizaine de version de 2666 en plusieurs langues et divers formats ? Continuer la lecturechroniques #05 | Les souvenirs se collectent à la gomme

chroniques #04 | C’est dans les silences que tout se dit

1 | DU MONDEPas question de renoncer à la vie que nous avons tisséeOuvrez poursuivez osez embrassez 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL – NOIRLes images qui restent de ces crépuscules sont en noir et blanc. Nous sommes en hiver. Malgré la baie vitrée, la chambre rapidement s’assombrit, bien avant que ne soit distribué le repas du Continuer la lecturechroniques #04 | C’est dans les silences que tout se dit

#chroniques #03 | dernier dimanche

1 | DU MONDE  ÉCOUTE LE MONDE INFINI, TOUJOURS NICHÉ À L’INTÉRIEUR DE NOUS 2 | LE TRAIN-TRAIN du RÉEL  On était trempé, la pluie était froide et l’air était chaud. Tu peux m’appeler ? Acheter de l’eau pétillante, des yaourts, bons. Tu dors? Tu as bien dormi? Il y a quelqu’un? Tu prends des vacances? À quoi ça sert Continuer la lecture#chroniques #03 | dernier dimanche

#chroniques #02 | Chambre 361

1 | DU MONDE COMMENT VIVRE SANS TOI 2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL – EFFONDREMENT D’UN MONDE Ceci décrit la dernière chambre où vécut une femme. Aucune image, aucune note, rien n’en reste. Tout est reconstitué ici, à partir de la mémoire de la narratrice qui la décrit depuis le lit où elle est morte. Là, Continuer la lecture#chroniques #02 | Chambre 361

chroniques #01 | au carrefour de l’archipel

1 | DU MONDEun monde qui se glisse entre les lignes et nous observe l’observant, riant de nous 2 | LE RÉEL Tristesse d’un carrefour un dimanche de feu : pharmacie, fermée : boulangeries, fermées : tabac, fermé : coiffeurs, fermés : fleuriste, fermé : opticien, fermé : Vival ouvert : légumes et fruits en façade, asséchés, cuits par la chaleur : une mère y entre avec trois enfants, Continuer la lecturechroniques #01 | au carrefour de l’archipel

chroniques #00 I On pouvait pas louper Hooper

1 | Qu’est-ce qu’il fait le monde, dans ta tête?– Il flotte, il chauffe, et parfois il sombre. 2 | LE RÉEL Le train s’arrête, des voix deviennent audibles, les chuchotements aussi.Le soleil tape à la limite du coin de l’oeil, depuis l’arrière, à un doigt d’éblouir.Mon estomac se serre. J’ai faim. La contrôleuse annonce l’arrivée en gare de Sète. Continuer la lecturechroniques #00 I On pouvait pas louper Hooper

#construire #01 | c’est pas parce que ça a commencé que ça a débuté

Tout a commencé il y a longtemps, à l’intérieur, quand les questions se posaient de trouver les mots justes pour dire l’émotion, ou raconter une histoire importante pour soi qui, quand on la racontait, ne produisait aucun effet, et même si ce n’était pas l’effet qui était recherché, la perception de la platitude du récit poussait à se demander comment Continuer la lecture#construire #01 | c’est pas parce que ça a commencé que ça a débuté