#Boost #04 | au petit pire

pousser la porte — ou enjamber la fenêtre — selon — sauter de la hauteur de son corps — penser mourir — même en tombant de ta hauteur tu peux mourir — mourir ce serait ça le pire — ce serait quoi le pire — impuissance elle dit — impuissance à sauver le monde c’est ça le pire — le monde Continuer la lecture#Boost #04 | au petit pire

#boost #01 | petit bruit de terre

Terre vague ; terre friche ; terre flaque ; terre flasque Terre fendue, sarclée, arasée Terre d’avril échevelée Terre montée en graine ; terre mère nourricière Terre de plate-bande; de bitume ; de sous sol; terre de hangar ou d’arrière gare asphyxiée Terre : tout ce qui n’est pas bleu sur la carte Terre, et quand on creuse on trouve au moins Continuer la lecture#boost #01 | petit bruit de terre

#boost #03 | Peur de son ombre

J’ai peur de mon ombre, peur de regarder derrière moi.Peur ancestrale, de celle qui te guette à tous les coins de rues. Pas vraiment peur d’étrange rencontre, ni de toute entrée en contact, de l’autre en approche, parfois chercher la faille, la mauvaise intention, le regard de travers, voir arriver rassure, on se sent un minimum préparée, on pense que Continuer la lecture#boost #03 | Peur de son ombre

#BOOST #03 peurs | dans la ville

[MISE À JOUR : un immense merci à Nicolas Larue pour le cadeau de sa lecture] Je m’assois. Car j’ai peur. J’ai peur de l’intérieur des choses. Peur de l’intérieur de la ville. Peur de ce qui est gluant. De ce qui colle à la peau et à mes pensées. J’ai peur que le noir creuse mes yeux. Que le Continuer la lecture#BOOST #03 peurs | dans la ville

Entremêlé

Au début, il me faisait peur, sa pente, ses plantes qui régnaient en maître. Pardon, je vais faire une digression, car je suis aspiré par mes souvenirs, je plonge dans ces moments où la marche est un besoin, où l’effort n’existe plus. Reprends, s’il te plaît, ne lâche pas le fil, je t’en prie. À le contempler, il me faisait Continuer la lectureEntremêlé

# Boost # 03. Peur.

Émerger de la nuit mais Peur. Desserrer les paupières les mâchoires mais Peur. Bouger rompre le silence dedans dehors autour mais Peur. Ouvrir les volets mais Peur. Faire entrer la lumière mais Peur. Enjamber la fenêtre mais Peur. La porte mais Peur. Passer le pas de la porte mais Peur. Sentir l’air sur mon visage la chaleur du soleil la Continuer la lecture# Boost # 03. Peur.

#Boost #03 a peur

a peur. peur du dos. de son dos, dos à peur. n’entend pas, ne peut pas. pas de dos. trou dans son dos.qu’un trou béant son dos. seul. et seul ne vient pas. sol. zona. pierre.a peur. pierre de tout. pierre. boule. bloc. pas de trou, pas de dos. coule au fond. fuir par le puits.fond du puits, nuit dedans. Continuer la lecture#Boost #03 a peur

#Boost #03 | Pleins feux sur les ombres

Journée banale. Pas d’audience. Travail de cabinet. Lire, écrire, téléphoner, relire, réfléchir, écrire encore, interroger le droit, chercher la morale, disséquer les faits, écouter beaucoup, écouter encore, chercher toujours. Le courrier du jour attend sur un coin du bureau. Au milieu des publicités pour les derniers codes revisités, de quelques factures papier qui résistent à l’ère du tout pixelisé, une Continuer la lecture#Boost #03 | Pleins feux sur les ombres

La Femme Oiseau/Conte japonais de Sumiko Yagawa pour Laurent, François, le groupe du mardi et toutes celles et ceux qui veulent. (version que j’ai réadapté et que je raconte)

C’est l’histoire d’un homme qui était si pauvre qu’il manquait de tout. Il n’avait pas d’argent, il n’avait pas de confort, il n’avait pas d’amour. Il avait une petite maison, il avait sa promenade dans la forêt, il avait sa solitude. Un jour, en revenant du marché, il a vu, devant sa maison, un grand oiseau blanc, ensanglanté, à terre. Continuer la lectureLa Femme Oiseau/Conte japonais de Sumiko Yagawa pour Laurent, François, le groupe du mardi et toutes celles et ceux qui veulent. (version que j’ai réadapté et que je raconte)

#18#les mardis/la femme parachute

Une femme-parachute, planant doucement jusqu’à toucher terre Une femme-source enivrée de courant d’air Une femme-aquarelle dans l’eau bleu-ciel, ondoyant comme la Loreley Une femme-peuplier aux pieds plantés sur une colline de blé Une femme-violoncelle pendues aux notes noires, blanches : demi-soupir Une femme-tournevis tordue, cassée, entre deux planches de chêne-liège Une femme-brindille effleure le sol, défile costumée d’hydrophile Une femme-marteau à Continuer la lecture#18#les mardis/la femme parachute