chewing-gum

chewing-gum : de chew mâcher
de l’américain : gomme pour la mastication
nuage, pâte à modeler, école, coller, barrette pour cheveux, joint, couleurs, formes, odeurs, malabar, éclate, ballon, articuler, enfance, Amérique, guerre, cigarettes, James Dean, étirement, langue, avion, farce, parfum, ruminer, mastiquer.
Vient d’un arbre le « sapotillier » qui fournit du latex, le le chiclé dont on fait le 1er chewing-gum en 1859 appelé chiclet.

Ainsi la pâte à modeler se met dans la bouche et la mâchouiller se dit « sapotillier ». Sapotillier est franchouillard. S’apotillier par extension signifie faire corps avec la matière, ne faire qu’un avec elle. Rose de préférence comme Malabar dans sa promesse de virtuosité. Faire gonfler la pâte, l’aérer jusqu’à son éclatement.
Malabar y-es-tu ? Si James Dean t’avait vénéré, il aurait pris l’avion. Odeur de barbe à papa mini format. Les Américains débarquent, Hollywood chewing-gum nous met l’eau à la bouche. Ca swingue dans les rues. Verte est la chlorophylle et les bas résille s’émoustillent.

*

Triturer, mâchouiller, mettre en boule, recracher, partager, s’envoler, concourir, se cacher sous la table, s’ensemeller, équilibre, emmitoufler les dents, les habiller, les couvrir.

Le chewing-gum, pâte à modeler volubile qui s’invite dans la bouche en se tortillant. Hollywood chewing-gum, ça swingue, ça se trémousse, ça s’entortille autour de la langue, ça joue du trapèze entre deux dents, ça se met en boule ou ça s’étire pour devenir filiforme selon le remuement de la langue experte. De toutes couleurs et pour tous les goûts. A l’anis, à la menthe, à la fraise, parfum doux ou piquant sous le palais.

Chewing-gum que l’on crache, ravale, recrache, colle sous la table et cache, incognito, pour le reprendre tranquillement, une fois l’adulte parti.

*

dentelle, dent dure, gymnastique, palais, joyau, nuage, s’envoler, concourir, ballon.

Le chewing-gum, pâte à modeler volubile qui s’invite dans la bouche en se tortillant. Hollywood chewing-gum, ça swingue, ça se trémousse, ça s’entortille autour de la langue, ça joue du trapèze entre deux dents, ça se met en boule ou ça s’étire pour devenir filiforme selon le remuement de la langue experte. De toutes les couleurs et de tous les goûts. A l’anis, à la menthe, à la fraise, parfum doux ou piquant sous le palais.

Chewing-gum que l’on crache, ravale, recrache, colle sous la table et cache, incognito, pour le reprendre tranquillement, une fois l’adulte parti.

On le triture dans tous les sens pour le ramollir un peu et c’est reparti pour jouer des castagnettes sur mâchoires dentelées. Le chewg s’aplatit, se love, épouse la dentition, r’bondit dans la cavité, souple comme le caoutchouc son frère, un sacré gymnaste prêt à concourir. Quel joyau pour celui qui gagne ? Qui s’éclate le mieux ? Avec force sonorité et rondeur la plus grande. C’est à voir. Les paris sont lancés.

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nuage, s’envoler, ballon

Le chewing-gum, pâte à modeler volubile qui s’invite dans la bouche en se tortillant. Hollywood chewing-gum, ça swingue, ça se trémousse, ça s’entortille autour de la langue, ça joue  du trapèze entre deux dents, ça se met en boule ou ça s’étire pour devenir filiforme selon le remuement de la langue experte. De toutes couleurs et pour tous les goûts. A l’anis, à la menthe, à la fraise, parfum doux ou piquant sous le palais.

Chewing-gum que l’on crache, ravale, recrache, colle sous la table et cache, incognito, pour le reprendre tranquillement, une fois l’adulte parti.

On le triture dans tous les sens pour le ramollir un peu et c’est reparti pour jouer des castagnettes sur mâchoires dentelées. Le chewg s’aplatit, se love, épouse la dentition, r’bondit dans la cavité, souple comme le caoutchouc son frère, un sacré gymnaste prêt à concourir. Lequel s’éclate le mieux ? avec force sonorité et rondeur la plus grande, c’est à voir. Quel joyau est à remporter ? Les paris sont lancés.

Dans la cour de l’école et debout en rond, ils sont quatre ou cinq à mastiquer sec. C’est sérieux, s’agit de faire le plus gros malabar possible, de le garder le plus longtemps possible sur les lèvres sans qu’il éclate. Vaudrait mieux même marcher, tenter quelques pas avec cette sphère bringuebalante sur la bouche. Et pourquoi pas, d’aller voir les filles et les embrasser. Trop stylé.

Trop évident. Platitude. Rien à garder. Découragement. Recommencer mais à partir de quoi ?

*

Ca avait commencé par un jeu tout à fait inoffensif et tout à fait commun à tout enfant qui se respecte.

Un chewing-gum, pâte à modeler volubile qui s’invite dans la bouche en se tortillant en est le partenaire de premier choix.

Un chewing-gum, ça swingue, ça se trémousse, ça s’entortille sur la langue, ça joue du trapèze entre deux dents, ça se roule en boule ou s’étire pour devenir filiforme. De toutes couleurs et toutes formes et tous parfums : à l’anis, à la menthe, à la fraise, doux ou piquant sous le palais.

Chewing-gum que l’on crache, ravale, recrache, cache, incognito sous la table pour le reprendre tranquillement une fois l’adulte parti.

On le triture dans tous les sens, on le ramollit un peu et c’est reparti pour jouer des castagnettes sur mâchoires dentelées. Le chewg s’aplatit, se love, épouse ou r’bondit dans la cavité, souple et agile comme le caoutchouc son frère, un sacré gymnase prêt à concourir. Lequel s’éclate le mieux ? Avec forte  sonorité et rondeur la plus grande. C’est à voir. Les paris sont lancés.

Dans la cour de l’école et debout en rond, ils étaient quatre ou cinq à mastiquer sec. C’est sérieux, s’agit de faire le plus gros malabar possible, de le garder le plus longtemps possible sur les lèvres sans qu’il éclate. Vaudrait mieux même marcher, tenter quelques pas avec cette sphère bringuebalante sur la bouche. Et pourquoi pas, aller voir les filles et les embrasser. Trop stylé !

Et voilà que l’un d’eux, le plus doux, le plus gentil, s’entiche de cette fille et lui propose une balade pour se faire pardonner cette farce idiote. D’un pied sur l’autre, il se balance timide et contrit.

Et voilà qu’il se met à vibrer doucement d’abord puis de plus en plus fort comme possédé -nous n’y comprenions rien- ses pieds, par brefs instants, quittaient le sol et il se mettait à voleter.

Nous assistions, médusés t impuissants, à cet étrange spectacle.

Maintenant, il nous donne le vertige. Tout là-haut, il plane au dessus de la vallée avec toujours son chewing-gum devenu son habitacle, immense bulle d’un rose translucide qui le bâillonne.

Pas mieux

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