#chroniques #00 | prologue

4

La Fabrique des fous. Psychiatrie. Enfermement. Cachets. J’entre à la clinique psychiatrique, pour une dépression due à une séparation. Plus de l’alcoolisme. Jeu à l’intérieur des chambres et des salles communes. Description de femmes aimées. Aux urgences de Toulon, en 2013 on m’a injecté du poison jaune, du venin qui me rend fou et fatigué. S. me parle du Sur avec S. Ils me racontent leur travail, leur paye. Le pécule. C’est l’atelier du Vinatier. Il se trouve dans le Huitième arrondissement. « Vous allez devenir des Nazis ! » Il me demande qu’est-ce que tu as ? Des troubles psychotiques. Je lui explique en deux mots qu’il faut qu’il parte tout de suite avant qu’il soit enfermé. Je lui explique aussi qu’il faut qu’il suive les conseils du corps médical et que si il se sent trop mal de leur dire. Le Gingembre _ La nourriture. D. est très malade. Elle est blonde et passe le temps à parler de son ami. Elle est anorexique. Elle se faisait battre par son père. Je suis à la salle de Lettres _ Littérature de la Bibliothèque. Note d’un ouvrier. Mon meilleur ami est véritablement fou. Il est « Diogène ».
Je la vois à travers la vitre de son magasin. L’amour c’était autre chose pour nous. Piqûre au cœur sans me tuer, c’était la seule solution. On m’a donné du sang. Car hier j’ai frappé partout ce sont mes voix. J’entends des voix, des voix humiliantes, insultantes toute la journée. La nuit je change de peau : le noir c’est la couleur de mes rêves. Je veux surtout que l’on ne parle plus de mon enfance, je ne m’en souviens plus jusqu’à l’incident de Nice. A Paris j’ai été bien reçu. J’ai rencontré de véritable Titis. Le désespoir est mort hier grâce à un Gitan Coréen. VIVE LE MAOISME, VIVE LE COMMUNISME, VIVE LA COMMUNE. Ma pensée s’échappe. C’est le Covid 19. D. est en progrès. Je suis avec une femme elle est très belle, il y a deux gars les fics les arrêtent, on me parle d’A.D. Hier, je reconnais et j’embrasse Claude je vais dans un hôtel je rencontre deux femmes dans un petite pièce il y a C. et Clémence. Des livres lus : Les 10 petits nègres, le gone du Chaâba et Bilbo le hobbit de Tolkien. Un livre sur Jean Jaurès et un dictionnaire Robert. Mais un jour je me suis dis je suis grand je vais avoir de vrais livres. J’avais 12 ans et un tas de Lucky Luke et d’Astérix. J’ai tout donné à la bibliothèque d’une amicale Laïque et j’ai commencé à ranger mes livres. Qui comprendra que c’est à cause de ma tentative de suicide que j’écris ces mots. Qui comprendra mon suicide. Tout est là. Quand j’avais 11 ans j’étais un des meilleurs éléments de ma classe après il y a eu l’entrée dans l’âge d’adulte. J’ai écouté beaucoup de new-wave, de la musique triste. Ce jour là à Nice c’était la nuit j’ai vu mon père et je n’ai rien dis. Je n’ai pas eu le courage de l’appeler. Aujourd’hui j’avais D. en face de moi. On est vrai avec lui. C’est-à-dire silence. Que tu sois un embrouilleur, un emmerdeur, ou bien si tu sais te calmer, redescendre. Si tu vas droit au but on va te dire « faîtes-nous confiance ». Si tu es tordu c’est que tu es lâche tu n’arriveras à rien. Tu dragueras sans azimut, sans contrôle, sans arriver à trouver l’amour du fond de cet asile. « Ne confie jamais ta vie à un Docteur ». Ça c’est un vieux patient de clinique qui le dit dans un film de Phillibert La moindre des choses. Si tu te tais peut-être tu auras des vérités. J’aime L. depuis longtemps elle est grande et brune. Je vais mieux, mais qui peut comprendre. Je suis au début du livre. Retravailler le texte. Fou tu es là. Las. Dépité. Manque de courage. Fou c’est être perdu, se perdre, n’être pas soi-même. Tu déraisonnes. Tu joues, jeux d’identité, changement d’être soi, d’identité.
Enfant je jouais à un jeu de rôle qui s’appelait L’appel de Cthulhu. C’était un jeu autour de l’œuvre de Lovecraft. Enfant ce n’était pas joyeux. Nous on aimait bien jouer à ces jeux. Rêve Juin 2026_ Je suis avec mes parents, j’ai un bout d’acier c’est la bombe atomique elle va exploser. Il y a C. Je la prends dans mes bras elle accepte et je l’embrasse. Elle a un sourire un peu forcé. Il y a une carte avec inscrit son nom. Le fou. N’être plus soi. Au départ la folie c’est un jeu que tu fais avec ton moi. La folie tu peux l’arrêter si on ne te dit « Faîtes-nous confiance « et aussi arrête. On joue le fou. Mais c’est un profond mal être qui ronge l’auteur, l’acteur. Le fou. L’anxieux, je vais mal mais je joue. Le jeune homme malade. C’est un gitan qui me ronge les nerfs. J’ai fait 30 ans pile de psychiatrie. Plus de la prison Psychiatrique. De l’HDT et de l’HL. J’étais pratiquement toujours en HL mais obligé d’être hospitalisé. Il fallait que j’eusse fui. Pour faire une dose de Quietapine d’une nuit, j’ai 16 cachets de 50 Mg. Pour fuir il fallait des appuis. Les dingues doivent être lié comme à un filet de sécurité. Avec des zones de repos. Faire le Fou dehors, attention. Parfois on peut dire on protège certaines personnes, on met à l’abris des RQTH. L’alcool manque toute la vie. On m’a laissé faire mon enquête des choses on m’en a dites et des gens, des vrais fous j’en ai rencontré, parfois c’était vrai parfois ce sont des mensonges j’en ai tiré ce journal. « Prison bourgeoise » : Souvent ce n’est pas de la bourgeoisie. Ce sont des êtres différents. Des fils et filles de classe moyenne. Rien est plus simple droguez les, ils ne deviendront rien. Personne. A cause de leur intelligence supérieure. Des prisons qui mènent à la pauvreté. Valait-il mieux que je trouve du travail ou bien que je fasse une pause. Le travail c’était l’atelier. On était en bleu de travail. On était des apprentis. On touchait un pécule plus notre aide sociale. On vient du fond de l’atelier. Notre écriture est imprécise. Par contre tout ce que je vais vous raconter est vrai. Les médicaments, les locaux, les chambres, les infirmiers, les médecins, le nom des unités. 27 ans de psychiatrie. Ce qui nous attendait, on se levait tôt. J’ai commencé à écrire. Lire / Ecrire. En 1996 je suis rentré dans la maison de repos de la Mgen. Avec pour but de récolter pendant ces presque trente ans ce que je pouvais comme renseignement. Personne ne m’en avait donné l’ordre mais mon père m’avait de lire et d’écrire. Donc j’ai eu l’idée d’une sorte d’infiltration du milieu psychiatrique. La prison Bourgeoise c’est vite transformé en enfer où seul les plus courageux restaient en vie. Je ne suis pas à condamner. Il y eut mort d’homme et pas un temps ne passe sans que j’y pense. Les livres je les comprends sans les finir. Je n’ai jamais fait de prison mais j’ai des soins à vie. C’est la raison pour laquelle j’ai travaillé dans les livres.

Laisser un commentaire