(sans changer une équipe qui gagne)
|1| monde
C’était un endroit agréable et tranquille où j’aimais aller prendre un verre à l’occasion, on y trouvait la presse du monde entier exposée sur une table à l’entrée, chaque journal étant fiché dans une de ces longues baguettes de bois clair antivols qui les rendaient en effet assez peu pratiques à piquer.
La télévision (Jean-Philippe Toussaint, minuit 1997/2002 poche, p113)
(à propos de l’assassinat de JFK le 22 novembre 1963, relaté dans son journal (petit carnet rouge) le 23 : L’émotion est générale dans le monde entier sauf en Chine où la nouvelle est accueillie par des applaudissement : dégueulasse.
Le Traquet kurde (Jean Rolin, P.O.L 2018, p160)
C’est à ça que me sert écrire, et à noter les petites violences, les secousses, sismographe. J’ai peu d’outils, comme tout le monde. Nous ne sommes pas outillés, pas outillées, pour vivre. Nos morts, nos mortes ne furent pas outillées pour vivre. Nos vivantes présences, dans la même pièce ou bien plus loin, ont des difficultés, des mésadaptations. Peu importe leur puissance. Le roi du monde, ou celui qui se considère comme tel, ou celui que l’on considère comme tel, s’endort assis, bouche pendante, et perd la tête, et perd ses nerfs.
Vous êtes ici #16 (Christine Jeanney sur son blog tentatives avant hier - ça s'efface en allant: il restera sans doute ces quelqueslignesun peuplus longtemps)
Jour 1 - dimanche ou lundi (merci donc à EC)
Je ne tiens pas à me rendre vulnérable au risque à l’écart à l’aveuglette : je suis borgne, je dois faire attention à tout – et bien d’autres handicaps, le réel est suffisamment dangereux comme ça – je pourrais plutôt chercher quelque numéro et m’y tenir (123/234/456/501 par exemple) ou autre chose mais j’aime assez cette Clarice-là (elle me fait un peu penser au père d’Hélène Gaudy et à son poème par jour cinquante années durant – quinze mille vingt mille ? peut-être, comment les classer, répertorier penser ? Les simplement et tout bonnement lire ?) – tendance à faire plutôt l’inverse : de quoi parler qui nous inflige qui me/nous afflige (souchon, certes) qui nous met en joie ou colère et faire correspondre l’intitulé (au-delà même lire une liste comme une tentative d’emprise – évidemment consentie) (le trouble ou la paresse)
Jour 2
je trouverai sûrement – approximativement plus (ce n’est pas du jeu, ce n’est pas de jeu, cette idée-là n’est pas de toi) ou moins proche – dit-on toujours le vrai ou le travestissons-nous ? Car pour le dire ne faudrait-il pas le connaître ? L’envisager ? Le percevoir ?)
commencer par le hasard (la barbe de la lecture à la suite des plus de cinq cents lignes, à la suite – puis celui des noms propres inconnus (je ne m’étonne pas d'y croiser Pessoa) (ou qui que ce soit d'autre) – pratiquer comme dit au dessus, un peu : par exemple, 385 compte pour n’importe quoi et tout
aujourd'hui Jour 3
d'autres (nombreuses) choses à faire jusque vendredi où encore d'autres choses à faire
ça pourrait continuer jusqu'à la fin des siècles des siècles probablement
je relis et je trouve que ça manque de cinéma (j'en ai ajouté un peu) : tant pis
amicalement à vous
je repose ici l’image de « qu’est-ce que c’est dégueulasse ? » (add. du 14/09 vers 15h : laquelle image répond (antérieurement) au mot de J.Rolin cité plus haut) qui prêche pour quelque chose de différent de ce qu’elle veut dire (la jeune Patricia trahissant le jeune Poiccard – le Boulanger le tuant rue Campagne-Première d’une ou deux balles dans le dos)

(1) 385. Pourquoi ?
par exemple cet avion qui s’écrase explose brûle cinq morts et autres comment faire pour dire : tant mieux ? je ne sais pas y arriver
– documenter : je me souviens* de ce jeune type qui avait conduit le sien contre une montagne cent cinquante morts : comment dire cette horreur ? Peut-être deux mille quinze peut-être bien mars (la société : les ailes allemandes) (ici le lieu de l’attentat

(Jour 4) * : ce souvenir tient du fait du souvenir du 7 janvier de cette année-là (le 9 on tuait les terroristes (en banlieue, à Vincennes aussi), le 11 on était des millions dans la rue), augmenté de la fin du mois d'août (où partiellement brûla la quatrième travée**) puis sur la fin du mois d'octobre la maison entière, un vendredi soir, la soirée où les enfants sortent et quémandent, affublés de déguisements plus hideux les uns que les autres, des bonbons en sonnant aux portes du voisinage (une fête idiote et étazunienne - ce qui, ces temps-ci, va foutrement bien ensemble) (il ne me vient que thanksgiving) et enfin ce treize novembre-là (une espèce de cataclysme ou de désastre comme il en fut un, toutes proportions gardées, par exemple un onze septembre ou un quatre août)
** : le bâtiment construit sur la ruine d'un de ceux (il y en avait deux) qui avait l'ambition de créer une immense tuerie animale (laquelle existait déjà sur place mais datait d'un siècle) - un abattoir (dit de la Villette), ce bâtiment donc qui subsiste encore aujourd'hui (mais dans un état de délabrement savamment entretenu par les pouvoirs publics (de droite, est-ce à préciser?)) a été partagé, lors de sa restructuration après scandale afférent disons, en quatre travées, dont trois étaient opérationnelles lors de l'ouverture au public de la cité des sciences et de l'industrie (inauguration par tonton lors du passage aux cieux de la comète de Haley le 13 mars 1986 - lequel tonton allait avoir une obligation de partage du pouvoir exécutif quelques mois plus tard (on nomma cela la cohabitation) avec monjako première mouture - lequel prendra les rênes du pouvoir en 1995 pour les redonner partiellement (deuxième cohabitation) en 1997) - cette quatrième travée abrite aujourd'hui tout et n'importe quoi (un hall, des restaurants en forme de food-court, des salles de cinémas à n'en plus pouvoir (pathé je crois bien) un bidule où le populaire public se prend à voler (une vingtaine d'euros le vol (ce qui en est, en effet) (je dis pour 20 euros au hasard, je me renseigne - ah non 50 euros - ah oui quand même : ce n'est donc pas le populaire qui peut s'amuser, ou avoir des loisirs, tu comprends bien) quand même (ça se nomme centre de loisirs et c'est à pleurer sinon vomir)
– peut-être les résultats de la consultation remportée par les nazis et que l’histoire ne bégaye jamais disait-on
– et regarder les actualités (une notule par jour, Clarice) mais les visages les images choisies et ce joueur de rugby tué à bout portant, un dimanche matin tôt coin seine buci-saint-germain (trois balles devant, trois balles dans le dos) (add. du 11 09 vers 19h : ce midi dans l’auto et le poste, le témoignage de l’ami du type assassiné : dix balles; quatre plus ou moins de face, six plus ou moins de dos – la grande classe des assassins, « pour se défendre » toujours – de l’ex-gud de plus – la lâcheté extrême des ami.es de la fille du borgne et de son neveu cousin ou j’en sais rien)
– oublier les majuscules et n’en rien dire à personne
– faire le mort comme au bridge : les joueurs et les joueuses en première année de fac de maths une nouvelle vie (73) à Babylone – une nouvelle Babylone, ce passe-temps des quatre autour d’une table, le feutre vert qui recouvre le plateau de soixante-quinze centimètres de côté, les pieds rétractables, les appartements bourgeois haussmanniens dupleix ou magenta (en vrai je n’y fus jamais) les rallyes cette façon de faire d’être de se dire (on disait « de se croire ») de se montrer
– et cette autre façon adoptée plutôt, pas spécialement à l’encontre mais parce qu’elle correspondait plus (il y avait pourtant une table de bridge pliante à la maison, les parents y jouaient avec les K. de temps à autre – mais je tiens plus le souvenir des dîners de couscous-boulettes qu’elle leur préparait, l’avant-veille puis la veille) (j’exagère toujours) correspondait plus à quelque chose de plus vrai, ou proche, quelque chose du prolo (le corps qui gagne sa vie et qui n’a que lui pour ça – un type né en dix de ce siècle (21 : c’était hier) aurait l’âge que j’avais ce premier mois de septembre sans vacances, la piscine tous les matins jusqu’à la rentrée en seconde c’est vers le quinze (et les cent trente francs par semaine – plus de mille francs gagnés pour deux mois, à la banque – la guzzi en aurait valu dix fois plus neuve, mais en occasion (une California se trouvait), peut-être l’aurais-je eu acquise en 73 – j’en avais l’ambition) les parts de pudding et le billard à la maube comme on disait (c’est devenu une banque – et la mutu, la bataille rangée de soixante-treize et l’église des fumiers) non loin de là, donnant sur la place, l’appartement de la mère de Marc Auger, et lui « foncez » et ses non-lieux (fin janvier 2001 – Trenet est mort le 19 février, cette année-là, pas eu le temps…) – elle est morte (dieu ait s’il se peut son âme) et lui aussi (itou)
(2) 276 Dimanche (77) –
le type (appelez-moi mais à midi je suis dans le train) a une petite crêperie au deux cent dix, dit-il il ouvre un restaurant à O. et en a un autre à F. – il y passera deux mois par an peut-être – il sera « sur » babylone vers le quinze (il est nécessaire d’anonymiser sinon on retrouverait ses traces) (et ça changerait quoi ?) mais dites-moi on peut faire du ère-bi-haine-bi ?
(3) 173 La dangereuse aventure d’écrire (ou 143 : comment écrit-on ?)
La plupart du temps, les choses qu’on écrit (en) deviennent vraies (le seul fait de les écrire leur donne une espèce de teneur – une espèce de terreur) – il me semble avoir lu « les choses qui ne sont pas à dire, il faut les écrire* » (« ce ne sont pas des choses à dire ») (ou alors toute vérité n’est pas bonne à dire – mais à écrire?) (TNPPI parlait souvent par proverbe interposé, comme s’il s’agissait là de la plus humble et de la plus éprouvée des sagesses – il me semble me souvenir que lors des tests pratiqués à l’école (de la rue delpech plutôt) qui avaient un peu le goût des heures passées lorsque les prof.fes étaient inspecté.es – (se tenir à carreaux, ne pas poser de questions idiotes etc.) certaines questions avaient pour ambition de faire expliciter le sens de ces proverbes (je ne crois pas avoir réussi en quoi que ce soit – il y a là les pages roses d’un dictionnaire j’ouvrirai quelque part (ce ne sont pas des proverbes, mais des maximes latines crois-je me souvenir) (je refuse l’obstacle mais le livre est ouvert, là, devant moi (j’aime à illustrer mes propos

) et j’essayerai de comprendre – en fait : non – (comme lors d’un examen à la maison d’iceux-ci à Clamart pour le poste de réalisateur radio j’avais répondu à toutes les questions du questionnaire à choix multiples ou pas, n’en connaissant parfois pas les réponses justes, afin de tenter la chance) (comme à Cambrai lors des trois jours (qui eurent le (bon) goût de n’en durer que deux) où l’avion était censé larguer la bombe avant, au dessus, après le passage sur son objectif – le soir on avait eu droit à La vache et le prisonnier)
* dixit derrida je crois bien
Jour 5 - (147 : le livre comme le meilleur des cadeaux)
il se peut qu'on écrive trop, il se peut qu'on n'écrive pas assez c'est trop court, 80 pages ça ne veut rien dire - ah mais oui quel roman ! 800 pages ! - le journal de je ne sais plus qui faisait huit mille pages - je ne suis pas certain, mais il me semble que c'est terminé, ce roman-là - il y a un type qui dit "je vais mourir autant m'arrêter d'écrire" comme si l'un avait à voir avec l'autre - ce qu'il y a c'est qu'il a de l'entregent - il (plus qu'elle) connaît untel, unetelle (plus elle que il) (les places sont ainsi dévolues et ainsi se jouent les rôles - zéro déterminisme là-dedans, juste une illusion, à peine une sensation) (jla oui) unetelle donc le lui a présenté lors d'un déjeuner (il semble que dans ce type de corporation on aime à déjeuner) (mais plutôt rive gauche) - ou d'un raout, une présentation, une lecture, un spectacle, l'entracte, dans un club quelque part (mais plutôt rive droite) un cercle une disposition une habitude un lieu commun un conseil d'administration ou de surveillance, enfin quelque chose de fortuit ou de décidé - un autre me disait "mais attendez il faut que ça s'arrête et que le pétrole coule à flots sinon comment voulez-vous qu'on y arrive ?" il me tenait le coude (sic) et s'en allait à son rendez-vous important - il était dix heures et demie - il était en complet -
(4) 134 Manger, manger
le plaisir de manger un yaourth « à la grecque » au sucre – les antibiotiques le prescrivent – le matin vers dix heures trente
(hors cadre)
sans comprendre la 194 Sans notre sens hun
osef absolument
la doublette 45 et 52 Chico Buarque de Hollanda (tec) j’avais au carnet une photo de lui avec Antonio Zambujo il me semble me souvenir (voilà)

(5) 164 Alceu Amoroso Lima
M. ALCEU AMOROSO LIMA ÉLU ASSOCIÉ ÉTRANGER
Publié le 22 novembre 1967 à 00h00, modifié le 22 novembre 1967 à 00h00
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L’Académie des sciences morales et politiques a élu lundi, par 31 voix sur 35 votants, M. Alceu Amoroso Lima au siège d’associé étranger rendu vacant par le décès d’Eugène Dupréel.
[Né en 1893 à Rio-de-Janeiro, Alceu Amoroso Lima a renouvelé, sous son nom ou son pseudonyme de Tristao de Athayde, la critique littéraire au Brésil. Son œuvre représente une quarantaine de volumes, consacrés d’ailleurs non seulement à la littérature, mais à la religion (Amoroso Lima s’est converti au catholicisme en 1928), aux problèmes sociaux, juridiques (il fut d’abord avocat), économiques, psychologiques et pédagogiques.
Tout en dirigeant une entreprise familiale, il fut, de 1919 à 1944, directeur de la section littéraire de O Jornal. Il enseigna la littérature brésilienne à la faculté nationale de philosophie et à l’université catholique de Rio-de-Janeiro, la sociologie à l’Institut catholique d’études supérieures. Recteur honoraire de l’université du district fédéral, il est membre de l’Académie brésilienne des lettres. Son caractère est à la hauteur de ses qualités intellectuelles. Son courage, son attitude actuelle au Brésil, sur tous les plans, continuent à le prouver.
Parmi ses ouvrages ont peut citer : Freud (1929), Préparation à la sociologie (1931), Débats pédagogiques (1931), les Répercussions du catholicisme (1932), Fragments de sociologie chrétienne, traduction française (1934), l’Age, le Sexe et le Temps : trois aspects de la psychologie humaine (1938), Méditations sur le monde moderne (1942), Esthétique littéraire (1945), Méditations sur le monde intérieur (1954).]
L’Académie a entendu ensuite une communication de M. Jean Bourdon, professeur honoraire à la faculté des lettres de Nancy, qui a esquissé un parallèle entre les divers systèmes de colonisation (et de décolonisation), entre autres dans l’antiquité romaine, à partir des grandes découvertes et au dix – neuvième siècle. Cette comparaison entre faits analogues, malgré la différence des pays et des temps, constitue une méthode que M. Bourdon souhaiterait étendre à toute la démographie historique.
L’identité de l’impétrant, et celle du décédé – gigi l’amoroso qui frappe à la porte de Dalida (et son Caire comme celui de Claude François) et le Dupréel (quel joli patronyme – nous, nous en sommes souvent les dupes, du réel, mais le dupons-nous jamais?) belge sociologue philosophe etc.
(6) 179 Chronique mondaine
Mais comme on sait il ne se passe jamais rien – on attend, on regarde, on tchèque mais non, jamais rien – comme je suis curieux (j’ai sans doute aperçu une image sublime et subiminale dans la page de garde du navigateur – le navigateur, est-ce un capitaine nemo ou achab ?) , je me suis demandé combien pouvait valoir un ticket pour aller voir et complimenter (écouter battre des mains danser) la dion – deux mille quand même

Jour 6 : Chico Buarque de Holanda
saudade (morna fado bossa nova)
écrire au fil de la plume
Je prends en charge le monde
l'affaire du stylo en or
Leopoldo Nachbin (et le recueil de nouvelles Apprendre à vivre)
La découverte du monde
Je m'accommoderais
(7) 158.Lucio Cardoso
(8) 376 sûr erroné
j’ai dû la croiser cinq fois (c’est contre l’œil, ce serait plutôt trois) – une librairie dans le douze (un hommage), un séminaire à auber, un jardin plus ou moins partagé transformé en une espèce de ferme urbaine contemporaine un peu à la mode intermittente (quelque chose avec les payes des gens du spectacle sans doute – de l’audiovisuel plutôt – la maison de quatre cents mètres carrés piscine à débordement et ces espèces de gnomes informationnels qui nous traversent ou nous hantent – je mets nous, je devrais mettre me – mais je mets nous) et puis jamais lu ses écrits (encore que si mais j’ai oublié – deux ans de ça, je suppose mais j’ai oublié : dans ces cas-là, je regarde le journal : douze occurrences à son patronyme (beaucoup aimé son livre) – qu’est-ce que ça prouve ? un certain attachement ? Ou une certaine emprise ? Peut-être mais toujours est-il que) un message (sûr) et une réponse (erronée puisque inexistante – et quand même elle existerait qu’en aurais-je de plus ? Rien) (après ça, faire le mort comme plus haut)
(9) 264 Humberto Moraes Franceschi
(Rio de Janeiro, 1930 — Rio de Janeiro, 22 juin 2014) était un producteur de musique, chercheur, collectionneur et photographe brésilien. Il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes de l’histoire de la musique populaire brésilienne, s’étant consacré à la redécouverte d’enregistrements rares sur disques 78 tours et à l’histoire des premières maisons de disques au Brésil. (tradauto fiche wiki brésilienne)
(cette affaire des patronymes ((10) il y a un Zagallo (244) football et le goaaaaaaaaal du même tonneau) – ce cousin de Vinicius de Moraes – la fille d’Ipanema – la musique au Brésil comme la mode ou la gastronomie ici (l’image de marque comme le titre d’un des cahiers du cinéma des années soixante-dix)
87 (faire une fin) (Jour 8, et Butor qui frappe (et rape) à la porte – comme dirait je ne sais plus qui « je ne peux pas j’ai Norma ») (dernière)
c’est sans doute le plus difficile (c’est ce qui m’est le plus difficile) : arrêter (je pose une musique sur la platine virtuelle, souvent Moondog (dont je parlais avec ana nb) (attends j’arrive) titré version longue de « lamentations des oiseaux » ce qui correspond avec le livre que je viens de terminer de lire – extrait monde posé ce jour : c’est ce genre de correspondance qui me plaît (m’effraie) – je ne veux pas mourir sans doute : j’étais au café tout à l’heure avec ma fille son mari et leur deuxième enfant et disant « pas plus de quatre-vingt non pas plus »* (pendant longtemps – depuis que je suis parvenu vers l’âge de quarante ans crois-je me souvenir (je ne crois pas souvent à mes souvenirs et pourtant souvent ils ont quelque chose de juste) (quarante-quatre, ce qui nous amène à la course effernée dans une merco noire partant du ritz et allant qui peut bien savoir où – on a dit (ou j’ai entendu lu supposé quelque part) que le chauffeur était un peu alcoolisé – on tient des images paparazzesques de l’accident) pendant longtemps la limite avait été 70) au fond c’est que je ne sais ni ne parviens à m’arrêter (je pense au petit journal, comme aux poèmes-express comme aux plumes ces temps-ci et d’autres collections –
* : et elle « quel âge t’as ? – 73 – non un peu plus quand même, 85… »
« La plupart du temps, les choses qu’on écrit (en) deviennent vraies (le seul fait de les écrire leur donne une espèce de teneur – une espèce de terreur) »
Un peu perdue parfois –avec plaisir– mais j’y apprends beaucoup
et sur les noms
(Eugène Dupréel)
Merci Piero