#construire #12 | qui parle ? quoi parle ?

Qui parle ? Quoi parle ? Où ça parle ? De quel point ça parle ?

Ailleurs, décalée, chercher quelle forme donner à ce projet. Trop longtemps qu’il est commencé. Pourtant limpide le quoi parle au départ, l’observation des nuages. Au fur et à mesure de l’avancée, ça s’obscurcit, ça recule.
Qui parle ? la glaneuse de nuages. Qui est-elle, la narratrice, un personnage, certains jours je est cette glaneuse, des jours pas [elle est : tu ou elle, pour aller plus loin avec plus de liberté, l’imaginer tourner autour].

Qui parle, la glaneuse de nuages, la narratrice, l’autrice. Et s’ielles étaient trois personnes bien distinctes. Les personnages apparaissent disparaissent. Pas besoin de personnage quand on parle des nuages. Celle qui cherche, qui rêve, pour oublier le chaos du monde.
Qui parle. Donner la parole à Mathieu Simonet et sa journée internationale des nuages, instaurée dans l’objectif de donner un statut juridique aux nuages et proposer leur entrée au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Quoi parle. Pile dans le sujet, oublier le monde, l’oublier ou le regarder autrement, prendre de la hauteur. Une posture politico-poétique ?
Les nuages ne seraient-ils pas des personnages. Seraient-elles ? Pas sûre que des nuages soient au féminin. Un cumulus, un altocumulus, un, un, un toujours.
Ecrire vite. Brasser la documentation, la faire apparaître par petites touches.
Quoi parle. Je ne sais plus, je vais marcher, parfois non, c’est toi qui marches, la marche d’un rêve, la marche remémorée du jeu, du je, ou imaginée.
Si ce texte est un prélude, c’est un capharnaüm, un capharnaüm encore plus capharnaüm que le texte en cours.

Où ça parle, dans la tête ça parle. Un immense (perpétuel) collage d’images et de mots.

Quand la narratrice a arrêté de suivre l’actualité, pas complètement, mais moins, elle s’est noyée dans la contemplation des nuages, des ciels. Alors c’est venu comme ça. Elle a photographié les nuages. Pour le plaisir de les observer, mieux les connaître, rêver la tête dans les nuages. Sans légende, certaines photos sont identifiables par un petit bout de ville ou de paysage en bas de l’image. Elle aime les accumulations de photos sur un même thème. Les regarder, les comparer, les compléter. Se remémorer l’heure de la journée de la prise de vue, la saison, le lieu ou rien du tout. Acte poétique ? Peut-être. Dans Un chien à ma table, l’artiste romancière Claudie Hunzinger écrit : La poésie. C’est quoi la poésie ? Un pas de côté.

A propos de Isabelle Vauquois

Vit à Mérignac, à deux pas de Bordeaux. Lieux d'inspiration : Vallée de la Vézère, Bayonne, Bordeaux, l'Adour et la Garonne, la côte sud landaise. Depuis 2018, découvre l’écriture avec les ateliers de Claire Lecoeur. Première expérience Tiers livre en 2023 avec "le Grand carnet". Plus j'apprends à écrire, plus j'apprends à lire ! Un projet en cours sur les nuages, l'atelier Recto-verso et l'énergie collective, boostant pour avancer.. .

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