L’eau et tu danses

Le paysage du corps s’ouvre, glisse, le bras va chercher loin, la jambe s’allonge, souffle entre inspire et expire, variations régulières, infinies, tu pénètres dans ton rythme, ton rythme du jour avec ta force ou ta fatigue du jour, sous toi la masse compacte qui te porte, tu goûtes le bleu, le sel, ta pensée vogue, sensations brèves ou tenaces, images de ta vie d’avant ou de demain, de ton amour, de ta solitude, de ta soif. Longtemps que tu sais fendre les vagues, l’éblouissement des reflets, tu nages tranquille vers le jaune lointain proche d’une bouée, de la suivante, et après le soleil, et après l’horizon, que tu n’atteindras pas mais qui est dans ta main.

A propos de Mireille Piris

Toujours un lien avec l’écriture dans ma vie de comédienne, chanteuse, animatrice culturelle, psychodramatiste, formatrice conseil. L’art reste le fil conducteur dans la vie d’après qui alterne écriture peinture photographie. Comme dans un recueil de nouvelles, Une étrange modernité, paru chez N & B, où il se mêle au destin de quelques cabossés de la vie. (Auparavant chez le même éditeur, Boulevard des orangers, évocation de l’Algérie dans l’enfance et l’adolescence) Particulièrement sensible au dernier atelier Prendre. Toujours en chantier parallèle des nouvelles et un roman… Peur de la dispersion mais curieuse…

8 commentaires à propos de “L’eau et tu danses”

  1. Je suis dans ton sillage, j’allonge le bras aussi, je sens la masse qui me porte, je t’exhorte à poursuivre et à oublier la fatigue..
    Et nous allons dans le soleil et l’eau à notre belle allure et nous campons de nouveaux horizons oniriques…

    merci pour cette belle proposition

Laisser un commentaire