Prologue 2 – Eau qui sépare

Eau qui sépare. Qui me sépare. Moi qui vit sur une île. De mon ancienne vie. C’est des paquebots des avions de fer qu’il faut pour quitter ce pays. Ce pays brûlant. Dont le centre est un désert. Des gens y vivaient presque nus. Mangeant mouches et larves. Sous un soleil de plomb. Chantant à leurs pieds où aller. Je Continuer la lecturePrologue 2 – Eau qui sépare

Prologue 1 – On dit une ville sans eau il manque quelque chose

On dit une ville sans eau sans fleuve il manque quelque chose. Mais là elle y est l’eau. Pas un fleuve non une rivière. Mais si peu profonde si grise. Et puis canalisée. Des berges hautes en pierre bleue. Des berges raides droites. C’est triste une rivière qui coule entre des berges de pierre. On la dirait morte. Ou emprisonnée Continuer la lecturePrologue 1 – On dit une ville sans eau il manque quelque chose

O phélie / Prologue

Eau. C’est cuit, Ophélie. Tu es encore là, mais je te sens passer. Couronne de fleurs et de petits bâtons au fil de l’eau. Cadavres de poteaux EDF qui mouillent dans la Cuisance. Dix degrés au-dessus de zérO. Morsure de la rivière – la source n’est pas loin – nos pieds épris dans sa salive glaciale. Saisissement mentholé à la Continuer la lectureO phélie / Prologue

eau de boue

là-bas. pluie. pluie fine. pluie forte. plic. ploc. port. plots de béton. ça pleut des jours entiers. peut-être vingts plots, ou alors quinze. ça pleut. de part et d’autre de la cale du port. entre, des traits de fer rouillé où s’accrochent balances à pibales, laisse du chien sans le chien, mort depuis. s’y accrochent les mains de la drôlesse Continuer la lectureeau de boue

Ô Mère

Je glisse au fil de l’eau. Un poisson entre les mains. La pluie bat contre une fenêtre. Des eaux tumultueuses au ventre de la mer, l’eau passe et les heures se défilent. J’attends. Vagues de sel. Sel de vie, pas d’eau. Je n’en bois pas. Dix ans que je n’ai pas entendu la voix de la mère sous le soleil d’été. Elle Continuer la lectureÔ Mère

De l’eau sur de l’eau

D’eau, d’eau l’enfant d’eau. De l’eau sur de l’eau. Se baigner quand il pleut. Se baigner alors qu’il pleure. C’est du ton sur ton. C’est assaisonner une salade d’orange avec du citron. C’est surtout les gouttes de pluie qui trouble son reflet de l’eau sale et salée. C’est sentir la bulle amniotique une fois encore et se lover dans les Continuer la lectureDe l’eau sur de l’eau

Prologue – Les remous du fleuve

Les remous du fleuve que je retourne longer. A chaque fois que mon ventre d’émotions se sent trop serré. Qu’il faut le flux, les alluvions, les forces qui drainent pour que se dissipent dans mon corps, les sanglots noués. Les remous du fleuve où traversant pour te voir ou te quitter, j’ai regardé la lune presque s’y mirer, presqu’avec l’élan Continuer la lecturePrologue – Les remous du fleuve

Mon monde rêvé

Eau des mers, eau des océans, d’un bleu plus ou moins turquoise, plus ou moins profond, dans laquelle j’ai si souvent rêvé de pouvoir m’immerger, sans la nécessité d’oxygène à devoir rechercher. M’enivrer de ton calme, de ta sérenité, affranchie de toute temporalité, où mon corps jouirait d’une totale liberté de se mouvoir jusqu’ici jamais éprouvée. Remonter à l’air libre Continuer la lectureMon monde rêvé

PROLOGUE | (in)Stance liquide

L’Homme et l’Eau ont ceci de commun : leur inconstance ; l’Eau et le Temps, leur inconsistance ; ce sentiment qui file, immuable pour ces “instances”, mais en nous changeant parce qu’ils nous ont traversés… Comme l’eau, nous passons par tous nos états : solide, liquide, gelé, vaporeux ; rassurés ou apeurés par les vagues qui tantôt nous bercent, tantôt nous dévastent. Continuer la lecturePROLOGUE | (in)Stance liquide