Pour les addicts de mon genre, une définition pertinente du mot librairie serait : endroit où on rentre de toute façon, même si on n’a pas l’intention d’acheter, juste pour fureter et causer, quelle que soit la ville et quelle que soit la librairie. Je connais donc à peu près toutes celles de la ville de Québec, et bien sûr le Pantoute Saint-Joseph. Une des contradictions du métier de libraire, c’est que bien sûr, même si les addicts (de mon genre) sont consommateurs réguliers et (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
-
détour librairie
17 mai 2010, par François Bon -
angoiss
17 mai 2010, par François BonSavoir que pour le 26 mai je dois sélectionner 20 images dans mes réserves depuis août dernier, pour performance de 20 fois 40" au Cercle : mais les images bas de gamme que je fais ne sont qu’un relevé, un carnet de notes. S’en tenir à ces mots qu’on lit parfois sur le ciment ici ? Il se passe quoi, quand un mot ne va pas au bout de lui-même ? Plus d’angoisse, ou opéré d’une part de son angoisse ? Ou bien même un de ces curieux effets de genre d’ici, comme cette automobiliste tout à l’heure (…)
-
adieu la ligne
15 mai 2010, par François BonEncore un voyage Montréal jeudi prochain (à Olivieri avec Martin Winckler) mais c’est trop cher pour que je m’offre ça ensuite. Donc hier c’était l’avant-dernière, avec embarquement aube, le bus de 5h30 arrivée 8h45. Curiosité que la terre et les arbres qu’on a vus rouges, puis gris, puis blancs, puis ces semaines de début d’année tristement noirs, soit dans l’éclatement des verts. Cette ligne, toute saison, je ne la connais que lumière rasante plein est. Ces aller-retours étaient lestés du (…)
-
bibliothèque pour chiens
13 mai 2010, par François BonHeures du matin à la bibliothèque Gabrielle-Roy, quelques autres clampins de mon genre venus avec leur ordi (prise à chaque table, et wifi gratuite indeed), pas grand-monde donc non plus dans la galerie d’entrée. Ici au Québec et aux US il y a vraiment beaucoup et beaucoup de choses pour les chiens, soins, cimetières, vêtements – avais même découvert ces jours-ci (que ça m’en a donné des idées) un site où se faire aider pour rédiger et maintenir en ligne ad aeternam sa pet’s biography. Sur (…)
-
poings
13 mai 2010, par François BonTout se mêle, et autour d’où tout se mêle la ville se retire : le ciment ici, si dur, et si nombreux ceux qui y errent. Il n’y a pas ici de révolte : les vaincus affichent à peau les traces de l’échec. Les autres : on marche. On contourne dans le vent les angles gris où la ville identique à elle-même recommence. Quel poing déchirerait l’espace, qui en ferait voix, vous rendrait à vous-même ?
-
2010.05.12 | sauvetage vertical espace clos
12 mai 2010, par François BonBon, je ne suis probablement pas le seul à aimer les camions de pompier en général (souvenir d’enfance : le Citroën 23 rouge de Saint-Michel en l’Herm, avec mon grand-père le dimanche matin aller dans son alvéole sombre et silencieuse le faire rituellement démarrer et tourner 3 minutes, les odeurs de cuir, les casques argentés), et en Amérique, de Wolfville à Boston les photographie souvent : décoration à fonction symbolique autant qu’utilitaire. Mais dans ce qui nous paraît toujours un peu (…)
-
lire endort
10 mai 2010, par François BonNon, je sais très bien ce que c’est qu’un livre qu’on veut absolument finir même si ça prendra la moitié de la nuit, me souviens même de nuits blanches intégrales (j’étais plus jeune) à aller au bout d’un Tolstoï ou d’un Dostoïevski (mais, moins jeune et même maintenant, j’y arrive si je passe des nuits dans du code). Et vrai respect pour les grands de la littérature populaire, les Hillerman autrefois, Grisham un temps ou Connelly encore, s’ils provoquent à nouveau cette tension. Mais j’ai (…)
-
lire fait pousser les cheveux
7 mai 2010, par François BonBoulevard René-Levesque, à Québec, pas loin de la rue Cartier, c’est à peine indiqué sur le trottoir, puisque la librairie est en sous-sol. Dans l’encoignure de ciment, deux fauteuils pliants où le libraire et un de ses amis refont le monde (pendant 50 minutes, ils n’ont guère arrêté). Sur le trottoir, un panneau à la craie. Aujourd’hui, malgré les averses, c’était marqué : Lire fait pousser les cheveux. C’est une librairie, à moins que je me trompe, qui n’a pas de nom : librairie lui (…)
-
dyschronie
5 mai 2010, par François BonDyschronie brutale : depuis l’arrivée ici fin août, le temps était réglé par un double pic hebdomadaire rapproché, le cours à Québec et le cours à Montréal, parfois avec variantes sur le même thème ou auteur, parfois en les laissant diverger. Mais c’était chaque fois le rendez-vous intérieur principal, non pas se l’imposer du dehors, mais cette sorte de rejointement qui s’effectuait entre le questionnement sur tel point, réel, forme, fantastique, image, mental pour l’atelier personnel et ce (…)
-
industrie
2 mai 2010, par François BonAprès ces 5 jours US, toujours cette question d’échelle dans ce qu’on perçoit, et notamment ces bâtisses industrielles de briques totalement évidées : la taille n’est pas un antidote à l’écroulement. Impossible aussi, dans les heures sur l’interstate 95, de ne pas s’interroger sur comment ils n’ont pas vu venir la chute de leur industrie automobile. Leur reste les banques, et ce gigantisme de l’espace. Retour à nous-mêmes : on fait le tour des nouvelles, des blogs spécialisés, des infos en (…)