Parlé longuement hier du Terrier, en cours (en allemand : Der Bau), en tout cas plus longuement que j’avais prévu, même si c’est toujours une sorte de libre dérive surprenante pour soi-même, de s’embarquer à partager Kafka. Donc, cette problématique uniquement dynamique, creuser chambres et galeries, et impossibilité d’en déduire un narrateur précis, pas du tout comme dans La Taupe géante du même. Est-ce que ça a à voir avec cette construction de site en expansion permanente ? Ou avec ces (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2009.10.31 | Montréal, le terrier
31 octobre 2009, par François Bon -
mots-croisés
30 octobre 2009, par François BonN’ai pas pu m’empêcher de photographier cette annonce. Pourtant, les mots-croisés me semblent faits pour ça : qu’on écrive dans les supports qu’on lit. Dans les salles d’attente dentistes médecins, ils sont toujours remplis en partie. Ou bien la page arrachée, pliée et mise dans la poche (pas par moi ou pas pour moi, je ne pratique pas : il me semble que – par définition – ayant été rédigés pour une solution qu’ils contiennent, il ne m’importe pas de la chercher). Faire des mots-croisés sur (…)
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annexes
28 octobre 2009, par François BonLe taxi longe deux kilomètres de cimetière : c’est le plus grand de la ville, nous dit le chauffeur. Et puis, à ce carrefour avec station-service, bouffe-vite et je ne sais quelle enseigne d’électro-ménager, le centre social et le bâtiment éclairé qui, toujours d’après le chauffeur "ça, ça ressemble à une bibliothèque". Oui, la rencontre est chaleureuse, presque vingt personnes, et on a le même âge, ça rapproche. Qu’est-ce que nous intériorisons, pour la littérature, d’à qui elle s’adresse (…)
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organismes
27 octobre 2009, par François BonLes Québécois ne doivent pas s’en étonner, mais curieux spectacle ces quelques écureuils gris ou noirs qui s’obstinent, et restent hébétés au ralenti dans un coin de jardin. Peut-être effrayés de leur propre hivernement à venir ? Pourtant, à le regarder longtemps, celui de ce matin, l’idée que ce ne serait pas si mal pour soi-même, on reverrait la politique, le compte en banque et même probablement son propre travail d’un autre oeil, dans six mois, au réveil. Reste à apprendre.
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2019.10.26 | marcher, Québec sans bout
26 octobre 2009, par François BonCes marches où toujours l’espace surprend parce que c’est trop grand : la ville au loin est toujours une image, dans sa superposition verticale, à quoi le soleil rasant arrache des reflets de conte. Qu’on se retourne : la montagne, sombre. Qu’on se retourne : échappée sur le fleuve, grise, violente (ils disent « le fleuve, l’eau », jamais constaté qu’ils l’appellent de son nom). Un pont, trois rues, la ville se refait, identique. Les voitures ne ralentissent pas. Dans les maisons, ils sont (…)
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2009.10.24 | commandes pour emporter
24 octobre 2009, par François BonEn quittant Paris, si c’était après 20h20, il n’y avait plus que le Austerlitz 22h53 pour arriver à Tours. Le bus Orléans Express qui part de Montréal pour Québec, plantage d’heure hier soir et c’est le seul endroit où attendre, ce DELI avec ces mêmes sensations qu’internationnalement on retrouve aux attentes de gare. Et même pas de wifi, on capte celle de l’UQAM mais il faudrait qu’un Uquamien accepte que je squatte son login... L’avantage des bus, cependant, c’est la prise de courant pour (…)
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neige
22 octobre 2009, par François BonPas vue venir. Mais là ça dure depuis ce matin, épais silence, on n’entend plus que vaguement quelques rares voitures. Des fois à l’horizontale, par rafales, ou là épaissément verticale. En arrivant à la fac, tôt ce matin, j’ai ouvert le camescope, et filmé le chemin qui menait de l’arrêt de bus aux bâtiments : mais j’avais juste oublié d’appuyer sur Record. Ç’aurait été la première neige, mais le soir, au moment de partir pour ma première classe maître à la bibliothèque, j’enregistre de (…)
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écriteurs
21 octobre 2009, par François BonBelle rencontre que ces jeunes Africains de Tanzanie ou du Centre-Afrique qui revivent progressivement ici, mais capables d’écrire faire le massacre parce que bien sûr c’est ça qui traverse quoi qu’on regarde et qu’on dise. Autre mot valise : se faire congédier pour des choses invalables. Puis, revenant à pied dans Limoilou, cette ville qui se prépare massivement pour l’hiver (liste parallèle à celle des textes en retard, d’ailleurs). La façon dont les livres sont usés dans leur (…)
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de la question du sens
19 octobre 2009, par François BonA force de répéter les mercredi et jeudi à heure fixe que je n’ai pas en ma possession de pédagogie de la littérature, mais que ça n’empêche pas d’aller croiser quelques abîmes, forcément ça revient saper ses propres pratiques. Ainsi, dans ces heures fixes du soir en sous-sol, la rue déserte aperçue (les roues des autobus, chaque dix minutes, passants rares et pressés, ils ont des gants maintenant), et l’infini silence de cave sous l’église, de rester face à l’écran longtemps immobile, et ne (…)
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écrire sur la ville
18 octobre 2009, par François BonPas resté examiner ce que le grapheur voulait dire au dessous du pont. A son pied il avait un modèle : lui non plus peut-être ne savait pas la fin.