"Celui qui crève les cercueils à coups de talons de souliers ou d’autre chose, par définition c’est un ange.
Cet ange-là – que veux-tu que j’y fasse ? – je l’emm... comme les autres.
Rimbaud, Vaché, Loti, Dupneu, Barrès et France... : il n’y a pas à dire, quand on parle, ça découvre les dents.
Viens sur moi : j’aime mieux t’embrasser sur la bouche, amour de lecteur..."
Lu ce texte de Ponge (in La rage de l’expression) ce matin dans l’heure cinquante d’approche. Puis passer aux objets : (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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celui qui crève les cercueils
19 novembre 2009, par François Bon -
où tu crèches ?
16 novembre 2009, par François BonCrèche de Noël version indienne. Ils n’ont pas bonne conscience, ici, de n’avoir pas vraiment inversé la barre par rapport au génocide initié par les Européens, tous Jésuites en avant, mais voilà, pas à nous de venir leur donner des leçons. En attendant, je découvre progressivement – pas possible ici d’aborder l’imaginaire et l’espace sans passer par le leur, ceux du Nord.
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2019.11.14 | inventaire progressif ligne Montréal Québec, 3
14 novembre 2009, par François BonLumières naissantes sur la route Québec Montréal, suite.
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2009.11.14 | pensées de route
14 novembre 2009, par François BonLe bus Québec-Montréal va légèrement plus vite que les camions, alors on les remonte très lentement, et pendant un instant – mais chaque fois – cet échange très vague avec le visage du chauffeur routier, lui-même regardant ce qui se passe dans le bus. Un homme seul et taiseux [1] dans le déroulement lent du temps, et paysage mouvant. Je mets discrètement l’appareil et je clique, mais la plupart des photos sont floues ou hors cadre. On n’arrache pas la pensée des autres. Ce qui réciproquement (…)
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inuktitut
11 novembre 2009, par François BonA Pantoute Saint-Joseph, acheté Jean Désy, Toundra, et c’est fichtrement beau, parfois tout simple. Entre Martin Winckler et lui, médecin rattaché à Inukjuaq, pas plus que ce regard qui part du quotidien du corps – voir ici description de Jean Désy par Jean Désy et lire extrait de Toundra sur abadon. Tout d’un coup on dirait que le niveau d’humanité autour de soi a remonté d’un bloc.
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des énigmes
8 novembre 2009, par François BonPremière fois que je me risquais à lire en public parcours dans ces textes brefs. Evidemment, c’est comme du brut de décoffrage : on croit que ça tient, mais on comble en impro des manques, on met une vague planche sur perspective qui n’a pas été suivie. Il m’est tellement arrivé de me planter en lecture. On comprend très vite que tout restera étranger. Là, apparemment, ça tient : du moins, sur l’idée acquise de ce qui se passe, peut-être pouvoir fonder un parcours. En être sûr aussi : ça (…)
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sous la terre
5 novembre 2009, par François BonCette fois ils ont disparu, les écureuils qu’on voyait partout, et les arbres n’ont plus de feuilles. Est-ce qu’il est possible d’évaluer le nombre approximatif d’écureuils enterrés pour hivernage dans la terre canadienne ? Drôle d’impression de marcher sur une terre peuplée, une terre devenue en entière animale.
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faire ses courses
3 novembre 2009, par François BonEux ils disent magasinage. Moi je dis : c’est la plus belle galerie commerciale du pays. En tout cas certainement un laboratoire pour comprendre de plus près l’Amérique, celle des quartiers pauvres et des Dollarama. Fausses cheminées, bradage de livres où personne n’entre et musculation en gros avec panneau musclez aussi votre cerveau, comparer avec précédente galerie (Halifax). Chemin du ravitaillement quotidien, temps réel.
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2009.11.03 | vie secrète (à) de Montréal
3 novembre 2009, par François Bonparking plan fixe, version jour et version nuit
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sous-sol
2 novembre 2009, par François BonCurieux cette alternance de la ville et du sous-sol. Samedi soir, cette tempête à l’extérieur, balayant en quelques heures totalité des feuilles, on aurait dit une neige noire, bourrasque qui créait la nuit en plein jour. Et comme aujourd’hui c’était changement d’heure, l’impression que c’est la nuit qui a gagné. Dans le studio en sous-sol, la même perspective fixe, pourtant : rues vides, minérales. Ce matin, un rayon orange presque horizontal accrochant les toits, plus loin où ça surplombe (…)