Résidence d’écrivain en sous-sol : à 600 m au-dessus, les collections inuit sculptées dans le basalte on leur a fait le même sort : apprendre à leur ressembler – elles se taisent. Dans un si grand pays, l’intérêt de proposer aux auteurs des résidences en sous-sol dans une rue vide sous église désaffectée et connexion ramollo, alors qu’y a tant à faire avec la wifi des rues et les bâtiments de ciment à l’horizon port ? à côté du studio, la nuit, avec lumière de service, la bibliothèque vide, (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2009.09.12 | veille sous la ville
12 septembre 2009, par François Bon -
vous qui savez tout du futur
11 septembre 2009, par François BonEn 2 jours, 3 demandes d’entretien émanant de journaux ou magazines, mais chaque fois tellement surpris : sur le web, entre nous, on s’envoie ces 4 lettres stwf, passez donc voir ce qu’il y a en ligne... Mais jusqu’à quand on nous interrogera en nous disant : vous pensez quoi du futur comme les horoscopes que j’entendais en prenant le TGV, dans les radios Chérie FM des kiosques Relay. Comme j’aimerais que ces questions, émanant de médias s’intéressant à la littérature, nous disent : on a (…)
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2009.09.11 | inventaire progressif de la ligne Montréal Québec, 1
11 septembre 2009, par François Bonpaysage route pour navette hebdomadaire
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2009.09.10 | Montréal échafauds plus
10 septembre 2009, par François BonM’a soufflé, ce type doublé par le car sur l’autoroute, dans la grande circulation de l’entrée Montréal. Dans son Chevrolet pick-up truck chargé de ferrailles, une cigarette à la main, il lisait une feuille de l’autre, le volant loin devant lui et sans regarder la route. Sur sa porte, en grosses lettres : « échafauds plus ».
Dans le métro, une dame entre dans le wagon et s’adresse à un vieil homme mal voyant : « C’est angoissant, c’est angoissant ça, le métro. »
Et, descendant à (…) -
09.09.07 | rapaillé
7 septembre 2009, par François BonSurprise de trouver en soi zone si hérissée et incompressible. Tous les pays qui n’ont plus de légende... (in La mission de la parole). Tout d’un coup écouté ça. « Tout ça s’est engouffré.... J’ai vu quelle poésie il fallait que je fasse. » Je sais, à l’écouter – en cet instant précis – pourquoi je suis ici. Mais si c’était ce saut qu’on avait à transmettre et, pour le transmettre, le construire comme possible ? Alors tant pis pour ce qui résultera de tout à l’heure. « Je me suis précipité (…)
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2009.09.04 | réactiver les barres panique
4 septembre 2009, par François BonIl y a beaucoup de mots que je ne comprends pas dans le québécois courant, et beaucoup de mots que je ne comprends pas dans la bibliothéconomie courante. Quand on se trouve à l’intersection des deux, est-ce que ça s’ajoute ?
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2009.09.04 | Tiers Livre en son temple
4 septembre 2009, par François BonSûr que je n’ai pas souvent eu cette chance-là : l’Institut canadien de Québec invite donc pour 3 mois un écrivain en résidence, tandis qu’un auteur québécois part en France pour la durée équivalente, alternant littéraires et bédéistes.
Arrivé depuis 15 jours, le lieu me paraissait ingrat : le temple Wesley est en plein centre du vieux Québec historique, juste 10 mètres au-dessus de la rue Saint-Jean. Se mettre dans le sous-sol d’une église ?
L’église, depuis les années 1990, était (…) -
2009.09.03 | Montréal, UdeM, couloirs, savoirs, soirs
3 septembre 2009, par François Boncouloir du 8ème étage à l’université de Montréal
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Bergounioux et Pifarély m’ignoreraient donc
3 septembre 2009, par François BonQuelle bizarrerie ce matin, gare du Palais à Québec pour l’Orléans Express de 6h, que ce parfait sosie de Pifarély. Mais Pif aurait eu son violon à ses pieds, et probablement pas cette casquette. Et quelle autre bizarrerie, en grossissant la photo que je n’ai pas osé aller faire sous son nez, de découvrir que c’est Bergounioux et non plus moi qui ai droit à ces exercices de télépathie d’avant-scène qui sont notre rituel. À part ça, une fois fini l’atelier d’écriture, salle 7147, au 7ème (…)
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larmes
2 septembre 2009, par François BonRêve récurrent : quelqu’un pleure. Détresse infinie, envie d’en faire autant, et ça ne cesse pas, une crise profonde. D’autant que ce n’est pas quelqu’un que je connais, identité introuvable – d’ailleurs je ne perçois pas le visage – et détresse d’autant plus grande que ce rêve me revient brusquement, parfaitement net, juste par l’hallucination auditive, ce matin dans l’autobus bondé. Là encore, impossible de savoir de quel visage il émane, même son, et pourtant c’est un rire, un grand rire. (…)