Disparu ce petit pont de branches que nous avions jeté près du lavoir par dessus ru
Sur le pont d’Avignon j’ai plus d’un bal dans la tête
Brooklyn bridge: mes souliers rouges et l’homme au chapeau noir; le polonais du bar n’était pas juif
Sablanceaux les pieds dans l’eau, un cerf volant vole, une petite fille en maillot rouge court après : l’ancien embarcadère est comme un pont coupé
Sur le pont des arts cadenassé le garçon couché rêve d’un autre pont
Vue du pont, l’eau monte ; je cherche trace de son corps; bientôt c’est sûr le pont sera noyé
Sous le Pont Mirabeau les loups ont déserté la scène; tourne la galette noire
Du pont du bateau voir les ponts; se baisser en passant l’arche basse
Longtemps les autos avaient tangué entre deux rives sur le pont d’un bateau; un matin elles roulèrent sur ce pont chevauchant l’horizon
J’ai connu des passerelles pendues, des ponts volants; j’ai connu ce petit pont qui enjambait la fosse et l’accordeur
Faire le pont ou faire la roue à cette question je n’ai pas répondu
Un tunnel n’est pas un pont mais y ressemble
En bas près de l’usine désaffectée ce pont; son reflet plus précis que ses pierres
Argenton, dans la Creuse, j’étais là, Bonne Dame ta flèche d’or, le coeur serré, à photographier des garçons qui se défiaient à sauter du haut du pont
Tête, tête de pont. Merci Nathalie. D’Avignon à Brooklin et du pont des Arts jusqu’au pont qui fait qu’une île n’est plus vraiment une île. Et ce mot-clefs, tête, si présent dans vos écritures. Merci.
Merci pour ce florilège de ponts inspirants, poétiques, beaucoup de mouvement et de fantaisie, j ‘aime beaucoup !
« Sous le Pont Mirabeau les loups ont déserté la scène; tourne la galette noire/Du pont du bateau voir les ponts; se baisser en passant l’arche basse/Longtemps les autos avaient tangué entre deux rives sur le pont d’un bateau; un matin elles roulèrent sur ce pont chevauchant l’horizon
/J’ai connu des passerelles pendues, des ponts volants; j’ai connu ce petit pont qui enjambait la fosse et l’accordeur »
enchantement à lire cet inventaire si ouvert…
Merci pour votre texte si poétique, il me donne envie de traverser ces ponts dont l´âme affleure.
Faire le pont ou faire la roue à cette question je n’ai pas répondu
Je ne relève pas toutes tes phrases ponts ( toutes tes lecteurs et lectrices s’en sont comme moi, déjà réjoui·e·s), mais de belles crues en perspective Nathalie !
Toustes
.. des ponts communs .. dans nos têtes.. et nos textes.
Merci!
Ugo, Carole, Catherine, Martine, Yael, Eve, Merci pour vos lectures