
Eh oui, on s’attend peut-être à la question de savoir si ça coule de source, voire à l’affirmation que ça coule de source. Mais pour qui, d’abord, ça coulerait de source ? Il faudrait être sourcier, c’est ça, pour faire couler l’encre comme ça ? Alors que les fontaines, on les voit, on les partage, on voit des gens qui y viennent ou qui y sont venus.
Mais on, on, on ! Quand est-ce que je vais arrêter de me mettre ce on en nez de clown assorti d’une fossette. Grave, tout ça est grave et il faut bien que je me montre grave, car l’heure est grave, car c’est grave que ça coule de la fontaine sans qu’on puisse l’arrêter ou même que l’eau y soit trop froide en hiver – comme au lavoir, eh oui, comme au lavoir – et même pas assez fraîche en été – pour ça, y avait le puits, d’accord, mais le puits, c’est une autre histoire.
Alors dans cette histoire à double face, presque à double hémisphère, avec en tout cas un côté nord un côté sud et même un côté carrément vieux et un côté plus neuf, je prends le rôle de la charnière, oui ou non ? Eh bien oui, parce que pour de vrai j’ai recueilli des paroles du faubourg depuis que je suis enfant. Eh bien oui aussi, parce que j’ai passé une seconde enfance dans ce village de Sabi. Oui, oui, dans le Wulli, au Sénégal oriental. Et le faubourg, il était à Toulouse et il y est encore d’ailleurs mais bien changé, c’est vrai depuis…
Et ça fait faire le grand écart, tout ça ? Et à cause de ça, ça ne pourrait pas intéresser les mêmes personnes à lire ? Moi je dis, il faut voir. Faut voir la charnière de tout ça. Moi, je parie sur la charnière. Mais il va pas falloir le faire à moité, bien sûr ! C’est le moment de s’y mettre ! On verra bien…
source puits lavoir fontaine nord sud oui non …
les paroles recueillies
la charnière
on ( on nez de clown c’est joli ) voit déjà
Merci pour le partage