A propos de Catherine Plée

Je sais pas qui suis-je ? Quelqu'un quelque part, je crois, qui veut écrire depuis bien longtemps, écrit régulièrement, beaucoup plus sérieusement depuis la découverte de Tierslivre et est bien contente de retrouver la bande des dingues du clavier...

#40jours #08 | rendez-vous

Quand elle me donnait rendez-vous à la piscine je devais prendre le métro et de la station, un bus qui traversait le vieux centre ses rues aux maisons basses noires et délabrées avant que jaillissent du macadam de hautes tours dont les finitions laissaient déjà à désirer, coulures noires sur béton gris, graffitis sur les murs, tourniquets tordus, carrelage de Continuer la lecture#40jours #08 | rendez-vous

#40 jours #07 | l’escalier

mettons un ailleurs qui correspond à un autre de mes projets en souffrance… Ce matin, une porte est apparue. Une porte où est inscrit le mot ESCALIER. D’où sort cette porte ? Ai-je été distraite au point de ne pas remarquer une unique porte ? Une porte peut-elle naître d’un mur ? Y a-t-il eu des aménagements dans la nuit ? Ou un dispositif capable de Continuer la lecture#40 jours #07 | l’escalier

#40jours #06 | c’est pas par là !

Rien que l’idée et je me crispe, je revois la carte étalée à l’avant de la voiture  jusqu’ à toucher la joue de mon père qui conduisait en hurlant. Il hurlait pour plusieurs raisons : 1 c’était un nerveux impatient. 2 en bon signe de la vierge et adepte des plans quinquennaux propres à certains paradis lointains situés à l’est, il s’était Continuer la lecture#40jours #06 | c’est pas par là !

#40jours #05 | plus ou moins

Passée la porte d’entrée en bois vernis on tombe sur le magma de vêtements suspendus à une  patère à six têtes puis on suit les grosses fleurs de glycine mauves du papier peint au-dessus des lambris à la peinture écaillée, tout de suite à gauche la porte à demi vitrée des w.c. reste toujours ouverte, la cuvette est posée tout au Continuer la lecture#40jours #05 | plus ou moins

#40jours #04 |quel que soit le sol

Marcher sur le sol dallé jamais sur les joints sinon un gage ne jamais marcher sur les avaloirs qui avalent tout marcher sur les plaques d’égout mais au milieu sinon un gage contourner celles qui sont ouvertes regarder dans leur profond où travaillent les égoutiers derrière leur fragile armature para-chute,faire marcher un bonhomme en direction d’une bouche d’égout ouverte dans les Continuer la lecture#40jours #04 |quel que soit le sol

#40jours #03 | amnésie

Il n’en reste qu’une. Toutes les autres ont été rebaptisées. Pour que tout soit bien clair (pas de ce tyran chez nous)  la ville même de Stalingrad est devenue Volvograd en 1961, Stalinogród Katowice en 56 et la Stalinallee la Karl-Marx allee… La place du même nom à Paris a été changée en, nuance et point sur le i, place de Continuer la lecture#40jours #03 | amnésie

#40jours #02 | des chats sur le toit

Se sentir comme une verrue à en faire des insomnies dans ce quartier haussmanien désormais dévolue à la vie de bureau. Se lever à la nuit lui piquer une cigarette et se planter derrière la verrière face à des tableaux de Hopper où l’on aurait glissé des écrans 24 pouces et repeint les murs en blanc. Piles de dossiers au Continuer la lecture#40jours #02 | des chats sur le toit

#40jours #01 | Méandres

Il y a ce premier refuge parisien,  ce studio emprunté au sol recouvert d’une mince moquette grise qui n’empêche pas le vieux plancher de fléchir et de craquer sous les pas. La lumière distribuée par la fenêtre de droite est avalée par la façade noircie qui lui fait face tandis que celle du fond partagée en deux par une cloison en Continuer la lecture#40jours #01 | Méandres

#40 jours #prologue | on achève bien les chevaux

C’est juste une fenêtre grillagée à hauteur de passants, une fenêtre banale à deux vantaux protégés par des barreaux comme d’une prison, une fenêtre qui perce une des dernières façades décrépies de la rue de Charenton toute pomponnée pour mieux oublier ses souvenirs: … Elle constitue l’arrière d’une des nombreuses boutiques du faubourg, boutique de fringues  ou de sneakers, autrefois de Continuer la lecture#40 jours #prologue | on achève bien les chevaux

dialogue #03 | la tarte aux concombres

L’entrée et le couloir sont dans la pénombre. La cuisine en pleine lumière, petit théâtre suspendu dans la pénombre de l’appartement où il s’active. Il porte un tablier noué sur les hanches et verse des pâtes dans une casserole. Elle a le nez rougi par le froid. Se défait de son manteau, son bonnet et ses gants, pose son sac Continuer la lecturedialogue #03 | la tarte aux concombres