A propos de Marie Moscardini

«Après une formation à Aleph en 2014, j'anime des ateliers d'écriture dans une petite ville de Saône et Loire.» Voir son site Nouvelles à écrire.

#40 jours #01 | zoom

Ville médiévale, il y a des panneaux, des noms de rues, des numéros, des fleurs, je m’arrête je zoom sur un panneau, pas le temps de lire. Vous êtes française me demande un cycliste les pieds posés à côté de son vélo, — c’est votre casquette, elle fait cache-oreilles, je me demandais, j’ai déposé un vieux teeshirt chez ma couturière Continuer la lecture#40 jours #01 | zoom

#40jours #02 | bleu sur jaune

Le toit est en ardoises, l’encadrement des fenêtres en petites briques rouge foncé et rouge clair, le reste de cet immeuble années 1900 a été recrépi en blanc, ils ont tout réécrit à la peinture noire et en lettres capitales  : Postes, télégraphes — Téléphones — Caisse Nationale d’Epargne — Chèques Postaux, tout est neuf, mais tout est fermé, pour le Continuer la lecture#40jours #02 | bleu sur jaune

vers un écrire/film #05 | l’insaisissable

Je veux saisir l’insaisissable de ta présence derrière la porte, la porte de derrière ainsi nommée, la porte de l’enfance, les aboiements insupportables des chiens et puis plus rien, plus de chiens, mais des chats dont l’odeur subsiste dans la véranda, les plantes, tes plantes ne sont plus arrosées, le babyfoot est recouvert de poussière, la voix des enfants et Continuer la lecturevers un écrire/film #05 | l’insaisissable

autobiographies #12 | coiffeuse marbre rose, dessus dessous et à côté

Un flacon vide vaporisateur de parfum, décoré de motifs floraux, couronné d’un bouchon ciselé, une étiquette « eau impériale déodorante Guerlain » ; un bouddha blanc ; un autre flacon de parfum vide « Tropicaron 100 ml 80 % vol, sent la vanille, les îles, le bouchon est enveloppé d’un petit morceau de tissu madras dans les tons orangés ; un petit arbre de pierres multicolores, Continuer la lectureautobiographies #12 | coiffeuse marbre rose, dessus dessous et à côté

autobiographies #11 | quelquefois démodés

Rouge du présent, rouge du passé, le châle de tous les instants, celui des retrouvailles à la fraîcheur de la nuit tombée, posé sur ses épaules, allongé sur ses jambes, il voyage avec elle toujours. Transparente, quand elle marche on devine sa silhouette longiligne, la robe en lin blanc virevolte, aérienne elle va s’envoler. Dans le tiroir de velours les Continuer la lectureautobiographies #11 | quelquefois démodés

autobiographies #10 | ELLE n’a pas choisi

Elle est née, elle n’a pas choisi. Elle écrit sur deux carnets, celui-ci et un autre pour raconter d’autres endroits à un autre endroit. Les portes coulissantes s’ouvrent sur les ombres des passagers. Elle regarde le faux carrelage qui brille comme un lac gelé, les valises glissent en patinage artistique. Elle a du mal à retrouver sa chaleur, fatigue d’une Continuer la lectureautobiographies #10 | ELLE n’a pas choisi

autobiographies #07 | portes-mémoire

La porte de l’armoire impossible à fermer, toujours ouverte, la grosse clef juste à côté, tant de linge entassé, des draps des couvertures, des taies d’oreillers, du blanc trop de blanc, au fond un carton, dedans des ventouses, objets interdits à l’enfant. Par tous les ciels des quatre saisons, elle est refermée sur une petite cave très noire sans fenêtre, Continuer la lectureautobiographies #07 | portes-mémoire

autobiographies #06 | les rêves n’empêchent pas les trains d’avancer

De n’importe quelle couleur, orange, bleue ou tagués par des artistes inconnus  tu rêvais d’être comme eux dans le mouvement du vent, dans les bruits des moteurs, te réjouir des sifflements stridents des freins, les entendre encore respirer au repos et repartir toujours repartir, les trains tu les prends à bras le corps, enveloppés de toutes tes idées, décorés de Continuer la lectureautobiographies #06 | les rêves n’empêchent pas les trains d’avancer